L'Égypte et la France insistent sur la nécessité de combler la vacance présidentielle au Liban

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, s’est entretenu mercredi avec Jean-Yves Le Drian, l’envoyé spécial du président français pour le Liban, au sujet de la crise de la vacance présidentielle libanaise (Photo, AFP).
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, s’est entretenu mercredi avec Jean-Yves Le Drian, l’envoyé spécial du président français pour le Liban, au sujet de la crise de la vacance présidentielle libanaise (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 15 février 2024

L'Égypte et la France insistent sur la nécessité de combler la vacance présidentielle au Liban

  • Choukri a salué les récentes initiatives des ambassadeurs du groupe des cinq, formé de l’Égypte, de la France, de l’Arabie saoudite, des États-Unis et du Qatar
  • Choukri a souligné l’importance du rôle joué par le groupe pour tenter d’aider le peuple libanais à trouver une solution à ses crises politiques

LE CAIRE: Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, s’est entretenu mercredi avec Jean-Yves Le Drian, l’envoyé spécial du président français pour le Liban, au sujet de la crise de la vacance présidentielle libanaise.

Choukri a salué les récentes initiatives des ambassadeurs du groupe des cinq, formé de l’Égypte, de la France, de l’Arabie saoudite, des États-Unis et du Qatar, et leur rencontre avec Nabih Berri, le président du Parlement libanais.

Choukri a souligné l’importance du rôle joué par le groupe pour tenter d’aider le peuple libanais à trouver une solution à ses crises politiques.

Il a également mis l’accent sur la position de l’Égypte qui encourage les parties libanaises à choisir un président avant de former un gouvernement opérationnel.

Il a déclaré que l’Égypte approuvait les mesures prises par le Liban pour nommer les hauts responsables militaires et le chef des Forces de sécurité intérieure, et insistait sur la nécessité de préserver le cadre constitutionnel du pays.

L’envoyé français a évoqué ses efforts de communication avec les parties libanaises pour résoudre la crise présidentielle, et a mis l’accent sur la coopération et la coordination avec l’Égypte à tous les niveaux.

Le Drian a indiqué qu’il s’était rendu au Liban à quatre reprises, qu’il s’était entretenu avec toutes les personnalités importantes et influentes et qu’il avait insisté, lors de toutes ses rencontres, sur la responsabilité des parties libanaises dans la résolution de la crise présidentielle.

Il a fait remarquer que l’instabilité persistante affectait non seulement les intérêts du Liban, mais aussi ceux de nombreux autres pays, ajoutant qu’il fallait trouver des solutions pour sortir le pays de l’impasse.

Ahmed Abou Zeid, porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, a mentionné que les deux parties avaient également discuté de l’évolution de la situation dans la bande de Gaza, qui jette actuellement une ombre sur l’arène libanaise et rend la situation encore plus complexe.

Selon Choukri, la situation à Gaza affecte les perspectives de stabilité au Liban, y compris la question de la résolution de la vacance présidentielle.

Le ministre égyptien et Le Drian ont discuté des efforts déployés par l’Égypte et la France pour calmer la situation.

L’envoyé spécial pour le Liban a affirmé que son pays se considérait comme un ami des pays arabes et qu’il soutenait la cause palestinienne.

Par ailleurs, l’ambassadeur d’Égypte au Liban, Alaa Moussa, a rendu visite à Saad Hariri, ancien Premier ministre du Liban, pour lui présenter ses condoléances à l’occasion du 19e anniversaire de l’assassinat du Premier ministre Rafic Hariri.

En outre, au cours de la réunion, les deux parties ont abordé les développements régionaux et la situation au Liban, notamment les moyens de mettre fin à la vacance présidentielle.

Moussa a informé Saad Hariri des efforts déployés par l’Égypte en coordination avec les autres membres du groupe des cinq.

Le Liban connaît une vacance présidentielle depuis la fin du mandat de l’ex-président Michel Aoun en octobre 2022.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Premier ministre du Qatar à Téhéran pour relancer la diplomatie

Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
Short Url
  • Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne
  • "Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire"

TEHERAN: Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre.

Déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran qui a riposté en bombardant les pays du Golfe, dont le Qatar, le conflit a baissé en intensité ces derniers mois, se cristallisant autour du détroit stratégique d'Ormuz, verrouillé par Téhéran.

Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne.

"Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire", a indiqué sur X le ministère qatari des Affaires étrangères.

Le Premier ministre qatari a "souligné la nécessité de respecter la souveraineté des pays voisins et la liberté de navigation", et insisté sur "l'importance de poursuivre les efforts diplomatiques pour résoudre les différends par le dialogue", indique le ministère.

Navire attaqué 

L'Iran exclut tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit, par lequel transitait avant fin février un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Une situation inacceptable pour Washington et plusieurs autres pays de la région, qui réclament la réouverture du passage.

En début de semaine, l'Iran et Oman avaient annoncé discuter d'un accord-cadre en vue d'établir un "couloir temporaire" et de déployer un projet conjoint de déminage.

Selon les discussions en cours, les navires entrant dans le Golfe emprunteraient les eaux iraniennes, et ceux en sortant passeraient par les eaux omanaises avant de poursuivre leur route dans les eaux iraniennes, a indiqué Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

Mi-août, le Qatar avait appelé Mascate et Téhéran à finaliser un accord, afin de "faciliter" la reprise des négociations visant à mettre fin à la guerre.

Toutefois, un navire a une nouvelle fois été touché par un projectile dans le détroit d'Ormuz dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé l'agence maritime britannique UKMTO.

Les navires tentant de franchir le détroit sont régulièrement pris pour cible par l'Iran, qui conditionne la réouverture complète du détroit à une série de concessions de Washington et un arrêt de la guerre "sur tous les fronts".

Mais la visite du ministre qatari intervient aussi à un moment où les Etats-Unis, délaissant le volet militaire de la guerre, accentuent la pression économique sur l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.

Lundi, le ministre des Finances américain Scott Bessent a annoncé un nouveau paquet de sanctions et menacé d'isolement économique tout pays qui continuerait de commercer avec Téhéran.

Bien que la République islamique ait assuré que les Etats-Unis n'obtiendront "rien" avec cette pression, le président iranien Massoud Pezeshkian a reconnu que son pays faisait face à "de nombreuses difficultés économiques".

Le blocus des ports iraniens, imposé par Washington en représailles au verrouillage d'Ormuz, empêche le pays d'importer de l'essence, alors que la production nationale ne suffit pas à couvrir les besoins, a admis mercredi soir un haut responsable iranien.

Réduction des quotas d'essence 

Après l'annonce des nouvelles sanctions, les files d'attente s'allongeaient devant les stations-service en Iran.

Les autorités ont annoncé une rare réduction des quotas d'essence en vigueur depuis des années, avec des prix majorés pour quiconque souhaiterait les dépasser.

Les prix des carburants en Iran, l'un des principaux producteurs de pétrole mondiaux, sont parmi les plus bas du monde.

En 2019, une hausse soudaine du prix de l'essence avait provoqué des manifestations qui s'étaient étendues à une centaine de villes, faisant des dizaines de morts.

Alors que les Etats-Unis veulent sanctionner les partenaires économiques de l'Iran, le ministre iranien du Pétrole, Mohsen Paknejad, a affirmé jeudi que les ventes de pétrole au-delà des eaux territoriales iraniennes se poursuivaient.

"Des livraisons sont effectuées aux clients. (...) Elles ont certes diminué, mais elles ont persisté", a-t-il assuré auprès de l'agence Isna.

Les cours du pétrole brut restent stables jeudi matin, le marché jugeant que les initiatives diplomatiques se poursuivent au Moyen-Orient, le baril de Brent s'échangeant à 88 dollars.


L'Iran annonce des «accords» avec Oman sur un partage des revenus du détroit d'Ormuz

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
Short Url
  • Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz
  • Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires"

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime.

"Au cours des négociations avec Oman, certains accords ont été conclus concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit et la part de l'Iran et d'Oman dans ses revenus", a déclaré le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi.

Il a accusé les Etats-Unis d'"entraver les travaux" visant à finaliser un accord.

Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et y prévoyant une opération de déminage.

Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires".

Le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Les Etats-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.

L'Iran discute depuis des semaines avec Oman, tout en affirmant que le détroit restera verrouillé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, prévoyant notamment la levée du blocus américain et des sanctions économiques contre Téhéran.

 


Le Premier ministre qatari à Téhéran jeudi

Short Url
  • Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran
  • Il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions

DOHA: Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran, où il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, sur X.