AlUla, en Arabie saoudite, ville de cultures anciennes, accueille le 41e sommet du CCG

Les ruines de l'ancienne ville de Dadan côtoient les structures modernes d'AlUla. (SPA)
Les ruines de l'ancienne ville de Dadan côtoient les structures modernes d'AlUla. (SPA)
Le sommet du CCG aura lieu au Maraya Concert Hall, une structure en forme de cube recouverte de plus de 9 500 mètres carrés de miroirs. (Fourni)
Le sommet du CCG aura lieu au Maraya Concert Hall, une structure en forme de cube recouverte de plus de 9 500 mètres carrés de miroirs. (Fourni)
Le Royaume accueille le sommet du CCG pour la 10e année. La vallée d'AlUla contient un certain nombre de sites historiques qui abritaient autrefois les anciennes civilisations Dadan et Lihyan. La Commission royale pour AlUla s'est donné pour mission de lui rendre la place qui lui revient en tant qu'oasis culturelle. (Photos/SPA,RCU)
Le Royaume accueille le sommet du CCG pour la 10e année. La vallée d'AlUla contient un certain nombre de sites historiques qui abritaient autrefois les anciennes civilisations Dadan et Lihyan. La Commission royale pour AlUla s'est donné pour mission de lui rendre la place qui lui revient en tant qu'oasis culturelle. (Photos/SPA,RCU)
Une oasis à AlUla. (SPA)
Une oasis à AlUla. (SPA)
Les promenades à dos de chameau à travers l'architecture ancienne en grès font partie des attractions proposées aux visiteurs à AlUla. (SPA)
Les promenades à dos de chameau à travers l'architecture ancienne en grès font partie des attractions proposées aux visiteurs à AlUla. (SPA)
AlUla showcases the architectural feats of an ancient civilization. (SPA)
AlUla showcases the architectural feats of an ancient civilization. (SPA)
Elephant Rock
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Lihian bin koza
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Hegra
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Maraya
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Publié le Lundi 04 janvier 2021

AlUla, en Arabie saoudite, ville de cultures anciennes, accueille le 41e sommet du CCG

  • Nichée dans l'ombre des montagnes du Hijaz qui s'étendent sur toute la longueur de la région occidentale, AlUla était autrefois une ville très animée
  • Inauguré en 1981, le sommet du CCG a été accueilli par le cheikh Zayed Al Nahayan à Abu Dhabi et a ouvert la voie à la région pour améliorer et renforcer la coopération et les liens entre les États membres.

JEDDAH : L'Arabie saoudite va accueillir le 41e sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG) dans l'ancienne capitale des civilisations historiques, AlUla.

Autrefois carrefour incontournable durant l'Antiquité, la vallée d'AlUla accueillera le sommet le 5 janvier au Maraya Concert Hall, une structure en forme de cube recouverte de plus de 9 500 mètres carrés de miroirs reflétant le paysage environnant saisissant.

Inaugurée en 2019 et surnommée la "merveille aux miroirs" en raison des feuilles de verre géantes fixées à la structure, la salle est située dans le Wadi Ashaar, près de l'autoroute volcanique, où elle est entourée de terrains montagneux. Elle peut accueillir jusqu'à 500 personnes et a accueilli un certain nombre d'événements culturels depuis son ouverture.

L'emplacement géographique du sommet n'est pas anodin. Nichée dans l'ombre des montagnes du Hijaz qui s'étendent sur toute la longueur de la région occidentale, AlUla était autrefois une ville très animée et son influence s'étendait à toute la péninsule arabique et au-delà.

Aujourd'hui, AlUla est redécouverte et prospère, et l'ancienne capitale commerciale des anciens royaumes accueillera l'un des sommets les plus importants de la région, rétablissant ainsi son rôle primordial dans le monde moderne.

Lors de la réunion hebdomadaire de son cabinet, le roi Salman a déclaré qu'il espérait que le sommet réussirait à promouvoir une action commune et à étendre la coopération et l'intégration entre les États membres. À la demande du roi Salman, le secrétaire général du CCG, Nayef Falah Al-Hajjraf, a invité les dirigeants des États membres à participer au sommet. Les six États membres du CCG sont l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn, Oman, le Qatar et le Koweït.

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"Le 41e sommet marque le début d'un nouveau chapitre pour le CCG alors qu'il entame sa cinquième décennie", a déclaré M. Al-Hajjraf.

Le Cheikh Ali Al-Khalid Al-Sabah, ambassadeur du Koweït en Arabie Saoudite, a souligné l'importance de la 41e session du sommet du Golfe en raison des récents développements politiques dans la région.

L'envoyé a déclaré que le sommet accueilli par le Royaume se ferait dans une atmosphère positive et fraternelle. Les liens entre les dirigeants du CCG reflètent "l'esprit de responsabilité et la conviction sincère de l'importance de renforcer la solidarité du Golfe pour faire face aux défis communs et établir la paix et la stabilité au profit" du conseil.

La région est confrontée à de grands défis politiques et économiques, a-t-il déclaré. Les dirigeants du CCG discuteront de ces questions avec une vision commune qui découle de leur croyance en un destin commun et de leur volonté de préserver les intérêts des pays de la région et de leurs peuples.

Le Royaume accueille le sommet du CCG pour la dixième année consécutive. La vallée d'AlUla contient un certain nombre de sites historiques qui abritaient autrefois les anciennes civilisations Dadan et Lihyan. La Commission royale pour AlUla s'est donné pour mission de lui rendre la place qui lui revient en tant qu'oasis culturelle.

Inauguré en 1981, le sommet du CCG a été accueilli par le cheikh Zayed Al Nahayan à Abu Dhabi et a ouvert la voie à la région pour améliorer et renforcer la coopération et les liens entre les États membres.

 

La renaissance d’AlUla
Hegra, l’ancienne cité des Nabatéens dans la Vallée historique d’AlUla en Arabie Saoudite, émerge de la nuit des temps pour reprendre sa juste place parmi les merveilles du monde.
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Israël tourne une page avec le retour de son dernier otage à Gaza

L'armée a indiqué qu'à "l'issue de la procédure d'identification", elle avait "informé la famille de l'otage Ran Gvili , (...) que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé". (Reuters)
L'armée a indiqué qu'à "l'issue de la procédure d'identification", elle avait "informé la famille de l'otage Ran Gvili , (...) que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé". (Reuters)
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  • Cet épilogue devrait permettre l'avancée du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien, et notamment la réouverture du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte, seule porte de sortie de la bande de Gaza
  • "Nous sommes au seuil de la prochaine phase" du plan américain, a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Mais "la prochaine phase, ce n'est pas la reconstruction", elle consiste "à désarmer le Hamas et à démilitariser" Gaza

JERUSALEM: "Nous pouvons enfin dire: il n'y a plus d'otages à Gaza": Israël a rapatrié lundi le corps de Ran Gvili, le dernier d'entre eux, marquant la fin du long combat des familles dans une société traumatisée par l'attaque du 7-Octobre.

Cet épilogue devrait permettre l'avancée du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien, et notamment la réouverture du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte, seule porte de sortie de la bande de Gaza sans passer par Israël.

"Nous sommes au seuil de la prochaine phase" du plan américain, a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Mais "la prochaine phase, ce n'est pas la reconstruction", elle consiste "à désarmer le Hamas et à démilitariser" Gaza, a-t-il ajouté.

L'armée avait auparavant indiqué qu'à "l'issue de la procédure d'identification", elle avait "informé la famille de l'otage Ran Gvili , (...) que leur proche avait été formellement identifié et rapatrié pour être inhumé".

M. Netanyahu a salué "une réussite extraordinaire pour l'Etat d'Israël". "Nous les avons tous ramenés, jusqu'au tout dernier captif", a-t-il dit au Parlement.

Le gouvernement "a accompli sa mission morale", s'est-il prévalu, l'armée se félicitant d'avoir tenu sa promesse de "ne jamais abandonner personne".

"C'est une période qui touche à sa fin", réagit à Tel-Aviv Orna Cheled, une habitante de 70 ans, qui se dit "très émue".

"Mais je ne sens pas que la situation est résolue, que c'est vraiment la fin (...) au final, nous voulons juste vivre en paix", ajoute-t-elle.

"Ça ressemble à une forme de clôture. C'est très émouvant", témoigne aussi Rebecca Geller, 46 ans, une ancienne employée du Forum des familles, la principale association israélienne de proches de captifs.

"TRAVAIL EXTRAORDINAIRE! (...) Félicitations à ma formidable équipe de champions!!!", a écrit pour sa part Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Dans le même temps, neuf prisonniers palestiniens ont été libérés par Israël et hospitalisés à Gaza, selon l'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa, à Deir el-Balah (centre).

Fin du "combat" 

Lors de l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza, 251 personnes, dont 44 mortes, avaient été enlevées pour servir d'otages.

Sur les 207 otages pris vivants, 41 sont morts ou ont été tués en captivité.

Ran Gvili, un policier, était tombé au combat à 24 ans en défendant le kibboutz Aloumim.

Seule sa dépouille n'avait jusque-là pas été rendue à Israël dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur à Gaza sous pression américaine le 10 octobre.

"Avec le retour de (Ran) Gvili, un héros qui a donné sa vie pour défendre sa communauté, nous pouvons enfin dire: il n'y a plus d'otages à Gaza", a écrit le Forum des familles.

"Ce qui avait commencé dans un choc inimaginable est devenu l'un des combats civiques, moraux et humains les plus obstinés de l'Histoire", a-t-il ajouté, un combat désormais "terminé".

Les chaînes de télévision ont diffusé en boucle des images du cercueil de Ran Gvili, recouvert d'un drapeau israélien et entouré de soldats.

"Tu devrais voir les honneurs qu'on te rend ici. Toute la police est avec toi, toute l'armée (...) tout le peuple (...) Je suis fier de toi, mon fils", a lancé son père lors d'un hommage.

Dimanche, les forces israéliennes avaient lancé des fouilles dans un cimetière du nord de Gaza.

Le Hamas avait auparavant indiqué avoir donné aux médiateurs dans le conflit "tous les détails et informations" qu'il détenait sur l'emplacement du corps. Il a affirmé que sa découverte confirmait son "engagement" pour le cessez-le feu.

"Voyager est un rêve" 

Le retour de ce dernier otage ouvre la voie à la réouverture de Rafah, passage crucial pour l'acheminement de l'aide humanitaire.

Elle est réclamée de longue date par les Nations Unies et la communauté humanitaire, mais Israël a déjà précisé qu'elle serait "limitée" aux piétons et soumise à "un mécanisme complet d'inspection israélien".

Sur le terrain, alors que les deux parties s'accusent mutuellement de violer quotidiennement la trêve, la situation humanitaire reste dramatique pour les quelque 2,2 millions d'habitants palestiniens.

"Le monde ne se soucie pas de nous. Pour nous, voyager est un rêve de retour à la vie", témoigne Maha Youssef, 37 ans, déplacée à Gaza-ville par la guerre.

"Même si cela est financièrement difficile et probablement instable, mes enfants pourraient voir à quoi ressemble une vie normale et la vivre et au moins, ils pourraient aller à l'école", ajoute-t-elle.

La deuxième étape du plan Trump, endossé par le Conseil de sécurité de l'ONU en novembre, prévoit, outre le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne, qui contrôle encore plus de la moitié du territoire, et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.

Le secrétaire général de l'ONU a salué lundi le retour du corps de Ran Gvili, appelant à une "mise en oeuvre intégrale" de l'accord de cessez-le-feu après plus de deux ans de guerre.

 


Trois touristes français tués dans le naufrage d'un bateau au large d'Oman

Des habitants et des touristes font du bateau à moteur à Wadi Darbat (vallée de Darbat), près de Salalah, dans la province méridionale d'Oman, à Dhofar, le 21 juillet 2022. (AFP)
Des habitants et des touristes font du bateau à moteur à Wadi Darbat (vallée de Darbat), près de Salalah, dans la province méridionale d'Oman, à Dhofar, le 21 juillet 2022. (AFP)
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  • Trois touristes français ont été tués et deux autres blessés dans le naufrage d’un bateau transportant 25 personnes au large de Mascate, Oman
  • Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de l’accident, alors qu’Oman voit croître son tourisme, qui a atteint près de 4 millions de visiteurs en 2024

MASCATE: Trois touristes français ont été tués et deux autres blessés dans le naufrage d'un bateau au large d'Oman, a annoncé mardi la police du pays du Golfe.

Un bateau transportant 25 touristes français, parmi lesquels le guide touristique et le capitaine, "a chaviré à 2,5 milles nautiques du port Sultan Qaboos" à Mascate, la capitale du sultanat, a indiqué la police omanaise dans un communiqué publié sur X.

"L'incident a entraîné la mort de trois touristes et des blessures légères pour deux autres", a-t-elle poursuivi en ajoutant qu'une enquête était en cours pour déterminer les circonstances de l'accident.

Longtemps en marge des grands circuits touristiques, Oman attire désormais un public croissant en quête de nature préservée et d'authenticité.

Le pays a accueilli près de 4 millions de touristes en 2024 et le gouvernement vise à tripler ce chiffre d'ici 2040 en misant sur un tourisme durable.


Soudan: l'armée affirme avoir rompu le siège d'une ville du Kordofan

L'armée soudanaise tente d'endiguer l'avancée fulgurante des forces paramilitaires RSF dans toute la région du Kordofan. (AFP/Archives)
L'armée soudanaise tente d'endiguer l'avancée fulgurante des forces paramilitaires RSF dans toute la région du Kordofan. (AFP/Archives)
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  • L’armée soudanaise annonce avoir brisé le siège de Dilling (Kordofan-Sud) imposé depuis plus d’un an et demi par les Forces de soutien rapide (FSR), sécurisant les approches nord et sud de la ville
  • La région reste instable et stratégique, avec des opérations paramilitaires soutenues par le SPLM-N, et des déplacements massifs de civils soulignant le risque de famine et d’exactions similaires à celles du Darfour

KHARTOUM: L'armée soudanaise a annoncé lundi avoir brisé le siège de la ville de Dilling dans le sud du Soudan, au Kordofan, imposé depuis plus d'un an et demi par les forces paramilitaires.

Les forces gouvernementales ont "réussi à ouvrir la route de Dilling après avoir mené une opération militaire couronnée de succès", a affirmé l'armée dans un communiqué, assurant avoir infligé "de lourdes pertes" aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Dans son communiqué, l'armée explique que son avancée a permis de sécuriser les approches nord et sud de Dilling, ville de l'Etat du Kordofan-Sud sous son contrôle.

L'AFP n'a pas pu vérifier de manière indépendante ces affirmations. De leur coté, les FSR n'ont pas encore fait de commentaires.

Depuis la prise d'El-Facher, qui était le dernier bastion de l'armée dans la vaste région voisine du Darfour (ouest du pays), les paramilitaires ont recentré leurs opérations sur la région du Kordofan, zone stratégique qui fait la jonction entre les zones tenues par l'armée dans le nord, l'est et le centre, et le Darfour.

Les FSR y ont pris la ville de Heglig, où se trouve le plus grand champ pétrolifère du Soudan, et intensifié leur siège de Kadougli qui dure depuis plus d'un an et demi.

Une mission d'évaluation avec l'ONU a déjà confirmé la famine à Kadougli l'année dernière. La situation à Dilling pourrait bientôt être similaire, mais l'insécurité et le manque d'accès ont empêché toute remontée d'information.

L'offensive des paramilitaires au Kordofan, région fertile, riche en pétrole et en or, est appuyée par une faction du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-N), dirigée par Abdelaziz al-Hilu, qui contrôle de larges portions du Kordofan-Sud et certaines zones de l'Etat voisin du Nil Bleu.

Depuis avril 2023, le Soudan est plongé dans un conflit brutal entre l'armée et les FSR, qui a fait des dizaines de milliers de morts et quelque 11 millions de déplacés.

Les atrocités se sont multipliées après la prise d'El-Facher au Darfour par les FSR, des informations faisant état de massacres, de violences sexuelles, d'enlèvements et de pillages généralisés.

L'ONU a averti que des exactions similaires pourraient se propager au Kordofan. Selon les derniers chiffres de l'ONU, plus de 65.000 personnes ont fui cette région depuis octobre.