Le roi Charles III en retrait, le prince William reprend ses engagements officiels

Le roi Charles III et la reine Camilla quittent Clarence House à Londres le 6 février 2024. (AFP).
Le roi Charles III et la reine Camilla quittent Clarence House à Londres le 6 février 2024. (AFP).
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Publié le Mercredi 07 février 2024

Le roi Charles III en retrait, le prince William reprend ses engagements officiels

  • Très populaire, le prince de Galles, 41 ans, doit diriger mercredi une cérémonie de remise de décorations au château de Windsor
  • William avait suspendu ces dernières semaines ses activités officielles en raison de l'opération subie par son épouse, et afin de s'occuper de leurs trois jeunes enfants, George, Charlotte et Louis

LONDRES: Le prince William, héritier du trône britannique, reprend mercredi ses engagements royaux publics après une pause pour s'occuper de son épouse, Kate, convalescente, au moment où son père, le roi Charles III, prend de la distance pour traiter son cancer.

Le souverain a débuté lundi son traitement contre une forme de cancer qui n'a pas été précisée et même s'il va poursuivre certaines de ses fonctions administratives, il va s'absenter de la vie publique pour une durée indéterminée, a indiqué le palais de Buckingham.

Comme un avant-goût du destin qui l'attend lorsqu'il succèdera à son père, William, dont les apparitions officielles sont déjà très suivies par les médias britanniques, va se retrouver encore un peu plus sur le devant de la scène.

Très populaire, le prince de Galles, 41 ans, doit diriger mercredi une cérémonie de remise de décorations au château de Windsor, puis en soirée assister à un gala de charité à Londres au profit de la London Air Ambulance, selon les informations publiées lundi par le palais, quelques heures seulement avant l'annonce de la maladie du roi.

William avait suspendu ces dernières semaines ses activités officielles en raison de l'opération subie par son épouse, et afin de s'occuper de leurs trois jeunes enfants, George, Charlotte et Louis.

Kate 42 ans, a été hospitalisée le 16 janvier pour une opération chirurgicale de l'abdomen. Les raisons de cette intervention restent inconnues, mais il ne s'agit pas d'un cancer, selon les médias britanniques.

La princesse, qui est sortie de la clinique la semaine dernière, selon le palais de Kensington, doit passer sa convalescence au domicile familial de Windsor à l'ouest de Londres. Elle ne devrait pas reprendre ses activités avant Pâques, le 31 mars.

Macron souhaite «  un prompt rétablissement » à Charles III

Le président Emmanuel Macron a adressé lundi soir ses "amitiés au roi" Charles III, atteint d'un cancer, lui souhaitant en anglais "un prompt rétablissement" dans un message sur le réseau social X.

"Nous pensées vont au peuple britannique" a ajouté M. Macron, se joignant aux voeux de rétablissement qui ont afflué dans les heures qui ont suivi cette annonce.

Le cancer du roi Charles III a été découvert lors d'une opération récente de sa prostate.

Neuf mois après avoir été couronné, le souverain de 75 ans ne prévoit cependant pas de cesser totalement ses activités de chef d'Etat du Royaume-Uni mais aussi de 14 autres pays, a annoncé lundi le palais de Buckingham.

Le palais a fait savoir que ce problème de santé n'était pas un cancer de la prostate.

Continuité et stabilité

Durant l'absence du roi, pour une durée encore inconnue, et de Kate, la continuité et la stabilité de la monarchie reposeront donc essentiellement sur les épaules de William, ainsi que sur celles de la reine Camilla et de la princesse Anne, la soeur de Charles.

Cette dernière - l'un des membres actifs de la famille royale les plus assidus, avec 457 engagements publics l'an dernier contre 425 pour le roi, selon un décompte de la BBC - était d'ailleurs sur le pont mardi, pour remettre des décorations au château de Windsor, ou visiter un centre communautaire dans le Nottinghamshire (nord).

Camilla a enchaîné ces derniers jours les déplacements. Mais nul doute que celle qui est considérée par les observateurs de la monarchie comme le "roc" de son époux, devrait rester proche de lui pour l'aider à traverser cette épreuve.

Mardi, le couple a été aperçu quittant ensemble en voiture leur résidence londonienne de Clarence House pour se rendre à Buckingham Palace, non loin de là, où ils ont pris un hélicoptère pour rejoindre Sandringham, autre résidence royale située dans l'Est de l'Angleterre, dans un cadre champêtre à l'abri des objectifs.

Charles III venait de recevoir la brève visite de son fils cadet, le prince Harry, tout juste arrivé de Californie où il vit avec son épouse Meghan Markle et leurs deux enfants, Archie et Lilibet.

Malgré les tensions toujours vivaces entre Harry et le reste de la famille royale, le roi avait personnellement informé son fils de sa maladie, selon des médias britanniques.

De quoi susciter de nouvelles interrogations sur une éventuelle réconciliation entre le prince, son père, et surtout son frère, William. Même si selon des médias britanniques, le prince de Galles n'a pas prévu de rencontrer son frère.


Téhéran veut garder le contrôle d'Ormuz, fin du round de négociations

Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
  • Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures
  • En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna

BURGENSTOCK: Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Ces discussions ont permis de poser des "bases très solides pour aboutir à un accord final réussi", s'est félicité lundi le vice-président américain JD Vance, les Etats-Unis annonçant dans la foulée une suspension de deux mois des sanctions sur le pétrole iranien.

Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures, laissant à des diplomates le soin de poursuivre des discussions "techniques" sur place.

Celles-ci se sont également achevées et les pourparlers se poursuivront ultérieurement au sein de groupes de travail, a indiqué mardi la diplomatie iranienne à l'agence officielle Irna.

En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna.

Le passage par Ormuz, où transite en temps normal 20% du pétrole et du GNL mondial, était libre de tout contrôle avant le déclenchement par les Etats-Unis et Israël le 28 février de la guerre contre l'Iran.

Mais "l'administration du détroit d'Ormuz ne redeviendra jamais ce qu'elle était avant la guerre", a assuré M. Ghalibaf, martelant que "l'Iran administrera" celui-ci.

L'Iran a par ailleurs indiqué mardi avoir conclu en Suisse avec les Américains un accord pour le déblocage "immédiat" de 12 milliards d'avoirs iraniens gelés.

Ceux-ci seront libérés "en deux tranches de 6 milliards", a détaillé auprès d'Irna le chef de la délégation iranienne chargé des discussions techniques, le vice-ministre de Affaires étrangères Kazem Gharibabadi.

M. Vance avait souligné que son pays s'assurerait qu'un éventuel déblocage d'avoirs iraniens "ne servirait pas à financer le terrorisme".

Ghalibaf à Oman 

Le cycle de négociations entamé ce week-end en Suisse nourrit les espoirs d'un règlement durable du conflit et a fait retomber le cours du baril de Brent de la mer du Nord sous la barre des 78 dollars, loin des plus de 126 dollars atteints au paroxysme de la guerre.

Les négociations, où le Pakistan et le Qatar jouent un rôle de médiation, doivent aboutir à un document final sous un délai de 60 jours renouvelables.

Dans ce cadre, le président iranien, Massoud Pezeshkian, doit effectuer une visite d'Etat à Islamabad mardi, selon la diplomatie pakistanaise.

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio est pour sa part attendu de mardi à jeudi aux Emirats arabes unis, à Bahreïn et au Koweït, selon son ministère.

Et l'équipe de négociateurs iraniens, emmenée par M. Ghalibaf, s'est rendue de son côté à Oman pour parler précisément de la gestion du détroit d'Ormuz, selon Irna.

Pressé de mettre un terme à un conflit qui pèse sur le pouvoir d'achat de ses citoyens, Washington a multiplié les gestes envers Téhéran.

Concernant le pétrole, principale ressource de la République islamique, "toutes les transactions" concernant la production, la vente et le transport d'hydrocarbures d'origine iranienne "sont autorisées jusqu'au 21 août", a détaillé le ministère américain des Finances.

Selon M. Vance, Téhéran a accepté d'inviter à nouveau des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), ce que l'Iran n'a pas confirmé.

"Premier test réel" 

Mises en place par l'accord de 2015 déchiré par M. Trump en 2018, ces inspections avaient été suspendues par l'Iran après les bombardements israélo-américains de ses installations en juin 2025.

Les inspecteurs de l'AIEA n'ont depuis pas pu visiter les sites touchés, laissant planer le doute sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichi de la République islamique, un point de contentieux majeur avec Washington.

Téhéran a toujours nié chercher à se doter de l'arme nucléaire, tout en restant inflexible sur son droit à exploiter une filière nucléaire civile complète.

Sur le front libanais, que Téhéran a insisté pour associer aux discussions, une "cellule de gestion des conflits" va être mise en place pour faire cesser les combats entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre début mars.

Lundi, le président libanais Joseph Aoun a ainsi fait savoir avoir reçu un appel de M. Vance au sujet de "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard".

L'offensive au Liban, destinée selon Israël à empêcher les attaques du Hezbollah, a fait plus de 4.100 morts selon les autorités et plus d'un million de déplacés.

Pour le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, le respect de ce cessez-le-feu sera "le premier test réel" de la solidité du protocole d'accord américano-iranien.


Pourparlers Iran-Etats-Unis : «des bases très solides» en vue d'un accord final, selon JD Vance

Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
  • "Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis
  • Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna

BURGENSTOCK: Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance.

"Nous avons posé des bases très solides pour aboutir à un accord final réussi. L'accord final, c'est la maison. Nous en avons posé les fondations. Nous n'avons pas encore construit la maison, mais nous avons posé des bases solides pour atteindre une issue favorable pour le peuple américain", a-t-il déclaré aux journalistes.

Après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière et un démarrage dans le chaos, ces négociations, lancées dimanche dans le complexe hôtelier du Burgenstock, dans les Alpes suisses, doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un document final.

"Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis.

Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna.

Des négociations vont toutefois se poursuivre au niveau technique.

"Nos équipes, en collaboration avec les Iraniens, les Qataris et les Pakistanais, ont réalisé d'importants progrès hier. Elles continueront à travailler au niveau technique avec les équipes présentes ici au Burgenstock", a indiqué JD Vance.

"Ces négociations techniques se poursuivront ensuite au cours des semaines et des jours à venir. Nous voulions mettre en place une structure pour garantir une supervision politique adéquate", a-t-il ajouté.


Iran et Etats-Unis s'accordent sur une feuille de route pour un accord définitif sous 60 jours

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient
  • "La médiation pakistanaise et qatarie a permis des progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban"

BURGENSTOCK: Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, lors de leur première séance de négociations en Suisse, ont annoncé lundi les médiateurs pakistanais et qatari.

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint.