Maroc: l'ex-président du club Raja Casablanca placé en détention pour corruption

L'enquête concerne des contrats de collecte de déchets liant une société de M. El Badraoui à la commune de Bouznika (sud de Rabat), dirigée par M. Karimine (parti de l'Istiqlal, coalition gouvernementale). (Photo, AFP)
L'enquête concerne des contrats de collecte de déchets liant une société de M. El Badraoui à la commune de Bouznika (sud de Rabat), dirigée par M. Karimine (parti de l'Istiqlal, coalition gouvernementale). (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 09 février 2024

Maroc: l'ex-président du club Raja Casablanca placé en détention pour corruption

  • Un juge d'instruction près la Cour d'appel de Casablanca a ordonné vendredi l'arrestation d'Aziz El Badraoui, président du Raja entre 2022 et 2023, du parlementaire Mohamed Karimine et d'un ingénieur à la retraite, interrogés cette semaine
  • Le Maroc figure en 97e position sur 180 pays dans le classement 2023 de l'indice de perception de la corruption de Transparency International

RABAT: L'ancien président du Raja Casablanca, l'un des clubs de football phare au Maroc, et un député, ont été placés en détention vendredi pour des soupçons d'implication dans une affaire de corruption, a appris l'AFP auprès d'une source judiciaire.

Leur placement en détention survient alors que d'autres responsables marocains ont récemment été arrêtés dans un scandale de corruption et de trafic de drogue, dont le patron de l'autre grand club de football de Casablanca, le Wydad.

Un juge d'instruction près la Cour d'appel de Casablanca a ordonné vendredi l'arrestation d'Aziz El Badraoui, président du Raja entre 2022 et 2023, du parlementaire Mohamed Karimine et d'un ingénieur à la retraite, interrogés cette semaine.

Ils sont suspectés de "dilapidation de fonds publics", "détournement de fonds" et "usage de faux", a précisé à l'AFP une source judiciaire ayant requis l'anonymat.

L'enquête concerne des contrats de collecte de déchets liant une société de M. El Badraoui à la commune de Bouznika (sud de Rabat), dirigée par M. Karimine (parti de l'Istiqlal, coalition gouvernementale).

Deux autres élus sont en détention depuis le 22 décembre, soupçonnés d'avoir joué un rôle clé dans le vaste réseau d'un baron de la drogue malien, Ahmed Ben Brahim, surnommé le "Pablo Escobar du Sahara".

Saïd Naciri, président du Conseil préfectoral de Casablanca (ouest) et patron du Wydad Casablanca, et Abdennabi Biioui, président du Conseil régional de l'Oriental (est) doivent être auditionnés de nouveau la semaine prochaine par un juge d'instruction.

Cette enquête implique 25 personnes, dont 20 ont été incarcérées.

L'antenne marocaine de l'organisation Transparency International a alerté fin janvier sur une corruption "systémique et endémique" dans le pays, menaçant sa "stabilité sociale, économique et politique".

Le Maroc figure en 97e position sur 180 pays dans le classement 2023 de l'indice de perception de la corruption de Transparency International, perdant trois places par rapport à l'année précédente et 24 en cinq ans.

 

 


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.