En pleine crise, le parti tunisien Ennahda reporte sa réunion

Ce samedi, Ghannouchi a reporté une réunion de son conseil de la Choura, la plus haute autorité interne du parti, peu de temps avant qu'elle n'ait lieu. (Photo, Reuters/Archives)
Ce samedi, Ghannouchi a reporté une réunion de son conseil de la Choura, la plus haute autorité interne du parti, peu de temps avant qu'elle n'ait lieu. (Photo, Reuters/Archives)
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Publié le Dimanche 01 août 2021

En pleine crise, le parti tunisien Ennahda reporte sa réunion

  • Des dizaines de jeunes membres du parti et certains leaders ont appelé Ghannouchi à démissionner
  • Ghannouchi a dirigé Ennahda pendant des décennies, particulièrement depuis son exil en Grande-Bretagne

TUNIS : Le chef du plus grand parti tunisien, Ennahda, a reporté samedi une réunion de son plus haut conseil après que des membres de haut rang ont appelé à sa démission pour sa gestion de la crise politique, ont indiqué des sources du parti.

Rached Ghannouchi, qui est également président du parlement, a joué un rôle central dans la crise démocratique en Tunisie cette semaine après que le président Kais Saied a pris le pouvoir exécutif.

Ces mesures ont provoqué la plus grande crise de la politique tunisienne depuis la révolution de 2011 qui a introduit la démocratie.

Les mesures de Saeid, qui comprenaient également le gel du Parlement et la destitution du Premier ministre, ont aussi plongé Ennahda dans la tourmente, entraînant des récriminations au sein du parti sur sa stratégie et son leadership.

Le parti a été le plus puissant en Tunisie depuis la révolution, jouant un rôle dans le soutien des gouvernements de coalition successifs mais il a perdu son soutien à mesure que l'économie stagnait et que les services publics diminuaient.

Ce samedi, Ghannouchi a reporté une réunion de son conseil de la Choura, la plus haute autorité interne du parti, peu de temps avant qu'elle n'ait lieu, ont indiqué trois sources du parti.

Des dizaines de jeunes membres du parti et certains de ses leaders, dont Samir Dilou, membre du parlement, avaient appelé Ghannouchi à démissionner, ont indiqué les mêmes sources.

Ghannouchi a dirigé Ennahda pendant des décennies, particulièrement depuis son exil en Grande-Bretagne avant la révolution, après quoi il est revenu avec un accueil tumultueux à l'aéroport de Tunis. Il s'est présenté aux élections pour la première fois en 2019, remportant un siège au parlement et devenant son président.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.