Les médias demandent un libre accès à Gaza pour les journalistes étrangers

Clarissa Ward, correspondante internationale en chef de CNN, qui a également signé la lettre, serait la seule journaliste ne résidant pas à Gaza à avoir réussi à entrer sur le territoire depuis le 7 octobre sans être escortée par les troupes israéliennes. (AFP)
Clarissa Ward, correspondante internationale en chef de CNN, qui a également signé la lettre, serait la seule journaliste ne résidant pas à Gaza à avoir réussi à entrer sur le territoire depuis le 7 octobre sans être escortée par les troupes israéliennes. (AFP)
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Publié le Jeudi 29 février 2024

Les médias demandent un libre accès à Gaza pour les journalistes étrangers

  • Il est pratiquement impossible pour les journalistes d’entrer dans la bande de Gaza, sauf sous la supervision directe de l’armée israélienne
  • Les agences de presse s’appuient donc, en grande partie, sur les journalistes locaux à Gaza pour rapporter les derniers événements au moment où leur vie et celle de leurs familles sont quotidiennement en danger

LONDRES: Plus de cinquante journalistes des principaux médias ont signé une lettre ouverte, envoyée aux ambassades israélienne et égyptienne, dans laquelle ils demandent que les médias étrangers bénéficient d’un accès sans restriction à Gaza.

Cette lettre, signée par des représentants des médias britanniques BBC News, Sky News, ITV News et Channel 4 News, ainsi que des chaînes américaines CNN, NBC, CBS et ABC, témoigne de la frustration des journalistes quant à la couverture limitée qu’ils sont en mesure d’offrir en raison des obstacles auxquels font face les équipes de médias internationaux.

«Près de cinq mois après le début de la guerre à Gaza, les journalistes étrangers se voient toujours refuser l’accès au territoire, en dehors des rares voyages sous escorte de l’armée israélienne», peut-on lire sur la lettre.

«Nous exhortons les gouvernements israélien et égyptien à autoriser un accès libre et sans entrave à Gaza pour tous les médias étrangers. Nous appelons le gouvernement israélien à déclarer ouvertement qu’il autorise les journalistes internationaux à exercer leur fonction à Gaza et les autorités égyptiennes à permettre aux journalistes internationaux d’accéder au point de passage de Rafah.»

La lettre appelle également à l’application de mesures de sécurité améliorées pour protéger les journalistes sur le terrain.

«Les événements à Gaza suscitent un intérêt mondial considérable et, pour l’instant, les seuls reportages proviennent de journalistes déjà basés là-bas», indique le communiqué.

«Il est essentiel que la sécurité des journalistes locaux soit assurée et que leurs efforts soient soutenus par le travail journalistique des médias internationaux.»

«Nos organisations sont bien conscientes des risques liés aux reportages sur les conflits. Elles ont des décennies d’expérience dans les zones de guerre à travers le monde et lors de précédentes guerres à Gaza.»

Parmi les signataires de la lettre figurent des correspondants de renom tels qu'Alex Crawford de Sky News, Jeremy Bowen de la BBC et Christiane Amanpour de CNN.

Il est pratiquement impossible pour les journalistes d’entrer dans la bande de Gaza, sauf sous la supervision directe de l’armée israélienne, accusée de «ne proposer qu’un aperçu limité» en contrôlant les mouvements des journalistes et leur accès à l’information.

Les agences de presse s’appuient donc, en grande partie, sur les journalistes locaux à Gaza pour rapporter les derniers événements au moment où leur vie et celle de leurs familles sont quotidiennement en danger.

Mme Crawford, l’envoyée spéciale de Sky News, déclare que, comme de nombreux autres journalistes, son équipe et elle ont «passé la majeure partie des cinq derniers mois à essayer d’entrer à Gaza», mais n’ont pas encore franchi le poste-frontière de Rafah depuis l’Égypte.

Dans un rapport, elle soutient que près de quatre-vingt-dix journalistes auraient été tués depuis le début de la guerre le 7 octobre, soit une moyenne de quelque vingt journalistes tués par mois ou un journaliste tué tous les deux jours.

«C’est hallucinant, vous ne trouvez pas?», s’alarme-t-elle.

Clarissa Ward, correspondante internationale en chef de CNN, qui a également signé la lettre, serait la seule journaliste ne résidant pas à Gaza à avoir réussi à entrer sur le territoire depuis le 7 octobre sans être escortée par les troupes israéliennes. Elle s'y est rendue avec une équipe médicale des Émirats arabes unis.

Mme Ward a déclaré que ce voyage «a permis d'ouvrir une fenêtre sur la zone de guerre, mais seulement une petite fenêtre».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.