La Ligue arabe met en garde contre les dangers d’une attaque menée par Israël contre Rafah

Une femme âgée passe devant des jeunes près de bâtiments fortement endommagés par les bombardements israéliens à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 11 février dernier, dans le contexte du conflit en cours entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas. (AFP)
Une femme âgée passe devant des jeunes près de bâtiments fortement endommagés par les bombardements israéliens à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 11 février dernier, dans le contexte du conflit en cours entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas. (AFP)
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Publié le Lundi 12 février 2024

La Ligue arabe met en garde contre les dangers d’une attaque menée par Israël contre Rafah

  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou a demandé à ses troupes de se préparer à entrer dans la ville
  • Pousser des centaines de milliers de personnes à fuir la bande de Gaza est une violation du droit humanitaire international, a déclaré Ahmed Aboul Gheit

LE CAIRE: Le chef de la Ligue arabe a mis en garde contre les conséquences d’une attaque par les forces israéliennes de la ville de Rafah, dans la bande de Gaza.

Ahmed Aboul Gheit a souligné que l’intention d’Israël de déplacer des centaines de milliers de Palestiniens réfugiés à Rafah en dernier recours pour éviter les attaques aveugles contre les civils de l’enclave pose de graves menaces pour la stabilité régionale.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a fait savoir cette semaine qu’il avait demandé à ses troupes de se préparer à entrer dans la ville dans le cadre de sa campagne visant à détruire le groupe militant palestinien Hamas, qui avait lancé des attaques meurtrières contre le sud d’Israël le 7 octobre dernier.

Toutefois, il est de plus en plus appelé à ne pas attaquer Rafah, à la frontière avec l’Égypte. Cette ville est en effet le dernier refuge des habitants de Gaza qui fuient les bombardements incessants d’Israël ailleurs sur le territoire côtier.

Jamal Rushdi, porte-parole officiel de M. Aboul Gheit, a rapporté les propos de ces dernier: «Pousser des centaines de milliers de personnes à fuir la bande de Gaza constitue une violation du droit international et du droit humanitaire international.»

«Il s’agit d’une escalade grave de la situation dans la région, qui entraîne le franchissement des lignes rouges de la sécurité nationale pour un grand pays arabe – l’Égypte», a soutenu M. Aboul Gheit.

«Le monde devrait prêter attention au danger de cette pratique israélienne, fruit d’un programme d’extrême droite qui vise à vider la bande de Gaza de sa population en recourant à un nettoyage ethnique complet, une pratique qui ne devrait pas avoir sa place à notre époque.»

M. Rushdi a insisté sur le fait que de hauts responsables du gouvernement israélien avaient manifesté leur intention de déplacer et d’expulser la population palestinienne et même d’établir des colonies israéliennes dans la bande de Gaza, ce qui rend une action internationale nécessaire à ce stade pour éviter une catastrophe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.