Ukraine: Biden a dit à Zelensky sa «confiance» dans la poursuite de l'aide militaire américaine

Le président américain Joe Biden et le président ukrainien Volodymyr Zelensky tiennent une conférence de presse conjointe à côté de la Maison Blanche, à Washington, le 12 décembre 2023 (Photo, AFP).
Le président américain Joe Biden et le président ukrainien Volodymyr Zelensky tiennent une conférence de presse conjointe à côté de la Maison Blanche, à Washington, le 12 décembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 18 février 2024

Ukraine: Biden a dit à Zelensky sa «confiance» dans la poursuite de l'aide militaire américaine

  • Le Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche avait estimé plus tôt samedi que le retrait ukrainien et la chute de la ville d'Avdiïvka étaient la preuve du «coût de l'inaction» du Congrès américain
  • Sans reprise de l'assistance militaire américaine, le dirigeant a évoqué aussi ses craintes qu'une autre ville ukrainienne tombe entre les mains des forces armées russes

Le président américain Joe Biden a indiqué samedi soir avoir dit à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky sa "confiance" dans la poursuite de l'aide militaire américaine à Kiev, actuellement bloquée au Congrès.

"J'ai parlé à Zelensky cet après-midi pour qu'il sache que j'étais confiant dans le fait que nous allons avoir cet argent", a déclaré M. Biden à des journalistes alors que le président ukrainien a lancé à Munich un appel pressant aux Occidentaux pour qu'ils lui livrent plus d'armes après que la Russie a revendiqué le "contrôle total" de la ville d'Avdiïvka, dans l'est de son pays.

Le Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche avait estimé plus tôt samedi que le retrait ukrainien et la chute de la ville d'Avdiïvka étaient la preuve du "coût de l'inaction" du Congrès américain.

"Je vais me battre pour qu'ils (les Ukrainiens) aient les munitions dont ils ont besoin", a assuré le président démocrate.

Joe Biden a qualifié la poursuite du blocage de l'aide militaire par le Congrès - dont la Chambre des représentants a une courte majorité pour les républicains - d'"absurde" et de "non éthique".

Sans reprise de l'assistance militaire américaine, le dirigeant a évoqué aussi ses craintes qu'une autre ville ukrainienne tombe entre les mains des forces armées russes.

La porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Adrienne Watson, avait sommé les parlementaires américains d'approuver "sans délai" cette assistance de 60 milliards de dollars, après la grande victoire militaire symbolique de Moscou depuis l'échec de la contre-offensive de Kiev lancée l'été dernier.

L'Ukraine espère depuis des mois le vote de cette aide cruciale décidée par l'administration de Joe Biden, en campagne pour un deuxième mandat, mais entravée par l'opposition républicaine au Congrès, sous influence de Donald Trump.

En cas d'échec, cela reviendrait à "faire un cadeau à Poutine", avait déjà averti vendredi à Munich la vice-présidente des Etats-Unis Kamala Harris, lors de la conférence annuelle internationale sur la sécurité.

La décision de se retirer d'Avdiïvka a été prise par Kiev après des mois d'intenses combats et d'intensification d'attaques des forces russes pour conquérir cette ville depuis octobre, causant de nombreuses pertes et destructions.

Face à une pénurie de munitions et en infériorité numérique sur le champ de bataille, les forces ukrainiennes avaient annoncé leur retrait dans la nuit de vendredi à samedi. C'était une "décision juste" pour "sauver le plus de vies possible", a justifié à Munich le président Zelensky.


Européennes: une liste «Free Palestine party» en préparation dans plusieurs pays

Le président et fondateur de l'Union démocratique des musulmans de France (UDMF) Nagib Azergui (à droite) s'entretient avec le conférencier Eric Berlinger lors de la première réunion de campagne pour les élections municipales de 2020 à Clichy-la-Garenne, le 1er décembre 2019. (photo Jacques Demarthon AFP)
Le président et fondateur de l'Union démocratique des musulmans de France (UDMF) Nagib Azergui (à droite) s'entretient avec le conférencier Eric Berlinger lors de la première réunion de campagne pour les élections municipales de 2020 à Clichy-la-Garenne, le 1er décembre 2019. (photo Jacques Demarthon AFP)
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  • Cette coalition réunira «des partis indépendants partageant la même éthique musulmane» en France, Espagne (Partido Andalusi), Allemagne (BIG Partei), Belgique (porté par Fouad Ahidar), Pays-Bas (Nida) et Suède (Partiet Nyans)
  • Au delà de la Palestine, l’UDMF liste aussi des propositions en matière d'écologie, de lutte contre l'évasion fiscale et contre les discriminations

PARIS : L'Union des démocrates musulmans français (UDMF) compte se présenter aux élections européennes, au sein d'une coalition «Free Palestine party» réunissant plusieurs partis européens, a indiqué lundi l'UDMF confirmant une information de La Tribune dimanche.

Il s'agit «de faire entendre la voix du peuple palestinien» et de «lutter contre la contamination des idées d'extrême droite visant les citoyens de confession musulmane», a expliqué à l'AFP le président et fondateur de l'UDMF, Nagib Azergui, qui compte déposer sa liste «début mai».

Cette coalition réunira «des partis indépendants partageant la même éthique musulmane» en France, Espagne (Partido Andalusi), Allemagne (BIG Partei), Belgique (porté par Fouad Ahidar), Pays-Bas (Nida) et Suède (Partiet Nyans).

L'UDMF demande sur son site «un changement radical de la diplomatie française et européenne» avec la mise en place de sanctions vis-à-vis d'Israël (interdiction de ventes d'armes, embargo commercial et exclusion de toute compétition internationale notamment).

Au delà de la Palestine, il liste aussi des propositions en matière d'écologie, de lutte contre l'évasion fiscale et contre les discriminations.

Créée en 2012, l'UDMF revendique 650 adhérents. Elle avait recueilli moins de 29.000 voix aux européennes de 2019, avec des pics dans certaines communes: 7,43% à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise), 6,77% à Mantes-la-Jolie (Yvelines).

Le parti compte compenser son manque de moyens financiers par une campagne de terrain, avec un bus qui se rendra à partir de la mi-mai dans les quartiers populaires, de Strasbourg jusqu'à l'Ile-de-France.

«On a une concurrence très aiguisée face à nous», ajoute M. Azergui, alors que LFI insiste elle aussi sur la situation à Gaza dans sa campagne. Mais «on veut travailler différemment» en «ne se satisfaisant pas de grandes déclarations», ajoute-t-il.

Au delà du résultat des européennes, le responsable assure que «notre vraie ambition est 2026» avec les municipales, auxquelles l'UDMF compte se présenter dans trois villes.

M. Azergui rejette par ailleurs toute accusation de communautarisme: si elle compte défendre les droits des musulmans», l'UDMF n'est «pas un parti confessionnel car on n'a pas fait du Coran la base de notre programme», explique-t-il.


Le gouvernement britannique révèle des pourparlers avec un groupe paramilitaire soudanais

Photo d'archives Le commandant des forces paramilitaires de soutien rapide du Soudan, le général Mohamed Hamdan Daglo, est engagé dans une guerre civile au Soudan depuis un an (AFP).
Photo d'archives Le commandant des forces paramilitaires de soutien rapide du Soudan, le général Mohamed Hamdan Daglo, est engagé dans une guerre civile au Soudan depuis un an (AFP).
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  • Réunions entre le ministère des affaires étrangères et les forces de soutien rapide pour tenter de mettre fin aux combats et d'accroître l'aide humanitaire
  • Nouvelles critiquées par certains experts alors que RSF est accusée de crimes contre l'humanité

Londres : Le Bureau des affaires étrangères, du Commonwealth et du développement du Royaume-Uni a révélé qu'il avait eu des entretiens avec les forces paramilitaires de soutien rapide du Soudan, qui ont été accusées de nettoyage ethnique et d'autres atrocités.

Le Guardian a rapporté lundi qu'une demande de liberté d'information adressée au FCDO a révélé que le gouvernement britannique avait ouvert des canaux diplomatiques avec les Forces de soutien rapide, y compris une réunion le 6 mars.

L'OCRF a déclaré au journal que les discussions visaient à accroître le flux d'aide humanitaire et l'accès au Soudan, ainsi qu'à mettre fin aux combats entre la RSF et les forces armées soudanaises.

Les forces de sécurité soudanaises sont engagées dans une guerre civile au Soudan depuis un an et ont été accusées de crimes contre l'humanité par les États-Unis, notamment de massacres, de viols collectifs, de pillages et de nettoyage ethnique. Les Nations unies ont déclaré que les activités de la RSF à Geneina, dans l'ouest du Darfour, ont fait 15 000 morts.

La guerre a coûté la vie à des milliers de civils soudanais, et environ 8 millions de personnes ont été déplacées par les combats.

La volonté du Royaume-Uni de rencontrer la RSF a suscité des condamnations pour ce que certains considèrent comme une politique susceptible de normaliser un groupe paramilitaire accusé de crimes contre l'humanité.

Sharath Srinivasan, codirecteur du Centre de gouvernance et des droits de l'homme de l'université de Cambridge, a déclaré au Guardian que, même si certains cercles diplomatiques considèrent qu'il est nécessaire de parler à des groupes potentiellement peu recommandables, "le fait de parler aux hommes armés a contribué à la perpétuation de la violence et de l'autoritarisme au Soudan au cours des deux ou trois dernières décennies".

Il a ajouté : "Lorsque (les FAR) commettent des actes de violence ciblée d'une ampleur inouïe contre des groupes ethniques, des femmes et des enfants, à une échelle qui est absolument horrible et qui l'était déjà il y a 20 ans, (le Royaume-Uni) met en jeu une grande partie de sa crédibilité morale et de sa décence".

Ahmed Soliman, chercheur principal au sein du groupe de réflexion sur les affaires internationales Chatham House, a déclaré que les pourparlers étaient justifiables dans le cadre des efforts visant à mettre fin à la guerre et à atténuer les souffrances des civils.

"Comment l'aide pourra-t-elle être acheminée dans l'ouest du Soudan si l'on ne s'engage pas avec les forces de soutien rapide ? Elles contrôlent 95 % du Darfour", a-t-il ajouté.

"C'est la sale réalité de la guerre. Cela ne devrait pas empêcher de s'engager auprès des civils, mais cela doit faire partie de la recherche d'une solution, à la fois pour mettre fin à la guerre à court terme et pour apporter de l'aide aux civils.

Cependant, Maddy Crowther, codirectrice du groupe de défense des droits de l'homme Waging Peace, a qualifié les pourparlers de "démarche terrible", affirmant que les négociations avec le RSF pourraient s'avérer vaines.

"Ces pourparlers partent également du principe que les RSF sont des acteurs de bonne foi", a-t-elle déclaré. "Discuter avec le FSR n'a jamais abouti aux résultats que le Royaume-Uni dit vouloir obtenir au Soudan. Je ne vois pas pourquoi cela changerait aujourd'hui".

Elle a ajouté que "pour les Soudanais, cela sera vécu comme une véritable gifle" et que la diaspora interprétera la nouvelle comme un "abus total de la confiance que les gens ont placée dans le Royaume-Uni et d'autres puissances pour négocier ou défendre leurs intérêts".

Un porte-parole de la FCDO a déclaré au Guardian : "Le Royaume-Uni continue de rechercher toutes les voies diplomatiques pour mettre fin à la violence - pour empêcher que d'autres atrocités ne soient commises, pour pousser les deux parties à un cessez-le-feu permanent, pour permettre un accès humanitaire sans restriction, pour protéger les civils et pour s'engager dans un processus de paix durable et significatif.

"Les forces armées soudanaises et les forces de sécurité soudanaises ont entraîné le Soudan dans une guerre injustifiée, au mépris total du peuple soudanais. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour qu'elles répondent de leurs actes.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Tir mortel sur le film « Rust »: l'armurière fixée sur sa peine lundi

Les avocats d'Alec Baldwin tentent actuellement de faire annuler son procès pénal, en soulevant des nullités.  La semaine dernière, le parquet a réclamé son maintien, dans une réponse détaillée qui charge lourdement l'acteur de 66 ans.  Les procureurs fustigent l'attitude du comédien, qui "hurlait régulièrement" sur tout le monde et voulait finir le film plus vite. (AFP).
Les avocats d'Alec Baldwin tentent actuellement de faire annuler son procès pénal, en soulevant des nullités. La semaine dernière, le parquet a réclamé son maintien, dans une réponse détaillée qui charge lourdement l'acteur de 66 ans. Les procureurs fustigent l'attitude du comédien, qui "hurlait régulièrement" sur tout le monde et voulait finir le film plus vite. (AFP).
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  • Responsable des armes sur le film, Hannah Gutierrez-Reed, a été jugée coupable d'homicide involontaire début mars par un tribunal du Nouveau-Mexique
  • C'est elle qui avait chargé le revolver avec lequel Alec Baldwin répétait en octobre 2021, lorsque le tournage a viré au drame dans un ranch de cette région du sud-ouest des Etats-Unis: une balle réelle avait tué la directrice de la photographie

LOS ANGELES: L'armurière du western "Rust", produit par Alec Baldwin et sur le tournage duquel la directrice de la photographie avait été tuée par un tir, doit être fixée sur sa peine lundi.

Responsable des armes sur le film, Hannah Gutierrez-Reed, a été jugée coupable d'homicide involontaire début mars par un tribunal du Nouveau-Mexique.

C'est elle qui avait chargé le revolver avec lequel Alec Baldwin répétait en octobre 2021, lorsque le tournage a viré au drame dans un ranch de cette région du sud-ouest des Etats-Unis: une balle réelle avait tué la directrice de la photographie Halyna Hutchins et blessé le réalisateur Joel Souza.

Hannah Gutierrez-Reed risque jusqu'à 18 mois d'emprisonnement.

Star et producteur du film, Alec Baldwin est également accusé d'homicide involontaire. Il encourt la même peine, mais doit être jugé séparément en juillet.

Ce fait divers rare avait choqué Hollywood et provoqué des appels à interdire les armes à feu sur les plateaux.

Lors du procès de l'armurière, l'accusation a fustigé son amateurisme et son inexpérience. Sa négligence a engendré des "défaillances de sécurité constantes et sans fin" sur le plateau, selon la procureure Kari Morrissey.

« Roulette russe »

L'armurière "laissait tout le temps des armes sans surveillance", a-t-elle poursuivi, et ne vérifiait pas que les munitions étaient sans danger, au mépris des règles de sécurité de l'industrie cinématographique.

Les balles à blanc utilisées en plateau produisent un cliquetis facilement identifiable par un professionnel lorsqu'il secoue l'arme.

"Si elle ne vérifie pas les munitions factices (...) pour s'assurer qu'il s'agit bien de balles à blanc, (...) c'est un jeu de roulette russe qui s'engage à chaque fois qu'un acteur porte une arme", a tancé Mme Morrissey.

La défense de Mme Gutierrez-Reed l'a présentée comme "bouc émissaire" d'une production qui négligeait la sécurité pour des raisons financières.

La jeune femme n'avait aucun moyen de savoir que des munitions réelles avaient infiltré le plateau et croyait que la production s'était procuré uniquement des balles à blanc, selon son avocat Jason Bowles.

Elle était aussi chargé d'autres tâches, qui l'empêchaient de se concentrer pleinement sur son rôle d'armurière.

"La responsabilité revient à la production, comme dans toute organisation. Cela commence au sommet", a-t-il argué.

Interrompu par la tragédie, le tournage de "Rust" a finalement été complété dans le Montana (nord-ouest), avec le veuf de Halyna Hutchins, Matthew, en tant que producteur exécutif.

Fin 2022, il avait abandonné les poursuites qu'il avait engagées au civil contre Alec Baldwin au terme d'un accord dont le montant n'a pas été divulgué.

« Pression » de Baldwin

Les avocats d'Alec Baldwin tentent actuellement de faire annuler son procès pénal, en soulevant des nullités.

La semaine dernière, le parquet a réclamé son maintien, dans une réponse détaillée qui charge lourdement l'acteur de 66 ans.

Les procureurs fustigent l'attitude du comédien, qui "hurlait régulièrement" sur tout le monde et voulait finir le film plus vite.

"La pression de M. Baldwin à l'encontre de l'équipe sur le plateau de tournage a régulièrement compromis la sécurité", a estimé l'accusation.

L'acteur, qui nie avoir appuyé sur la détente, "a menti éhontément sur son comportement" en plateau, a ajouté le parquet. Dans son premier interrogatoire avec la police, il ne soutient pas explicitement que l'arme s'est déclenchée toute seule: cette thèse n'a été développée que plus tard, lors d'une interview télévisée.

Une expertise du FBI a conclu que le pistolet tenu par l'acteur n'avait pas pu faire feu sans une pression sur la détente. Elle est contestée par sa défense.