Le roi Abdallah appelle à la fin de la guerre de Gaza lors d’une réunion à Washington avec Blinken

Le roi Abdallah de Jordanie rencontre la vice-présidente américaine, Kamala Harris, à Washington, le 13 février 2023 (Photo, X/@RHCJO).
Le roi Abdallah de Jordanie rencontre la vice-présidente américaine, Kamala Harris, à Washington, le 13 février 2023 (Photo, X/@RHCJO).
Le roi Abdallah de Jordanie rencontre la vice-présidente américaine, Kamala Harris, à Washington, le 13 février 2023 (Photo, X/@RHCJO).
Le roi Abdallah de Jordanie rencontre la vice-présidente américaine, Kamala Harris, à Washington, le 13 février 2023 (Photo, X/@RHCJO).
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Publié le Mercredi 14 février 2024

Le roi Abdallah appelle à la fin de la guerre de Gaza lors d’une réunion à Washington avec Blinken

  • Le roi Abdallah a affirmé à Antony Blinken que la Jordanie rejette toute tentative de déplacement forcé des Palestiniens, de réoccupation de Gaza ou de séparation de la Cisjordanie
  • Il s'est également entretenu avec la vice-présidente, Kamala Harris, alors qu'il continue de plaider en faveur d'un cessez-le-feu

LONDRES: Lors de ses rencontres avec de hauts responsables américains à Washington mardi, le roi Abdallah de Jordanie a réitéré les appels de son pays à mettre fin à la guerre à Gaza et à redoubler d'efforts pour remédier à la détérioration de la situation humanitaire dans le territoire.

Il a également exhorté la communauté internationale à assumer ses responsabilités en faisant davantage pour éviter que le conflit ne se propage à d'autres zones de la région.

Lors de ses entretiens avec le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, le roi a «réaffirmé le rejet absolu par la Jordanie de toute tentative de déplacement forcé des Palestiniens, de réoccupation de certaines parties de Gaza, d'établissement de zones tampons dans la bande ou de séparation de celle-ci de la Cisjordanie», a rapporté l'agence de presse jordanienne.

Il a mis en garde contre les ramifications humanitaires et sécuritaires dévastatrices de l'expansion continue des opérations israéliennes à Gaza, et en particulier contre les implications dangereuses des récentes attaques israéliennes sur la ville méridionale de Rafah, où environ 1,5 million de Palestiniens déplacés d'autres parties du territoire assiégé ont cherché refuge.

«Réaffirmant que les solutions militaires ne mènent nulle part et que la violence ne fait qu'engendrer la violence, le roi a indiqué qu'il n'y avait pas d'alternative à une solution politique pour parvenir à une paix juste et globale», a signalé l'agence.

Le roi Abdallah a expliqué à Blinken que la solution à deux États était le seul moyen de parvenir à la paix et de garantir la création d'un État palestinien indépendant. Il a également souligné l'importance pour les nations de maintenir leur soutien financier à l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, afin qu'il puisse continuer à fournir de l’aide humanitaire vitale.

Blinken a souligné l'importance du partenariat entre les États-Unis et la Jordanie «en tant que pilier de la stabilité dans la région» et a affirmé que son pays restait attaché à cette coopération en vue de la paix et de la sécurité régionales.

«Il a remercié le roi Abdallah pour les efforts continus de la Jordanie en vue d'apporter une aide humanitaire essentielle aux civils palestiniens de Gaza, et ils ont discuté des moyens d'accélérer l'acheminement d'une aide supplémentaire à Gaza depuis la Jordanie», a précisé le département d'État.

Blinken a également réitéré l'engagement des États-Unis en faveur de la création d'un «État palestinien indépendant, avec des garanties sécuritaires pour Israël», et a examiné les possibilités de mettre fin à la crise à Gaza d'une manière qui puisse apporter «une paix et une sécurité durables pour les Israéliens et les Palestiniens».

Le département d'État a ajouté: «À l'approche du mois sacré du Ramadan, le secrétaire d'État Blinken a également souligné la nécessité de préserver le statu quo historique du Haram al-Charif/le Mont du Temple de Jérusalem et a reconnu le rôle particulier du Royaume hachémite de Jordanie dans les lieux saints musulmans de Jérusalem.»

Le roi a également rencontré la vice-présidente, Kamala Harris, mardi pour discuter des derniers développements à Gaza, et a tenu une réunion avec un groupe de sénateurs. Il s'est entretenu avec le président, Joe Biden, ce lundi.

Au cours de ces réunions, le souverain jordanien a de nouveau «souligné la nécessité d'intensifier les efforts pour parvenir à un cessez-le-feu immédiat à Gaza et de créer un horizon politique pour la question palestinienne qui mette fin à la spirale de la violence dans la région», a déclaré l'agence de presse jordanienne.

Il a également appelé à «protéger les civils non armés et à contrer toute mesure susceptible de déplacer des Palestiniens en Cisjordanie ou à Gaza».

Le roi était accompagné du prince héritier, Hussein ben Abdallah, et d'Ayman Safadi, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Jordanie.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Londres analysera la boîte noire après le crash d'un avion libyen, selon Tripoli

Les autorités turques ont indiqué qu'une panne électrique était à l'origine du crash intervenu peu après le décollage. (AFP)
Les autorités turques ont indiqué qu'une panne électrique était à l'origine du crash intervenu peu après le décollage. (AFP)
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  • "Nous avons coordonné directement avec la Grande-Bretagne pour l'analyse" de la boîte noire de l'appareil qui transportait le général Mohamed al-Haddad, a indiqué Mohamed al-Chahoubi, ministre des Transports du gouvernement d'unité nationale
  • Le général al-Haddad, très populaire dans son pays où il faisait l'unanimité en dépit de profondes divisions entre l'ouest et l'est, et quatre de ses assistants ainsi que trois membres d'équipage ont perdu la vie dans ce vol après une visite à Ankara

TRIPOLI: Le Royaume-Uni a accepté d'analyser la boîte noire de l'avion qui s'est écrasé en Turquie le 23 décembre avec à son bord une délégation militaire libyenne, faisant huit morts dont le chef d'état-major libyen, a annoncé jeudi le gouvernement de Tripoli.

"Nous avons coordonné directement avec la Grande-Bretagne pour l'analyse" de la boîte noire de l'appareil qui transportait le général Mohamed al-Haddad, a indiqué Mohamed al-Chahoubi, ministre des Transports du gouvernement d'unité nationale, lors d'une conférence de presse à Tripoli.

Le général al-Haddad, très populaire dans son pays où il faisait l'unanimité en dépit de profondes divisions entre l'ouest et l'est, et quatre de ses assistants ainsi que trois membres d'équipage ont perdu la vie dans ce vol après une visite à Ankara.

Les autorités turques ont indiqué qu'une panne électrique était à l'origine du crash intervenu peu après le décollage.

Une demande d'analyse a été "faite à l'Allemagne qui a exigé l'assistance de la France" pour examiner les enregistreurs de l'avion, a précisé M. al-Chahoubi à l'AFP.

"Cependant, la Convention de Chicago stipule que le pays analysant la boîte noire doit être neutre. La France étant un pays constructeur de l'appareil dont l'équipage était français, elle n'est pas habilitée à participer. En revanche, le Royaume-Uni a été accepté par la Libye et la Turquie", a-t-il précisé à l'AFP.

Deux Français faisaient partie des membres d'équipage de l'avion, un Falcon 50.

Après un entretien mardi avec l'ambassadeur britannique à Tripoli, le ministre libyen des Affaires étrangères, Taher al-Baour, avait évoqué une "demande conjointe, soumise par l'Etat libyen et la République de Turquie au Royaume-Uni, pour obtenir un soutien technique et juridique en vue de l'analyse de la boîte noire".

"Le Royaume-Uni a annoncé son accord, en coordination entre le ministère libyen des Transports et les autorités turques", a ajouté le ministre lors du point presse.

"Il n'est pas possible à ce stade de prévoir le temps nécessaire à la lecture des données de la boîte noire" car cela dépendra de son état, a-t-il souligné.

L'enquête "se poursuit dans le cadre d'une coopération libyo-turque et avec une participation technique internationale", a précisé le ministre, en ajoutant que les conclusions seraient publiées "dès qu'elles seront connues".

 


Israël confirme interdire d'accès à Gaza 37 ONG étrangères dont MSF et Oxfam

Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité". (AFP)
Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité". (AFP)
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  • Cette mesure fait craindre de nouveaux ralentissements dans la fourniture d'aide à Gaza, dévastée par deux ans de guerre et dont une majorité des habitants a urgemment besoin de logements, soins et nourriture
  • Elle suggère aussi une volonté de surveillance des employés palestiniens par Israël, jugée illégale par certaines ONG

JERUSALEM: Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité".

Cette mesure fait craindre de nouveaux ralentissements dans la fourniture d'aide à Gaza, dévastée par deux ans de guerre et dont une majorité des habitants a urgemment besoin de logements, soins et nourriture. Elle suggère aussi une volonté de surveillance des employés palestiniens par Israël, jugée illégale par certaines ONG.

"Les licences des organisations ont expiré et il leur est interdit d'acheminer de l'aide. Elles ont deux mois pour retirer leurs équipes", a expliqué à l'AFP le porte-parole du ministère de la Diaspora et de la lutte contre l'antisémitisme.

D'ici le 1er mars, "si elles daignent nous soumettre les documents qu'elles ont refusé de nous fournir au cours des dix derniers mois, nous examinerons leur demande", a ajouté Gilad Zwick.

Dans un communiqué, le ministère a affirmé que cette "exigence" visait à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires" étrangères.

"L'assistance humanitaire est la bienvenue — l'exploitation des cadres humanitaires à des fins de terrorisme ne l'est pas", a martelé le ministre, Amichai Chikli, cité dans le texte.

Israël a été vivement critiqué par la communauté internationale à l'approche de l'échéance - mercredi minuit heure locale - imposée aux ONG pour se soumettre à leurs nouvelles obligations.

Parmi ces organisations figurent de grands acteurs du secteur, dont Médecins sans frontières (MSF), le Norwegian Refugee Council (NRC), Care, World Vision ou Oxfam.

"Marginaliser les acteurs humanitaires" 

Mercredi, MSF a expliqué ne pas avoir obtenu d'Israël "des garanties et des clarifications" concernant cette demande "préoccupante". Shaina Low, porte-parole du NRC, a de son côté dénoncé auprès de l'AFP les "actions prises depuis deux ans pour entraver et marginaliser les acteurs humanitaires".

A Gaza, les employés locaux sont "épuisés" et leurs collègues étrangers "leur apportent un degré additionnel d'aide et de sécurité. Leur présence est une protection", a-t-elle fait valoir, confirmant le refus de l'ONG norvégienne de fournir les identités aux autorités. "On a proposé des alternatives, elles ont refusé".

Mercredi, l'Union européenne a exigé la levée des "obstacles" à l'aide humanitaire.

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Turk, a lui estimé que "de telles suspensions arbitraires (aggravaient) encore une situation déjà intolérable pour la population de Gaza", où un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 10 octobre entre Israël et le Hamas.

La question de l'aide et de son utilisation est extrêmement sensible depuis le début de la guerre, déclenchée par l'attaque du Hamas en Israël du 7 octobre 2023.

En 2024, Israël avait déjà interdit à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) d'opérer sur son sol, accusant certains de ses employés d'avoir participé à l'attaque du 7-Octobre.

"Alignement politique" de l'aide 

Le patron de l'Unrwa, Philippe Lazzarini, a qualifié la réglementation israélienne de "dangereux précédent", dénonçant un "mépris du droit international humanitaire" et une "multiplication des obstacles" à l'aide.

Jeudi, un groupement de 17 organisations israéliennes marquées à gauche a lui jugé que la radiation des ONG "sape l'action humanitaire (...), met en danger le personnel et les communautés et compromet l'efficacité de la distribution de l'aide".

"Subordonner l'aide à un alignement politique (...) exiger la divulgation de données personnelles sensibles (...) constituent une violation du devoir de protection et exposent les travailleurs à la surveillance et aux atteintes" à leurs droits, ajoutent ces signataires d'un communiqué commun.

Selon le Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, 4.200 camions d'aide entrent en moyenne à Gaza chaque semaine, soit environ 600 par jour, conformément à l'accord de cessez-le-feu.

Mais seuls 100 à 300 transportent de l'aide humanitaire, selon des ONG et les Nations unies.


La Syrie affirme que l'EI projetait des attaques contre les fêtes du nouvel an

Le ministère de l'Intérieur a déclaré avoir obtenu des informations selon lesquelles l'EI avait "l'intention de mener des opérations suicide et des attentats contre les célébrations dans plusieurs gouvernorats, en particulier dans la ville d'Alep, en ciblant des églises et des lieux de rassemblements civils". (AFP)
Le ministère de l'Intérieur a déclaré avoir obtenu des informations selon lesquelles l'EI avait "l'intention de mener des opérations suicide et des attentats contre les célébrations dans plusieurs gouvernorats, en particulier dans la ville d'Alep, en ciblant des églises et des lieux de rassemblements civils". (AFP)
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  • Ces informations ont conduit les forces de sécurité à renforcer leur déploiement dans ces secteurs, a ajouté le ministère dans un communiqué
  • L'EI a récemment accru ses attaques dans des régions de Syrie contrôlées par les autorités de Damas, issues d'une coalition de groupes islamistes qui ont renversé l'ex-président Bachar al-Assad en décembre 2024

DAMAS: Les autorités syriennes ont affirmé jeudi que le kamikaze qui a tué un policier la veille à Alep était membre du groupe jihadiste Etat islamique et que l'organisation projetait de s'attaquer aux célébrations du nouvel an, en visant notamment des églises.

Le ministère de l'Intérieur a déclaré avoir obtenu des informations selon lesquelles l'EI avait "l'intention de mener des opérations suicide et des attentats contre les célébrations dans plusieurs gouvernorats, en particulier dans la ville d'Alep, en ciblant des églises et des lieux de rassemblements civils".

Ces informations ont conduit les forces de sécurité à renforcer leur déploiement dans ces secteurs, a ajouté le ministère dans un communiqué.

L'EI a récemment accru ses attaques dans des régions de Syrie contrôlées par les autorités de Damas, issues d'une coalition de groupes islamistes qui ont renversé l'ex-président Bachar al-Assad en décembre 2024.

Dans le quartier de Bab al-Faraj à Alep, dans le nord du pays, un policier "a eu des soupçons sur une personne qui s'est avérée plus tard être affiliée à Daech", l'acronyme en arabe de l'EI, selon le ministère.

Durant son interrogatoire, l'homme "a ouvert le feu, provoquant la mort d'un officier de police, puis il s'est fait exploser, blessant deux officiers qui tentaient de l'arrêter".

Le 13 décembre, un attentat avait tué deux soldats et un civil américains. Washington l'a attribué à un tireur isolé de l'EI à Palmyre, dans l'est de la Syrie.

En représailles, l'armée américaine a mené une campagne de frappes sur des bases présumées du groupe jihadiste dans le pays, tuant cinq de ses membres selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les autorités syriennes ont aussi mené depuis cette date plusieurs opérations contre l'EI et affirmé le 25 décembre avoir tué un important chef du groupe dans la région de Damas.

En novembre, la Syrie avait officiellement rejoint la coalition antijihadiste menée par les Etats-Unis, lors d'une visite à Washington du président Ahmad al-Chareh.