La croissance économique saoudienne devrait continuer à attirer les investisseurs, selon un responsable de J.P. Morgan

Omar el-Amine, responsable des services bancaires d’investissement chez J.P. Morgan Saudi Arabia, s’adressant à Arab News.
Omar el-Amine, responsable des services bancaires d’investissement chez J.P. Morgan Saudi Arabia, s’adressant à Arab News.
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Publié le Lundi 19 février 2024

La croissance économique saoudienne devrait continuer à attirer les investisseurs, selon un responsable de J.P. Morgan

  • Pour Omar el-Amine, responsable des services bancaires d’investissement chez J.P. Morgan Saudi Arabia, la transformation socio-économique et les réformes réglementaires du Royaume sont les principaux moteurs de son attrait mondial
  • Il a souligné que le dynamisme des marchés boursier et obligataire de l’Arabie saoudite reflétaient la forte croissance économique du pays

RIYAD: Selon un haut responsable de J.P. Morgan, le paysage de l’investissement en Arabie saoudite devrait connaître un avenir prospère, alimenté par ses marchés boursier et obligataire.

Dans une interview accordée à Arab News lors du Saudi Capital Market Forum à Riyad, Omar el-Amine, responsable des services bancaires d’investissement chez J.P. Morgan Saudi Arabia, a fait part de son point de vue sur l’attrait croissant du Royaume pour les investisseurs.

Il a souligné que la transformation socio-économique globale et les réformes réglementaires du Royaume étaient les principaux moteurs de son attrait mondial. «L’Arabie saoudite se distingue comme une histoire d’investissement passionnante et convaincante pour nos investisseurs  de la région et du monde entier», a constaté M. El-Amine, ajoutant que «l’Arabie saoudite se caractérise par une histoire structurelle à long terme, soutenue par une transformation socio-économique et par la mise en œuvre d’un certain nombre de réformes réglementaires qui contribuent à promouvoir l’Arabie saoudite à l’échelle mondiale».

Selon M. El-Amine, le marché boursier est un indicateur clair du dynamisme de l’activité économique du Royaume et de son économie diversifiée et expansive. Il a souligné que les marchés boursier et obligataire de l’Arabie saoudite reflétaient la forte croissance économique du pays, les premières introductions en Bourse agissant comme un puissant catalyseur d’optimisme pour l’avenir.

Concernant les performances des récentes introductions en Bourse, M. El-Amine a expliqué que «toutes les introductions en Bourse qui ont eu lieu en Arabie saoudite ont enregistré des performances de plus de 60 à 70% au cours des douze derniers mois, ce qui témoigne de la force de ce marché. Contrairement à d’autres marchés émergents ou même internationaux, les performances ont été négatives ou simplement neutres».

Évoquant l’avenir, il a mentionné la participation active de J.P. Morgan aux introductions en Bourse à venir pour 2024 et 2025, soulignant les perspectives prometteuses de ce marché dans le Royaume.

Réfléchissant au développement de l’Arabie saoudite, M. El-Amine a établi des parallèles avec d’autres marchés émergents sur les plans de la croissance démographique et de l’adoption de nouvelles industries, mais il a tenu à souligner les attributs uniques qui distinguent le Royaume.

«Les indicateurs ou le modèle des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en termes de taille de l’économie, qui s’élève à 1 000 milliards de dollars (1 dollar = 0,93 euro), un PIB par habitant supérieur soit à 50 000 dollars, une monnaie indexée, une faible dette par rapport au PIB, tous ces éléments rendent la macroéconomie de l’Arabie saoudite très attrayante, et nous constatons que les investisseurs s'intéressent de plus en plus à ce marché», a-t-il expliqué.

M. El-Amine a salué la tenue du forum, qui constitue une plate-forme permettant d’explorer les opportunités et de nouer des relations avec des investisseurs, des chefs de file du marché et des représentants d’entités importantes comme Tadawul et l’Autorité du marché des capitaux.

Il a enfin présenté les objectifs de J.P. Morgan: l’approfondissement de sa compréhension des indicateurs de performance et des objectifs clés du secteur, le renforcement des relations avec les participants et le réseautage avec des pairs d’autres institutions.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.