Les vols se précipitent vers l'Arabie saoudite alors que l'interdiction de voyager est levée

Une vue intérieure du terminal de l'aéroport international du roi Khaled à Riyad. (Shutterstock)
Une vue intérieure du terminal de l'aéroport international du roi Khaled à Riyad. (Shutterstock)
L'aéroport international du roi Khaled de Riyad abrite la compagnie nationale Saudia Airlines.  (Shutterstock)
L'aéroport international du roi Khaled de Riyad abrite la compagnie nationale Saudia Airlines. (Shutterstock)
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Publié le Lundi 04 janvier 2021

Les vols se précipitent vers l'Arabie saoudite alors que l'interdiction de voyager est levée

  • L'entrée par voie aérienne, terrestre et maritime avait été suspendue pendant deux semaines après la découverte au Royaume-Uni et ailleurs d'une nouvelle souche mutante du coronavirus qui est 70 % plus infectieuse que l'originale
  • De nombreux expatriés ont été bloqués à l'étranger et ont encore du mal à rentrer au Royaume, les vols disponibles étant rares

RIYAD: Les Saoudiens et les expatriés bloqués à l'étranger ont bombardé les agences de voyage et les sites de réservation avec des demandes de vol dimanche après que le Royaume a levé sa dernière interdiction de voyager.

L'entrée par voie aérienne, terrestre et maritime avait été suspendue pendant deux semaines après la découverte au Royaume-Uni et ailleurs d'une nouvelle souche mutante du coronavirus qui est 70 % plus infectieuse que l'originale.

Les voyages ont repris à 11 heures dimanche, mais les non Saoudiens venant de pays où de nouvelles variantes du virus avaient été détectées ont été priés de rester au moins quatorze jours en dehors de ces pays et de passer un test PCR avant d'entrer dans le Royaume.

De nombreux expatriés ont été bloqués à l'étranger et ont encore du mal à rentrer au Royaume, les vols disponibles étant rares. 

Nasir Jawed, un travailleur du secteur privé, a quitté le Royaume au début de l'année dernière pour passer du temps avec sa famille en Inde, et n'a pas pu revenir depuis. Il est maintenant bloqué à Dubaï. «J'ai d'abord langui pendant dix mois en Inde en attendant que les vols reprennent», a-t-il déclaré.

«Maintenant, à nouveau, quand je suis arrivé aux Émirats arabes unis (EAU) pour retourner en Arabie saoudite, après être resté aux EAU pendant quatorze jours de quarantaine, les vols vers l'Arabie saoudite ont de nouveau été annulés».

Jawed a dit qu'il avait du mal à faire réémettre son billet d'avion, comme beaucoup d'autres. Le premier vol Saudia disponible vers l'Arabie saoudite était dans seize jours, a-t-il dit, ce qui peut être un problème pour les cols bleus qui ne pouvaient pas se permettre de rester à l'hôtel.

Les vols d'autres compagnies aériennes étaient également complets, a déclaré M. Jawed. «Les mêmes conditions, les mêmes problèmes... pas de vols pour les prochains jours.»

Les cas de la nouvelle variante du coronavirus, SARS-CoV-2 B.1.1.7, qui a été détectée pour la première fois au Royaume-Uni en septembre et rendue publique en novembre, ont augmenté rapidement.

Des cas ont été signalés en Turquie, en Islande, en Jordanie, aux Émirats arabes unis, au Japon, au Liban, au Pakistan, à Singapour, en Corée du Sud, en Chine, en Inde, en Australie, à Taïwan, aux États-Unis, au Canada, au Chili, en Australie et au Brésil. L'Afrique du Sud a enregistré une autre souche, connue sous le nom de SARS-CoV-2 501.V2.

Certains pays ont pris des mesures de précaution similaires à celles de l'Arabie saoudite pour empêcher la propagation des nouvelles variantes. Bien qu'ils soient plus infectieux et donc plus transmissibles, rien ne permet de penser qu'ils provoquent des maladies plus graves ou des décès.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.

 

 


Sous des chaleurs extrêmes, le hajj met les pélerins à rude épreuve

La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. (AFP)
La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. (AFP)
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  • Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée  - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation
  • Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins

LA MECQUE: Sous des températures dépassant les 40°C, Inas Gamal s'est résolue à rester dans la chambre, climatisée, de son hôtel, pour faire, entre le lever et le coucher du soleil les prières du hajj, qui débute lundi en Arabie saoudite.

"Il fait très chaud, beaucoup plus que je ne l'imaginais", dit à l'AFP cette Egyptienne mère de quatre enfants, qui effectue pour la première fois le grand pèlerinage annuel musulman.

"Je n'arrive pas à m'adapter" à la chaleur extrême de la péninsule arabique, admet avec gêne cette quadragénaire, en ajustant ses lunettes de soleil.

"J'avais prévu de faire toutes mes prières à la Grande Mosquée", au coeur de laquelle trône la Kaaba, ce cube noir géant vers lequel les musulmans du monde entier se tournent pour prier, "mais je n'ai pas pu y aller pour les prières qui se tiennent en journée", explique-t-elle.

Le Centre national de météorologie prévoit des températures diurnes comprises entre 42 et 47 degrés pendant le hajj et sa série de rites codifiés se déroulant, souvent en plein air, sur plusieurs jours à la Mecque et dans ses environs.

Sous un soleil brûlant et dans une atmosphère étouffante, les pèlerins s'exposent aux coups de chaleur, malaises et même arrêts cardiaques.

Comme Mme Gamal, 1,5 million de fidèles sont déjà arrivés en Arabie saoudite pour effectuer ce pèlerinage, un des cinq piliers de l'islam, qui doit être entrepris par tout musulman au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens.

"Le seul obstacle" 

Pour beaucoup, la chaleur et l'aridité du climat sont un choc.

"Je veille à boire de grandes quantités d'eau et des boissons riches en sels et en minéraux, parce que nous transpirons en permanence et que nous sommes constamment en mouvement", assure à l'AFP Imad Ahmed, venu du Royaume-Uni.

Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée  - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation, que la télévision d'Etat saoudienne vante comme sans équivalent au monde.

Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins.

Mais quand même "il fait vraiment très chaud", souffle sous son chapeau Mohamed Nabil, Algérien venu d'Oran, où les températures ne dépassent actuellement pas les 25°C.

Pour ce professeur de 43 ans, qui explique parcourir plus de 30.000 pas par jour, la chaleur constitue "le seul obstacle" au plaisir d'accomplir les rites à La Mecque, berceau de l'islam.

Coups de chaleur 

Les stands de glaces sont pris d'assaut, les pèlerins faisant la queue pour obtenir un pot vendu environ deux euros.

La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures.

Certains rites du hajj restent particulièrement éprouvants, comme l'étape phare du Mont Arafat, mardi, où les pèlerins seront exposés au soleil brûlant sur un promontoire rocheux.

Le ministère saoudien de la Santé a annoncé samedi que ses équipes médicales avaient déjà pris en charge 144 personnes souffrant de coups de chaleur.

En 2024, plus de 1.300 pèlerins avaient péri sous des températures dépassant les 50°C, d'après les autorités.

Dans la vallée de Mina, près de La Mecque, où le pèlerinage doit se conclure avec le rituel de la lapidation de Satan, un hôpital se tient prêt à accueillir les personnes souffrant de coups de chaleur.

Sans cacher sa préoccupation, Jamil Abualenain, directeur général exécutif du Centre national de gestion des crises et des catastrophes sanitaires, y répète pour l'AFP les consignes de base: "consommer suffisamment d'eau, utiliser des parapluies et éviter toute exposition prolongée aux rayons du soleil".