Riyad fête l’harmonie et la beauté des poésies européenne et saoudienne

Cet évènement affirme une fois de plus l’intérêt que portent les Saoudiens et les Européens à la culture, qui permet de tisser des liens d’amitié, de compréhension et de tolérance entre les peuples (Photo fournie).
Cet évènement affirme une fois de plus l’intérêt que portent les Saoudiens et les Européens à la culture, qui permet de tisser des liens d’amitié, de compréhension et de tolérance entre les peuples (Photo fournie).
Christophe Farneau, ambassadeur de l’UE en Arabie saoudite a déclaré lors de l’inauguration de cet évènement culturel «qu’il n'y a pas de meilleure façon de célébrer le passage de l'Année de la poésie arabe en Arabie saoudite qu’en présentant des poèmes européens et arabes de renom» (Photo fournie).
Christophe Farneau, ambassadeur de l’UE en Arabie saoudite a déclaré lors de l’inauguration de cet évènement culturel «qu’il n'y a pas de meilleure façon de célébrer le passage de l'Année de la poésie arabe en Arabie saoudite qu’en présentant des poèmes européens et arabes de renom» (Photo fournie).
Tout au long de la soirée, les poèmes ont été récités dans huit langues différentes: en allemand, anglais, arabe, espagnol, français, italien, polonais et portugais (Image fournie).
Tout au long de la soirée, les poèmes ont été récités dans huit langues différentes: en allemand, anglais, arabe, espagnol, français, italien, polonais et portugais (Image fournie).
Short Url
Publié le Lundi 19 février 2024

Riyad fête l’harmonie et la beauté des poésies européenne et saoudienne

  • Le Saudi Music Hub de Riyad a accueilli le 14 février la Nuit européenne de la poésie
  • Cet évènement affirme une fois de plus l’intérêt que portent les Saoudiens et les Européens à la culture, qui permet de tisser des liens d’amitié, de compréhension et de tolérance entre les peuples

RIYAD: Le réseau des Instituts culturels nationaux de l’Union européenne (connus sous le sigle anglais de «Eunic») en Arabie saoudite, en étroite collaboration avec le Goethe Institut, l'Alliance française, le British Council et les ambassades européennes dans le Royaume, la délégation de l’UE et le Centre saoudien de la musique ont organisé le 14 février une soirée dédiée à la poésie du Vieux Continent au Saudi Music Hub de Riyad. 

L’Eunic est un réseau qui rassemble des instituts culturels et de promotion des langues nationales des 27 pays membres de l’UE. En Arabie saoudite, il ambitionne particulièrement de bâtir des liens et d’améliorer l’harmonisation des relations entre le Royaume et l’Europe par le biais de la culture.

Cet évènement affirme une fois de plus l’intérêt que portent les Saoudiens et les Européens à la culture, qui permet de tisser des liens d’amitié, de compréhension et de tolérance entre les peuples. 

Christophe Farneau, ambassadeur de l’UE en Arabie saoudite a déclaré lors de l’inauguration de cet évènement culturel «qu’il n'y a pas de meilleure façon de célébrer le passage de l'Année de la poésie arabe en Arabie saoudite qu’en présentant des poèmes européens et arabes de renom».

«Si l'Europe compte plusieurs poètes et écrivains célèbres, la poésie arabe a laissé sa propre marque prestigieuse sur la culture et les traditions littéraires. Je suis heureux que notre événement puisse également mettre en lumière la magnifique poésie saoudienne. Au nom des différents partenaires européens impliqués dans l'organisation de cet événement, je remercie Saudi Music Hub de l'avoir accueilli», a-t-il expliqué.

Tout au long de la soirée, les poèmes ont été récités dans huit langues différentes: en allemand, anglais, arabe, espagnol, français, italien, polonais et portugais. Tous les poèmes européens ont également été récités en arabe. Tout en permettant aux participants de s'immerger dans le monde merveilleux de la poésie, la Nuit européenne de la poésie a également été marquée par des représentations musicales du Saudi Music Hub.

Khaled AlKhaldi, directeur du lieu a pour sa part révélé que «le Saudi Music Hub, ses artistes, ses facultés et ses étudiants sont reconnaissants pour le pont culturel qui se crée à travers les arts et les relations qui se nouent grâce à eux».

«Cette soirée a offert une occasion équilibrée de partager une partie de notre culture tout en embrassant l'histoire et la culture des pays européens», a-t-il ajouté. «Je tiens à remercier l'ambassadeur de l'Union européenne, Christophe Farnaud, d'avoir pris l'initiative d'inaugurer cette nuit, ainsi que les instituts nationaux de la culture de l'UE en Arabie saoudite, l'Institut Goethe, le British Council, l’Alliance française et de la Commission de la musique pour leur soutien. Ils ont fait de cette soirée un événement remarquable.»

La poésie n'est pas seulement un genre littéraire combinant style, métrique et lyrisme. Dans toutes les littératures du monde, la poésie porte en elle-même du sens, elle éveille et nourrit les esprits et les sens car elle a l’avantage de traverser les époques. La poésie est durable et porte en elle l’espoir. Cet art est l’un des meilleurs moyens de tisser des liens entre les peuples, les civilisations.

 


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Short Url
  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Short Url
  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

--
« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Short Url
  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.