Sanctions contre l'Iran: Washington accorde un délai de trois mois à Bagdad

Une raffinerie à Basra, le 23 décembre en Irak (Photo, AFP).
Une raffinerie à Basra, le 23 décembre en Irak (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 05 janvier 2021

Sanctions contre l'Iran: Washington accorde un délai de trois mois à Bagdad

  • Les importations de gaz et d'électricité iraniens assurent près du tiers de la consommation de l'Irak
  • Depuis le rétablissement fin 2018 de ses sanctions contre Téhéran, Washington ne cesse d'allonger les délais accordés à Bagdad pour trouver d'autres fournisseurs

BAGDAD: Les Etats-Unis ont accordé à l'Irak trois mois supplémentaires d'exemption des sanctions visant les entités commerçant avec l'Iran, a déclaré lundi un responsable irakien, un répit bienvenu pour un pays qui dépend largement de son voisin pour sa fourniture énergétique.

Les importations de gaz et d'électricité iraniens assurent près du tiers de la consommation de l'Irak, dont les infrastructures n'ont ni la capacité ni l'entretien nécessaires pour parvenir à l'indépendance énergétique de ses 40 millions d'habitants.

Depuis le rétablissement fin 2018 de ses sanctions contre Téhéran, Washington ne cesse d'allonger les délais accordés à Bagdad pour trouver d'autres fournisseurs.

Cette fois, l'administration de Donald Trump --qui quitte la Maison Blanche le 20 janvier-- engage celle de son successeur Joe Biden jusqu'à début avril.

Cette nouvelle exemption, plus longue que les précédentes, a été obtenue au prix de « longues discussions », a précisé le responsable s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Ce nouveau répit accordé à Bagdad ne résout toutefois pas tous les problèmes d'un pays en pénurie chronique d'électricité.

Téhéran réclame à Bagdad près de six milliards de dollars d'impayés, des factures de gaz à cause desquelles le grand voisin a récemment réduit ses livraisons à l'Irak.

Car si les exemptions américaines permettent Bagdad de se fournir chez son voisin sans risquer de représailles, elles l'empêchent néanmoins de payer ses factures iraniennes en dollars --une devise dont l'Iran étouffé par les sanctions a grand besoin.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.