Jour de la fondation: «Célébrons ensemble ce qui est typiquement saoudien»

Jerry Inzerillo, PDG du groupe DGDA, déclare: «Diriyah vit dans le cœur de chaque Saoudien. Cette région est la source de notre fierté nationale et de notre identité en tant que peuple.» (DGDA)
Jerry Inzerillo, PDG du groupe DGDA, déclare: «Diriyah vit dans le cœur de chaque Saoudien. Cette région est la source de notre fierté nationale et de notre identité en tant que peuple.» (DGDA)
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Publié le Jeudi 22 février 2024

Jour de la fondation: «Célébrons ensemble ce qui est typiquement saoudien»

  • Le Jour de la fondation marque un moment phare dans la chronologie de l’Arabie saoudite: le jour où l’imam Mohammed ben Saoud a pris le pouvoir à Diriyah, la capitale du premier État saoudien
  • M. Inzerillo s’attarde sur son étroite collaboration avec le prince héritier, saluant son implication dans les projets du Royaume, ainsi que l’attention qu’il porte aux gens

RIYAD: Jerry Inzerillo, PDG de l’Autorité de développement de Diriyah Gate (DGDA), met en lumière la richesse des racines historiques du Royaume en ce Jour de la fondation.

«Le Jour de la fondation revêt une importance particulière pour nous tous à Diriyah. Il définit notre identité», déclare M. Inzerillo dans un entretien accordé à Arab News.

«Célébrons ensemble ce qui est typiquement saoudien. Nous possédons cette culture et nous en sommes très fiers. Il existe deux cent trente-huit pays dans le monde. Mais Diriyah est le berceau du Royaume. C’est la source de notre identité. C’est la source de notre fierté nationale. Réjouissons-nous de qui nous sommes en tant que peuple.»

Dans ce qu’il décrit comme une «célébration de la fierté et de la culture», Jerry Inzerillo incite les gens du monde entier à se rendre à Diriyah pour découvrir l’Histoire si riche du berceau du Royaume.

«Ils recevront un accueil des plus chaleureux. Ils pourront faire la fête et être joyeux. Ils seront en sécurité et jouiront d’une qualité de vie remarquable. C’est ce que représente Diriyah, le royaume d’Arabie saoudite et certainement l’initiative Vision 2030», déclare-t-il à Arab News.

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Diriyah est l’illustration de ce que représente le royaume d’Arabie saoudite et l’initiative Vision 2030. (DGDA)

 

EN BREF

● Le 1er février 2022, le Conseil des ministres d’Arabie saoudite a annoncé que le 22 février de chaque année commémorerait le Jour de la fondation.

● Cette journée commémore la fondation du premier État saoudien en 1727 par l’imam Mohammed ben Saoud.

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Le PDG du groupe DGDA, Jerry Inzerillo, incite les gens du monde entier à se rendre à Diriyah pour découvrir l’Histoire si riche du berceau du Royaume. (DGDA)

Il s’agit d’une célébration de la fierté nationale, qui associe les racines historiques du premier État saoudien, il y a près de trois cents ans, au Royaume moderne d’aujourd'hui, saluant l’Histoire, la culture et l’identité à travers le Jour de la fondation, soutient-il.

Le 1er février 2022, le Conseil des ministres a annoncé que le 22 février de chaque année serait le Jour de la fondation pour commémorer la fondation du premier État saoudien en 1727 par l’imam Mohammed ben Saoud.

Célébrant les profondes racines historiques et culturelles du Royaume, le Jour de la fondation marque un moment phare dans la chronologie de l’Arabie saoudite: le jour où l’imam Mohammed ben Saoud a pris le pouvoir à Diriyah, la capitale du premier État saoudien.

Le PDG du groupe DGDA, Jerry Inzerillo, incite les gens du monde entier à se rendre à Diriyah pour découvrir l’Histoire si riche du berceau du Royaume. (DGDA)

«Le Jour de la fondation est très spécial. Tout le monde aime célébrer la Fête nationale, le 23 septembre. C’est en effet un grand jour au cours duquel les gens remplissent les rues dans une ambiance festive. Nous nous préparons d’ailleurs à célébrer quatre-vingt-quatorze ans de fierté nationale. Mais le Jour de la fondation est très particulier puisqu’il se rapporte aux trois cents ans d’Histoire du Royaume et en particulier à son berceau, Diriyah», affirme M. Inzerillo.

Au cours de son entretien avec Arab News, Jerry Inzerillo a évoqué ses six années à la tête de la DGDA, travaillant en étroite collaboration avec le prince héritier, Mohammed ben Salmane, pour concrétiser la vision de Diriyah.

«J’ai l’honneur de travailler en ce moment aux côtés de deux grands visionnaires. Le Gardien des deux Saintes Mosquées, le roi Salmane, à qui je rends toujours hommage, mérite notre amour et nos louanges, puisque sans lui, Turaif, le berceau du Royaume, ne serait pas célébré comme il l’est», précise M. Inzerillo.

«Le grand amour du Gardien des deux Saintes Mosquées a toujours été Diriyah. Le Royaume et son peuple aussi, bien sûr, mais dans son cœur, Diriyah a toujours occupé une place spéciale», souligne-t-il.

Jerry Inzerillo est fier de voir le rêve du roi Salmane se concrétiser. «C’est exceptionnel de voir son rêve se réaliser et de voir le prince héritier, sa vision, une vision de 2030 où les gens s’amusent… des gens festifs, heureux, riant avec leurs familles, joyeux dans un magnifique parc et autour du site de l’Unesco.»

Diriyah est l’illustration de ce que représente le royaume d’Arabie saoudite et l’initiative Vision 2030. (DGDA)

M. Inzerillo indique que, samedi dernier, le site du patrimoine mondial de l’Unesco, Turaif, a accueilli treize mille visiteurs et que la terrasse d’Al-Bujairi et les Diriyah Nights affichaient complet.

«Voilà à quoi ressemble la qualité de vie. Pendant la journée, vous voyez des gens faire du jogging, pique-niquer avec leurs familles, monter à cheval ou faire du vélo. Voir que Diriyah, en tant que communauté, peut apporter du plaisir à ses habitants d’abord, puis à la communauté de Riyad et du Royaume est une source de fierté», renchérit-il.

Jerry Inzerillo félicite le prince héritier, Mohammed ben Salmane, pour ce que le PDG qualifie de «plan directeur fabuleux». Il déclare: «Il a énormément de mérite.»

M. Inzerillo s’attarde sur son étroite collaboration avec le prince héritier, saluant son implication dans les projets du Royaume, ainsi que l’attention qu’il porte aux gens.

«Plus je travaille avec le prince héritier sur une base quotidienne ou hebdomadaire, plus je l’admire. C’est exceptionnel de pouvoir être témoin de son leadership mondial, compte tenu notamment des crises que nous traversons actuellement au Moyen-Orient. Son rôle de leader mondial faisant régner sécurité, prospérité et qualité de vie pour tout le monde dans la région est remarquable», poursuit Jerry Inzerillo.

Il souligne le rôle important du prince héritier, en tant que Premier ministre d’un pays du G20 et en tant que gestionnaire de différents projets au sein du Royaume, dans le but d’«améliorer la qualité de vie non seulement du peuple saoudien, mais aussi des gens de la région et du monde».

Jerry Inzerillo, PDG du groupe DGDA, déclare: «Diriyah vit dans le cœur de chaque Saoudien. Cette région est la source de notre fierté nationale et de notre identité en tant que peuple.» (DGDA)

Il déclare: «Pour illustrer à quel point le prince héritier est dévoué et le temps qu’il nous accorde à tous – pas seulement à ses ministres, qui, à mon avis, sont probablement les meilleurs ministres du monde, mais aussi à tous les PDG qu’il dirige –, je soulignerai qu’il prête une attention particulière aux détails. Il prend toujours des nouvelles du personnel et il demande comment vont les membres de l’équipe. Il nous demande de leur faire parvenir ses salutations.»

Et M. Inzerillo de renchérir: «Son empathie, son dévouement et le temps qu’il nous consacre sont vraiment remarquables, compte tenu de toutes les responsabilités qui lui incombent.»

Jerry Inzerillo a accédé au poste de PDG de la DGDA en juin 2018. Dans quatre mois, il fêtera le 6e anniversaire de sa nomination.

Pour lui, c’est un honneur de servir le Royaume en tant que PDG de la DGDA. Il exprime sa fierté de travailler avec des «gens formidables» – de jeunes Saoudiens et des expatriés du monde entier qui, selon lui, aident à mener à bien la mission de 2030.

«En y repensant, je me rends compte que c’est un véritable privilège», affirme-t-il.

«Diriyah a toujours occupé une place spéciale dans le cœur de chaque Saoudien. Cette région est la source de notre fierté nationale. Elle est la source de notre identité en tant que peuple. C’est de là qu’est né le royaume d’Arabie saoudite.»

«Diriyah n’est pas seulement le berceau du Royaume et de la péninsule Arabique. C’est aussi la maison d’Al-Saoud, une grande famille qui, grâce à sa vision et à sa persévérance, a maintenu l’unité du Royaume pendant plus de trois cents ans.»

Le PDG décrit ce que l’avenir réserve à la DGDA.

«Cette année, nous inaugurerons des hôtels, des musées, des parcs et de nombreux autres établissements. Au mois de décembre, comme nous l’avons fait en 2021, 2022 et 2023, nous ouvrirons de nouveaux établissements et nous annoncerons l’ouverture d’autres, jusqu’au fabuleux événement Expo Riyad 2030.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump dit ne pas penser que le guide suprême iranien soit mort

Mojtaba Khamenei a été blessé dans la première salve de frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, qui ont tué son père Ali Khamenei. (AFP)
Mojtaba Khamenei a été blessé dans la première salve de frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, qui ont tué son père Ali Khamenei. (AFP)
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  • Mojtaba Khamenei a été blessé dans la première salve de frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, qui ont tué son père Ali Khamenei
  • Il n'est pas apparu publiquement depuis et s'exprime par des communiqués qui lui sont attribués.

WASHINGTON: Donald Trump a dit mercredi qu'il "ne pensait pas" que le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, qui n'a pas été vu en public depuis fin février, "soit mort".

"Il a été très sérieusement blessé mais je ne pense pas qu'il soit mort", a dit le président américain pendant un entretien avec un animateur conservateur, Glenn Beck.

Mojtaba Khamenei a été blessé dans la première salve de frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, qui ont tué son père Ali Khamenei.

Il n'est pas apparu publiquement depuis et s'exprime par des communiqués qui lui sont attribués.

Cette discrétion, en plein conflit régional, a donné lieu à des spéculations à la fois sur son état de santé et sur ses relations avec d'autres hauts responsables iraniens.


Oman et Téhéran négocient la régulation du détroit d'Ormuz sans déblocage en vue

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  • Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, a dit sur X espérer "annoncer bientôt" un nouveau couloir de navigation, ainsi "que des modalités pratiques afin de rétablir une navigation sûre"
  • Des négociations se poursuivront pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires", ajoute le texte

TEHERAN: Oman et Téhéran discutent d'un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et de son déminage mais les autorités iraniennes ont prévenu mercredi que le passage stratégique ne serait pas ouvert avant que les Etats-Unis ne mettent fin à la guerre.

Les deux pays riverains du détroit cherchent à réguler la navigation dans cette voie maritime, toujours verrouillée par Téhéran, qui est au cœur de la guerre au Moyen-Orient.

Alors que le conflit dure depuis près de six mois, Washington a intensifié la pression économique avec un nouveau train de sanctions "secondaires" annoncé cette semaine, touchant non pas directement l'Iran mais ses partenaires commerciaux, sur l'or, la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime.

A Mascate, les ministres iranien et omanais des Affaires étrangères ont discuté mardi d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" et prévoyant une opération de déminage, selon un communiqué conjoint.

Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, a dit sur X espérer "annoncer bientôt" un nouveau couloir de navigation, ainsi "que des modalités pratiques afin de rétablir une navigation sûre".

Des négociations se poursuivront pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires", ajoute le texte.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a souligné mardi sur X que lors de négociations avec les partenaires omanais et pakistanais, "l'accent a été mis sur des solutions régionales". "Le cadre proposé pour un nouveau corridor, le déminage conjoint et la gestion future du détroit d'Ormuz en sont une parfaite illustration".

Mais le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a prévenu Washington tôt mercredi sur X: "Avant toute action visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, les Etats-Unis doivent mettre pleinement en œuvre l'ensemble des engagements qu'ils ont violés".

"Le détroit d'Ormuz ne sera rouvert qu'en échange de la fin de la guerre sur tous les fronts, de la levée du blocus et d'un règlement de la situation au Yémen."

Il a ajouté que la réponse de l'Iran aux sanctions américaines serait de "viser leurs intérêts économiques".

"Mines retirées", selon Trump 

Sur son réseau social, Donald Trump avait, lui, affirmé que, selon la marine américaine, "toutes les mines avaient été retirées et/ou détruites dans les eaux internationales du détroit d'Ormuz".

"L'Iran a été informé que tout navire ou bateau posant de nouvelles mines (serait) (...) détruit", a-t-il ajouté.

Plus tôt, il avait assuré que le détroit était sous contrôle américain - ce que Téhéran a démenti - et menacé Oman de bombardements si le sultanat se mettait "en travers" de la route des Etats-Unis sur Ormuz.

Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a dit lundi la volonté de Washington de "couper toutes les ressources économiques" de l'Iran

En Iran, déjà éprouvé par des décennies de sanctions internationales, de nombreux automobilistes et motards se sont pressés mardi dans les stations-service de Téhéran.

Malgré les informations toujours contradictoires, les opérateurs ont poussé le pétrole en baisse de plus de 2% mercredi dans un regain d'optimisme, le Brent s'installant sous les 90 dollars.

La guerre a été déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, qui a riposté en frappant des pays alliés de Washington dans la région et en verrouillant le détroit d'Ormuz.

Au cœur du conflit, le stratégique détroit, par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran quasiment sans interruption depuis six mois, ce qui a entraîné une envolée des prix du pétrole et une pression accrue sur Donald Trump aux Etats-Unis, à l'approche des élections de mi-mandat de novembre.

Washington mène en retour un blocus des ports iraniens.

Téhéran a exclu tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit.


Un député israélien tente de détruire un mémorial palestinien en Cisjordanie

Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique. (AFP)
Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique. (AFP)
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  • L'armée israélienne qui accompagnait le député lors de cette visite dans des villages palestiniens du nord de la Cisjordanie a dénoncé "la manière trompeuse et manipulatrice" dont elle a été utilisée par M. Soukot
  • "Des soldats de Tsahal affectés à des missions opérationnelles dans le secteur ont été détournés de ces missions pour cette tâche et exposés à des risques inutiles, alors que Tsahal opère dans un contexte de forte pression"

RAMALLAH: Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique.

"Il y a quelques jours, j'ai demandé à l'armée d'agir pour retirer les monuments commémorant des terroristes responsables d'attaques contre des Israéliens dans les villages de Madama et de Burin. Malheureusement, ils sont restés en place. Je m'y suis donc rendu moi-même et j'ai pris des mesures pour les retirer", a affirmé M. Soukot dans une vidéo le montrant avec un marteau tentant de détruire le mémorial.

L'armée israélienne qui accompagnait le député lors de cette visite dans des villages palestiniens du nord de la Cisjordanie a dénoncé "la manière trompeuse et manipulatrice" dont elle a été utilisée par M. Soukot.

"Des soldats de Tsahal affectés à des missions opérationnelles dans le secteur ont été détournés de ces missions pour cette tâche et exposés à des risques inutiles, alors que Tsahal opère dans un contexte de forte pression", a dit l'armée dans un communiqué.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l'armée est "l'autorité souveraine en Judée-Samarie (nom israélien de la Cisjordanie)".

"Se faire justice soi-même, en particulier lorsqu'il s’agit de personnalités publiques, est une pratique répréhensible qui empêche Tsahal de se concentrer sur ses missions de lutte contre le terrorisme et l'incitation à la violence", a dit M. Netanyahu selon un communiqué de son bureau.

Le principal rival de M. Netanyahu pour les prochaines élections, Gadi Eizenkot, a réagi sur X en accusant le Premier ministre "qui permet à des anarchistes comme Zvi Soukot et ses semblables de faire tout ce qui leur plaît, mettant en danger la sécurité des localités israéliennes et portant atteinte à la position d'Israël dans le monde".

Rami Nassar, chef du conseil du village de Madama, a déclaré à l'AFP que "le monument porte les noms des martyrs du village tombés lors de la bataille de Karameh (en 1968, NDLR), des première et deuxième Intifada (soulèvement palestinien), ainsi que jusqu'à aujourd'hui", qualifiant l'acte du député israélien de "terrorisme".

M. Nassar a affirmé que le nom d'"un agriculteur du village tué alors qu'il travaillait sa terre, sans qu'aucun affrontement n'ait eu lieu" était notamment inscrit sur le mémorial.

Dans sa vidéo, M. Soukot a affirmé que parmi les noms mentionnés sur le mémorial figurait celui de Yamen Faredj, membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), recherché pour sa participation à des attentats en Israël pendant la seconde Intifada et qui avait été tué en 2004 à Naplouse par l'armée israélienne.

Les violences ont explosé dans le territoire palestinien, occupé depuis 1967, depuis l'attaque du mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.