Les volumes des transactions immobilières à Riyad ont augmenté de 7%, selon Knight Frank

La valeur totale des transactions portant sur les résidences à Riyad a augmenté d’1 % en 2023. (Shutterstock)
La valeur totale des transactions portant sur les résidences à Riyad a augmenté d’1 % en 2023. (Shutterstock)
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Publié le Jeudi 15 février 2024

Les volumes des transactions immobilières à Riyad ont augmenté de 7%, selon Knight Frank

  • Le volume total des transactions dans le Royaume a diminué de 9% pour atteindre 197,7 milliards de SAR (49 milliards d’euros)
  • «Comme on pouvait s’y attendre, la valeur élevée des maisons a contribué aux problèmes croissants d’accessibilité financière, qui ont été accentués par la hausse du coût de l’emprunt»

RIYAD: La capitale de l'Arabie saoudite a connu une augmentation de 7% des volumes de transactions immobilières en 2023 par rapport à l'année précédente, selon Knight Frank.

Riyad a réalisé cette progression alors que d'autres villes du Royaume, dont Djeddah et Dammam, connaissaient une baisse des volumes de transactions, respectivement de 21% et de 12%.

Dans son dernier rapport, l’agence basée au Royaume-Uni révèle que le volume global des transactions dans le secteur immobilier saoudien a chuté de 17% en 2023 pour atteindre un peu plus de 177 000.

Par ailleurs, le volume total des transactions dans le Royaume a diminué de 9% pour atteindre 197,7 milliards de SAR (49 milliards d’euros).

Il y a toutefois une note positive: la valeur totale des transactions portant sur les résidences à Riyad a augmenté d’1% en 2023 pour atteindre 50,9 milliards de SAR (12,64 milliards d’euros).

Le nombre de transactions immobilières en Arabie saoudite, qui représentait 58,7% en valeur totale, a enregistré une baisse de 16% pour atteindre un peu moins de 150 000 ventes.

«Le marché résidentiel a connu une croissance phénoménale des prix au cours des deux ou trois dernières années. Les prix à Riyad, par exemple, continuent de grimper jusqu'à des niveaux record», affirme Faisal Durrani, associé et responsable de la recherche auprès de Knight Frank pour la région du Moyen-Orient et de Afrique du Nord.

Ce dernier ajoute: «Comme on pouvait s’y attendre, la valeur élevée des maisons a contribué aux problèmes croissants d’accessibilité financière, qui ont été accentués par la hausse du coût de l’emprunt. En effet, les taux d’intérêt sont passés d’environ 0,8% en janvier 2021 à 6% à la fin de l’année dernière.»

Faisal Durrani signale en outre que le secteur résidentiel du Royaume connaît un changement structurel de la demande.

«Les jeunes Saoudiens retardent l’accès à la propriété immobilière, non seulement pour des raisons de coûts, mais du fait que ceux qui, parmi eux, se déplacent à l’intérieur de l’Arabie saoudite cherchent de préférence à louer plutôt qu’à devenir propriétaires», explique-t-il.

Knight Frank révèle de plus le fait suivant: le nombre total de prêts hypothécaires accordés entre janvier et novembre 2023 a diminué de 35%, contre une baisse de 22% au cours de la même période de l'année précédente.

De même, la valeur totale des prêts hypothécaires a diminué de 36% pour atteindre 74,2 milliards de SAR (18,43 milliards d’euros) au cours de la même période. Les taux d'intérêt et les prix plus élevés poussent les acheteurs potentiels vers une période d’attente plus longue, tout en accumulant des versements toujours croissants.

Contrairement au reste du Royaume, la valeur des logements à Riyad a continué de grimper en 2023 par rapport à l’année précédente.

Les prix des appartements dans la capitale saoudienne ont augmenté de 4,5% en 2023 par rapport à 2022, tandis que la valeur des villas augmentait de 0,5% au cours de la même période.

«Riyad se situe au centre de l’activité économique du Royaume. C’est là que le taux de création d’emplois est le plus élevé, en grande partie grâce au programme de siège social à travers lequel deux cents entreprises se sont engagées à établir leur siège régional dans le Royaume», affirme Talal Raqqaban, associé au niveau de l’évaluation et du partenariat public-privé auprès de Knight Frank.

Ce dernier conclut en ces termes: «Même avec 241 000 logements qui devraient être livrés d’ici à 2030, le fait que la population est appelée à doubler en nombre sur cette période pour atteindre 16 millions de personnes entraînera toujours un manque de logements d’1,5 million d’unités.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.