Le 39e album d'Astérix attendu pour le 21 octobre

Le 38e album, «La fille de Vercingétorix» , par Jean-Yves Ferri et Didier Conrad, a été le livre le plus vendu en 2019 en France, et de loin (Photo, AFP).
Le 38e album, «La fille de Vercingétorix» , par Jean-Yves Ferri et Didier Conrad, a été le livre le plus vendu en 2019 en France, et de loin (Photo, AFP).
Le dessinateur français Didier Conrad (à gauche) avec l'écrivain et designer français Jean-Yves Ferri (Photo, AFP).
Le dessinateur français Didier Conrad (à gauche) avec l'écrivain et designer français Jean-Yves Ferri (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 03 janvier 2021

Le 39e album d'Astérix attendu pour le 21 octobre

  • «Dans les années 1960, Albert Uderzo et René Goscinny pouvaient rire des étrangers, caricaturer les Anglais avec leurs grandes dents, les Grecs avec leur profil grec. L’ambiance était bon enfant»
  • «Malgré tout, vous trouverez peut-être une allusion à une potion qui ressemblerait à un vaccin ou quelques petits clins d’œil»

PARIS: Le 39e album d'Astérix est attendu pour le 21 octobre prochain, a annoncé au Journal du Dimanche le scénariste Jean-Yves Ferri, devenu l'un des «pères» de l'irréductible Gaulois avec le dessinateur Didier Conrad.

«Il s’agit d’un album "voyage" , puisque la dernière aventure se passait au village. Astérix et Obélix partiront pour une destination inédite (...) ce pays n’existe pas vraiment aujourd’hui en tant que tel» , a indiqué le scénariste à l'hebodomadaire français.

«Chaque album est un petit pas pour amener un peu de neuf. Et Obélix continue sa lente évolution psychologique» , a-t-il ajouté.

Interrogé s'il pouvait encore jouer sur les clichés du pays visité, comme avait l'habitude le faire cette BD, M. Ferri a admis que la tâche était devenue plus compliquée.

«Dans les années 1960, Albert Uderzo et René Goscinny pouvaient rire des étrangers, caricaturer les Anglais avec leurs grandes dents, les Grecs avec leur profil grec. L’ambiance était bon enfant. Aujourd’hui, il faut presque un dictionnaire sur son bureau pour savoir sur quoi on a le droit de plaisanter ou non» , a-t-il dit.

«Jouer avec les clichés fait partie des codes d’Astérix. Mais ça ne me gêne pas de m’en éloigner un peu. J’ai la chance que mon humour personnel ne me porte pas vers des caricatures trop frontales. Dans "La Fille de Vercingétorix", j’ai atténué la manière de faire parler les ados, par exemple» , a poursuivi le scénariste.

Le 38e album, «La fille de Vercingétorix» , par Jean-Yves Ferri et Didier Conrad, a été le livre le plus vendu en 2019 en France, et de loin. Depuis 2013, les héros imaginés il y a soixante et un ans par René Goscinny et Albert Uderzo (décédés respectivement en novembre 1977 et en mars dernier) alternent entre une aventure au village et un voyage. 

«Il était tentant de parler du coronavirus qui touche le monde entier, mais j’ai laissé ça de côté. L’épidémie, c’est un sujet triste, plein d’anxiété. Il vaut mieux rire d’autre chose et souhaiter qu’à la sortie de l’album on ait enfin tourné la page» , a encore souligné M. Ferri. «Malgré tout, vous trouverez peut-être une allusion à une potion qui ressemblerait à un vaccin ou quelques petits clins d’œil» . 

Interrogé s'il avait pu échanger avec Uderzo sur cet album avant sa disparition, il a indiqué qu' «il a pu prendre connaissance du nouveau thème» . «Il approuvait l’histoire, il nous encourageait. Contrairement à ce qu’on peut croire, Albert n'était pas sur notre dos à tout contrôler» .


L'Orchestre symphonique d'Asti à AlUla pour jouer avec Andrea Bocelli

Le chanteur d'opéra italien Andrea Bocelli lors d'un concert sur le site du patrimoine mondial Hégra, à AlUla, le 8 avril 2021. (Commission royale pour AlUla/AFP)
Le chanteur d'opéra italien Andrea Bocelli lors d'un concert sur le site du patrimoine mondial Hégra, à AlUla, le 8 avril 2021. (Commission royale pour AlUla/AFP)
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  • Les cent trente musiciens qui accompagneront Andrea Bocelli à AlUla ont quitté mercredi dernier la ville italienne de Turin
  • Fondé en 2014, l'Orchestre symphonique d’Asti est établi à Meta, une petite ville de la région italienne du Piémont

ROME: Les musiciens de l'Orchestre symphonique d'Asti se disent honorés de jouer vendredi prochain avec Andrea Bocelli, le ténor le plus populaire du monde, au Maraya Concert Hall d'AlUla.
Le concert affiche complet depuis longtemps. Il s’agit de la quatrième représentation du ténor italien à AlUla, ce site prestigieux qui appartient au patrimoine mondial de l'Unesco. L’événement sera diffusé sur la chaîne YouTube du ténor.
Les cent trente musiciens qui accompagneront Andrea Bocelli à AlUla ont quitté mercredi dernier la ville italienne de Turin.
«Nous avons souvent été appelés à accompagner le grand Andrea Bocelli», déclare Enrico Bellati, président de l'Orchestre symphonique d'Asti, au quotidien italien La Stampa. «Jouer à AlUla est pour nous un honneur. C’est une nouvelle expérience inoubliable en perspective.»
Le concert mêlera l’opéra et la musique pop et les spectateurs retrouveront les plus grands succès de Bocelli tels que le célèbre air de Puccini Nessun Dorma.
Fondé en 2014, l'Orchestre symphonique d’Asti est établi à Meta, une petite ville de la région italienne du Piémont.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


«Yellowstone», la série qui réconcilie l'Amérique

Photo d'archive prise le 14 janvier 2018, durant laquelle l'acteur Kevin Costner, le producteur/scénariste Taylor Sheridan et les acteurs Kelly Reilly, Luke Grimes, Cole Hauser, Kelsey Asbille et Gil Birmingham de 'Yellowstone' parlent sur scène pendant le Paramount Network partie de la tournée de presse de l'Association des critiques de télévision d'hiver 2018 au Langham Huntington, Pasadena. (Photo, AFP)
Photo d'archive prise le 14 janvier 2018, durant laquelle l'acteur Kevin Costner, le producteur/scénariste Taylor Sheridan et les acteurs Kelly Reilly, Luke Grimes, Cole Hauser, Kelsey Asbille et Gil Birmingham de 'Yellowstone' parlent sur scène pendant le Paramount Network partie de la tournée de presse de l'Association des critiques de télévision d'hiver 2018 au Langham Huntington, Pasadena. (Photo, AFP)
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  • La série, où les intrigues familiales alternent avec des scènes d'action souvent violentes, met en scène la dynastie Dutton et son patriarche joué par Kevin Costner
  • Preuve d'un succès qui transcende les opinions politiques, «Yellowstone» vient d'être reconnue par Hollywood en décrochant sa première nomination pour les SAG Awards

LOS ANGELES : Avec ses héros à la gâchette facile, sa célébration des rodéos et ses moqueries sur les Californiens bien-pensants, la série télé "Yellowstone" paraît taillée sur mesure pour flatter l'Amérique conservatrice et son électorat républicain.

Mais ce western moderne, mâtiné de soap-opéra, a fini par séduire toutes les sensibilités, devenant un rare terrain d'entente culturel dans un pays profondément divisé sur le plan politique.

La série, où les intrigues familiales alternent avec des scènes d'action souvent violentes, met en scène la dynastie Dutton et son patriarche joué par Kevin Costner.

La famille possède un ranch aussi vaste que magnifique dans l'Etat sauvage du Montana (nord-ouest), près du parc national de Yellowstone, et tente par tous les moyens de le protéger contre les visées de promoteurs immobiliers malfaisants, de politiciens cupides et d'Amérindiens réclamant leurs terres ancestrales.

Lorsque "Yellowstone" a commencé à être diffusée en 2018, elle s'est constituée une fidèle audience dans les zones rurales et les petites villes américaines, où la télévision a encore l'ascendant sur les plateformes de streaming. La série avait notamment bénéficié d'une stratégie marketing couplée avec les retransmissions des matchs de football américain.

Mais le lancement de la quatrième saison en novembre dernier par le réseau Paramount avait attiré 11 millions de spectateurs, une performance supérieure à celle de la quatrième saison de "Game of Thrones".

"Juste parce que ça se passe dans le Montana et qu'il y a des éleveurs, les gens disent que c'est une série pour la droite républicaine", réagit auprès de l'AFP le président de Paramount Network, Keith Cox.

"Mais maintenant, on s'aperçoit que c'est une série pour tout le monde", se réjouit-il.

Preuve d'un succès qui transcende les opinions politiques, "Yellowstone" vient d'être reconnue par Hollywood en décrochant sa première nomination pour les SAG Awards, prix remis par le Syndicat des acteurs américains, une organisation peu suspecte de sympathies conservatrices.

Une authenticité rassurante

Comment la série a-t-elle tapé dans l’œil des élites?

La présence d'une star de cinéma comme Kevin Costner a joué un grand rôle.

Au fur et à mesure qu'elle gagnait en popularité, "Yellowstone" a aussi été beaucoup comparée à une version western de la série HBO "Succession", succès critique mettant là encore en scène une famille riche qui se déchire, mais avec cette fois-ci pour décor le milieu des affaires de New York.

Si les deux séries affichent des patriarches dominateurs, des magouilles politiques et des hélicoptères privés, les valeurs qu'elles véhiculent sont diamétralement opposées.

Les héritiers cyniques et égoïstes qui redoublent d'efforts pour trahir leur père dans "Succession" rebutent de nombreux Américains, relève Mary Murphy, spécialiste de l'industrie du divertissement et de la pop culture à l'université de Californie du Sud.

Malgré une énorme couverture médiatique, "Succession" n'a pas attiré plus de 1,7 million de téléspectateurs pour son épisode final.

Par comparaison, "Yellowstone" peut se résumer à l'histoire toute bête d'un homme "qui utilise ses liens avec les gens pour préserver la terre", analyse Mme Murphy.

"Ceux qui regardent ça, se sentent confortés dans leur mode de vie simple", estime-t-elle, notant l'importance que cette dimension a pu avoir pour lutter contre le sentiment "d'insécurité" provoqué par la pandémie.

Pour l'enseignante, "Yellowstone" porte un regard sur les valeurs américaines et la façon dont "le pays s'est construit", des thèmes qui font écho partout dans le pays.

La série joue aussi à fond la carte de l'authenticité avec ses éleveurs de bétail et ses rodéos, même si elle force souvent le trait sur la violence et les scandales pour faire avancer l'intrigue.

Le créateur de "Yellowstone", Taylor Sheridan ("Sicario") sait de quoi il parle: ce Texan féru de cheval et qui possède lui-même un ranch a écrit chaque épisode. "C'est son monde", tranche Keith Cox.

Certains ont bien essayé de faire de la série un porte-étendard des idées de la droite conservatrice, citant en exemple certains passages censés critiquer le mouvement "woke" et l'hypocrisie des défenseurs du climat.

Mais le patron de Paramount assure que la série "ne prend jamais parti". "Je n'ai pas l'impression qu'elle brandisse le drapeau d'un camp ou d'un autre. Anti-woke? Je pense qu'elle est juste réelle".

Keith Cox cite en exemple ses collègues d'Hollywood. "C'est très amusant. Beaucoup de mes homologues en disaient pis que pendre et ne voulaient pas en entendre parler. Et d'un seul coup, ils sont conquis".


Instagram teste les abonnements payants pour ses précieux influenceurs

Pour commencer, Instagram va tester cette approche auprès d'une poignée d'influenceurs aux Etats-Unis. (Photo, AFP)
Pour commencer, Instagram va tester cette approche auprès d'une poignée d'influenceurs aux Etats-Unis. (Photo, AFP)
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  • Les créateurs «ont besoin de revenus prévisibles», a expliqué mercredi dans une vidéo Adam Mosseri, le patron de la plateforme
  • Leurs abonnés payants auront accès à des «stories» (les publications éphémères) et des «lives» (vidéos en direct) exclusifs

SAN FRANCISCO : Instagram va donner la possibilité à des influenceurs de proposer des abonnements payants à leurs fans, un nouvel outil pour le réseau social qui a besoin d'attirer et de conserver des créateurs de contenu pour ne pas perdre de terrain face à YouTube et TikTok.

Les créateurs "ont besoin de revenus prévisibles", a expliqué mercredi dans une vidéo Adam Mosseri, le patron de la plateforme qui appartient à Meta (Facebook).

"Et les abonnements sont l'un des meilleurs moyens d'avoir des revenus prévisibles, qui ne dépendent pas de l'audience qui varie d'une publication à une autre, inévitablement", a-t-il continué.

Pour commencer, Instagram va tester cette approche auprès d'une poignée d'influenceurs aux Etats-Unis.

Leurs abonnés payants auront accès à des "stories" (les publications éphémères) et des "lives" (vidéos en direct) exclusifs, et se distingueront des autres fans par un symbole violet à côté de leur nom, pour que les créateurs les identifient facilement dans les commentaires ou messages privés.

Les réseaux sociaux initialement gratuits - puisque leur modèle économique repose sur les recettes publicitaires - ont déployé ces dernières années différentes techniques de rémunération.

Elles permettent aux professionnels des plateformes de diversifier leurs sources de revenus, au-delà du pourcentage publicitaire, des produits dérivés, contrats avec des marques et ventes de programmes éducatifs ou sportifs.

Sur TikTok, par exemple, les spectateurs peuvent faire des dons. Sur Twitch (plateforme de jeux vidéo) aussi, et ils peuvent en plus s'abonner à leurs joueurs favoris. 

Twitter leur a emboîté le pas avec des initiatives comme les abonnements payants à certains comptes ou la "Tip Jar" ou "boîte à pourboires".

"Nous voulons aider les créateurs à transformer leur public en fans, et leurs fans en revenus", avait résumé en septembre dernier Esther Crawford, directrice des produits de monétisation chez Twitter. "Nous voulons que Twitter soit le meilleur endroit pour les conversations des influenceurs avec leur audience".

Adam Mosseri a par ailleurs précisé que ses équipes cherchent un moyen pour les créateurs "de pouvoir emmener leurs abonnés sur d'autres applications éditées par d'autres entreprises".

Les autorités européennes et américaines de la concurrence appellent régulièrement les plateformes à faciliter la portabilité des données, c'est-à-dire la possibilité pour les utilisateurs d'emmener avec eux leurs contacts sur une autre application s'ils le désirent.

Meta, comme les autres géants des technologies, fait face à diverses enquêtes et plaintes pour abus de position dominante.