Les Houthis du Yémen revendiquent une nouvelle attaque contre un navire

Les Houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont dit lundi avoir frappé un navire britannique dans le golfe d'Aden, la société de sécurité maritime Ambrey ayant signalé dans la nuit une attaque contre un navire immatriculé au Royaume-Uni. (AFP)
Les Houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont dit lundi avoir frappé un navire britannique dans le golfe d'Aden, la société de sécurité maritime Ambrey ayant signalé dans la nuit une attaque contre un navire immatriculé au Royaume-Uni. (AFP)
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Publié le Lundi 19 février 2024

Les Houthis du Yémen revendiquent une nouvelle attaque contre un navire

  • Les rebelles yéménites ont pris pour cible «un navire britannique dans le golfe d'Aden, le RUBYMAR, avec des missiles navals», a déclaré le porte-parole militaire des Houthis
  • L'Union européenne a officiellement lancé lundi sa mission de protection du trafic maritime en mer Rouge, perturbé par des attaques des rebelles houthis

SANAA: Les Houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont dit lundi avoir frappé un navire britannique dans le golfe d'Aden, la société de sécurité maritime Ambrey ayant signalé dans la nuit une attaque contre un navire immatriculé au Royaume-Uni.

Les rebelles yéménites ont pris pour cible "un navire britannique dans le golfe d'Aden, le RUBYMAR, avec des missiles navals", a déclaré le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, dans un communiqué.

La société Ambrey a signalé l'attaque d'un "vraquier battant pavillon bélizien, immatriculé au Royaume-Uni et exploité par le Liban" dans le détroit de Bab al-Mandeb, qui relie la mer Rouge au golfe d'Aden.

Le navire se dirigeait vers le nord depuis les Emirats arabes unis et avait pour destination finale la ville bulgare de Varna.

L'agence britannique de sécurité maritime UKMTO a indiqué qu'un navire se trouvant à 35 milles nautiques (65 kilomètres) du port yéménite de Mokha avait signalé "une explosion à proximité qui a causé des dommages".

UKMTO a confirmé plus tard que l'équipage avait évacué le navire et était sain et sauf.

L'UE lance sa mission maritime en mer Rouge

L'Union européenne a officiellement lancé lundi sa mission de protection du trafic maritime en mer Rouge, perturbé par des attaques des rebelles houthis, a annoncé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

"L'Europe va assurer la liberté de navigation en mer Rouge, en coordination avec nos partenaires internationaux", s'est félicitée Mme von der Leyen, sur X (ex-Twitter).

Les Houthis ont affirmé qu'ils "s'étaient assurés que l'équipage du navire était sorti sain et sauf".

Lundi, Ambrey a fait état d'informations selon lesquelles l'équipage du navire "a été secouru par un autre navire marchand".

Le porte-parole militaire des Houthis a affirmé que le navire "risque de couler dans le golfe d'Aden" après avoir subi "d'importants dégâts" lors de l'attaque.

Mais Ambrey dit avoir noté un schéma de dérive au cours des jours précédents, entre les 16 et 18 février, "compatible avec une panne de moteur", ajoutant que "les causes de l'arrêt du navire n'étaient jusque-là pas claires".

Un cargo américain dit avoir subi «une attaque» au large du Yémen

Un cargo américain a signalé avoir subi une "attaque de missile" au large du Yémen et demandé une assistance militaire, a indiqué lundi la société de sécurité maritime Ambrey.

"Un vraquier américain battant pavillon grec a demandé une assistance militaire invoquant une +attaque de missiles+", a rapporté Ambrey, ajoutant que les communications radio indiquaient que "l'équipage était indemne".

Les Houthis, qui contrôlent de vastes régions du Yémen, affirment mener ces attaques en solidarité avec les Palestiniens dans la bande de Gaza, où Israël mène une guerre sanglante contre le Hamas palestinien en représailles à l'attaque sans précédent du 7 octobre sur le sol israélien.

Ces attaques ont déclenché des frappes de représailles de la part des forces américaines et britanniques au Yémen, dont la dernière a eu lieu samedi.

Les Houthis ont également dit avoir abattu un avion américain MQ-9, affirmation à laquelle Washington n'a pas encore répondu.


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".