L'OCDE remonte à 250% sa prévision d'inflation en Argentine cette année

Un manifestant portant un nez de clown tient une banderole sur laquelle on peut lire « Doctrine du choc ? lors d'une manifestation devant le Congrès alors que les législateurs débattent du « projet de loi omnibus » de réformes économiques du gouvernement à Buenos Aires, le 2 février 2024 (Photo, AFP).
Un manifestant portant un nez de clown tient une banderole sur laquelle on peut lire « Doctrine du choc ? lors d'une manifestation devant le Congrès alors que les législateurs débattent du « projet de loi omnibus » de réformes économiques du gouvernement à Buenos Aires, le 2 février 2024 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Lundi 05 février 2024

L'OCDE remonte à 250% sa prévision d'inflation en Argentine cette année

  • Sur l'ensemble de 2023, elle a atteint 211,4%, un plus haut depuis plusieurs décennies
  • La hausse des prix a fortement accéléré en décembre en Argentine, à 25,5%, après une dévaluation de plus de 50% du peso par le nouveau dirigeant

PARIS:.L'OCDE a fortement remonté sa prévision d'inflation pour l'Argentine en 2024, à 250,6% contre 157,1% attendus en novembre, dans le sillage d'une flambée des prix en fin d'année dernière après l'arrivée au pouvoir du président anarcho-capitaliste Javier Milei.

L'inflation en Argentine "s'est accélérée à la fin de 2023, ce qui laisse augurer un fort effet d'acquis pour l'inflation annuelle moyenne en 2024", a expliqué l'OCDE dans un rapport publié lundi, en plein débat parlementaire dans ce pays sur un train de réformes dérégulatrices controversées.

La hausse des prix a fortement accéléré en décembre en Argentine, à 25,5%, après une dévaluation de plus de 50% du peso par le nouveau dirigeant pour stabiliser l'économie en proie à une inflation et un endettement chroniques.

Sur l'ensemble de 2023, elle a atteint 211,4%, un plus haut depuis plusieurs décennies.

"La Turquie et l'Argentine constituent des exceptions", a poursuivi l'Organisation de coopération et de développement économiques, "dans la mesure où leurs taux d'inflation nettement plus élevés résultent de l'orientation antérieure accommodante des politiques macroéconomiques".

Stagflation 

Après son arrivée au pouvoir, le président Milei avait prévenu que les choses "allaient empirer" dans un premier temps pour l'économie argentine, avec une "stagflation", une stagnation de l'activité combinée à une inflation élevée, en 2024.

M. Milei, un économiste de 53 ans se définissant comme "anarcho-capitaliste", a bousculé la politique argentine en deux ans d'ascension éclair, passant de député en 2021 à président en novembre 2023. Selon lui, l'inflation pourrait être maîtrisée d'ici "12 à 24 mois".

La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a estimé mercredi que le gouvernement argentin prenait "des mesures audacieuses pour restaurer la stabilité macroéconomique et commencer à s'attaquer aux obstacles à la croissance".

Cela n'a pas empêché l'institution de Washington, qui prévoyait 2,8% de croissance en Argentine en 2024, de réviser mardi ses prévisions et de projeter une récession de 2,8% de la troisième économie d'Amérique latine sous l'effet des mesures d'austérité. Le pays serait ainsi le seul du G20 en récession en 2024.

L'OCDE a aussi prévu lundi une récession plus forte que précédemment anticipé en Argentine, à 2,3% cette année contre une précédente estimation de 1,3%. Le rebond est attendu en 2025 avec une croissance de 2,6% selon  l'OCDE et de 5% selon le FMI.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

Short Url

Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Short Url
  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Short Url
  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.