Mali: La junte ordonne le retrait de France 2 des bouquets télévisuels

La Haute autorité de la communication reproche au sujet diffusé en janvier par France 2 dans son journal du soir de se livrer à «une apologie du terrorisme» en opposant «la puissance de feu des groupes armés terroristes» à celle des forces armées maliennes (Photo, AFP).
La Haute autorité de la communication reproche au sujet diffusé en janvier par France 2 dans son journal du soir de se livrer à «une apologie du terrorisme» en opposant «la puissance de feu des groupes armés terroristes» à celle des forces armées maliennes (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 02 février 2024

Mali: La junte ordonne le retrait de France 2 des bouquets télévisuels

  • Les autorités dominées par les militaires au Mali ont ordonné le retrait de la télévision française France 2 de tous les bouquets audiovisuels pendant quatre mois en raison d'un sujet sur la situation sécuritaire dans le pays
  • Les colonels maliens ont suspendu en 2022 les médias français France 24 et Radio France Internationale, très suivis

DAKAR: Les autorités dominées par les militaires au Mali ont ordonné le retrait de la télévision française France 2 de tous les bouquets audiovisuels pendant quatre mois en raison d'un sujet sur la situation sécuritaire dans le pays, indiquent des documents officiels consultés par l'AFP jeudi.

La Haute autorité de la communication reproche au sujet diffusé en janvier par France 2 dans son journal du soir de se livrer à "une apologie du terrorisme" en opposant "la puissance de feu des groupes armés terroristes" à celle des forces armées maliennes.

Elle accuse France 2 de tenter de "justifier" rétroactivement par la gravité de la situation actuelle au Mali la présence jusqu'en 2022 de la force antdjihadiste française Barkhane. Les forces françaises se sont retirées en 2022 dans un contexte de grave détérioration des relations entre Bamako et Paris après le double coup d'Etat militaire de 2020 et 2021.

La junte s'est depuis tournée militairement et politiquement vers la Russie.

L'Autorité impute à France 2 de n'avoir rapporté aucun contredit officiel malien.

Dans son courrier adressé aux distributeurs, elle parle de "manquements graves" à la déontologie journalistique, visant à "démoraliser les troupes et la population".

Contacté par l'AFP, le groupe France Télévisions n'avait pas réagi jeudi soir.

Manifestations de soutien au retrait de la Cedeao

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté jeudi à Bamako pour soutenir la décision des militaires au pouvoir à Mali, au Burkina Faso et au Niger de retirer leurs pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l’ouest (Cedeao), a constaté un correspondant de l’AFP.

Des rassemblements ont été rapportés aux correspondants de l'AFP dans d'autres localités, comme Kayes (ouest) et Sikasso (sud) à l’initiative des autorités et d’organisations de soutien à la junte.

«Plus grande zone de non-information de l'Afrique»

Les colonels maliens ont suspendu en 2022 les médias français France 24 et Radio France Internationale, très suivis. Les correspondants d'un certain nombre de médias étrangers ont été contraints au départ, à l'exil ou au silence faute de pouvoir travailler.

Des militaires se sont également emparés du pouvoir par la force en 2022 et 2023 au Burkina Faso et au Niger voisins du Mali, et ont pris des mesures contre la presse étrangère.

Reporters sans frontières (RSF) écrivait dans un rapport en 2023 que le Sahel menaçait de devenir "la plus grande zone de non-information de l'Afrique".


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.