Arabie saoudite: Lancement d’un programme de visas pour attirer les étudiants étrangers

Khaled al-Sabti, président de la Commission d’évaluation de l’éducation et de la formation (Photo fournie).
Khaled al-Sabti, président de la Commission d’évaluation de l’éducation et de la formation (Photo fournie).
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Publié le Vendredi 01 mars 2024

Arabie saoudite: Lancement d’un programme de visas pour attirer les étudiants étrangers

  • Un haut responsable a fait part de son espoir de voir l’amélioration du système éducatif avoir un impact positif sur le produit intérieur brut (PIB) du Royaume
  • Il a salué la création de la Commission d’évaluation de l’éducation et de la formation

RIYAD: L’Arabie saoudite a annoncé la mise en place d'un nouveau programme de visas d’études visant à attirer des étudiants et des universitaires dans le Royaume afin de stimuler ses secteurs de la recherche et de l’éducation.

Cette annonce coïncide avec la deuxième journée de l’Initiative sur les capacités humaines qui se déroule actuellement à Riyad. Au cours de cet événement, un haut responsable a fait part de son espoir de voir l’amélioration du système éducatif avoir un impact positif sur le produit intérieur brut (PIB) du Royaume.

Khaled al-Sabti, président de la Commission d’évaluation de l’éducation et de la formation, a déclaré que l’amélioration des résultats scolaires serait bénéfique pour l’économie du Royaume et a assuré que l’Arabie saoudite s’efforçait d’élever son système éducatif afin qu’il corresponde aux normes internationales.

«Nous travaillons actuellement en étroite collaboration avec la Banque mondiale pour estimer l’impact potentiel de l’amélioration de la qualité de l’éducation sur la croissance économique. Les premiers résultats sont très impressionnants si l’on se base sur la performance de l’Arabie saoudite aux examens internationaux», a-t-il ajouté. 

Selon M. Al-Sabti, l’étude estime que «si nous parvenons à hisser nos performances au niveau international», cela stimulera considérablement la croissance du PIB.

Le responsable a évoqué l’impact considérable de l’éducation sur la prospérité économique, mettant en évidence les résultats des recherches empiriques menées depuis la fin des années 1960.

Il a souligné que chaque année de scolarité supplémentaire contribuait positivement à la prospérité économique, avec un rendement monétaire constant d’au moins 9%, ce qui témoigne d’un retour sur investissement élevé.

«Une analyse récente démontre que la qualité de l’éducation est plus importante que la quantité», a indiqué M. Al-Sabti.

«Les compétences cognitives sont plus importantes que le niveau d’éducation», a-t-il poursuivi.

En outre, il a salué la création par le gouvernement d’une organisation indépendante chargée de veiller à la qualité de l’éducation et de la formation.

«Nous l’appelons la Commission d’évaluation de l’éducation et de la formation. Nous aspirons à construire un modèle de qualité saoudien à fort impact, pionnier au niveau mondial, pour l’éducation et la formation», a déclaré M. Al-Sabti.

«Répondre aux exigences futures»

Le ministre saoudien de l’Éducation, Youssef al-Benyan, a attiré l’attention sur l’importante transformation de son ministère, qui est passé d’un organisme axé sur des tâches opérationnelles telles que la construction d’écoles et la maintenance à un rôle de régulateur et de facilitateur.

«Nous nous concentrons sur les élèves, sur les programmes, sur les écoles, et sur la manière de rendre nos enseignants suffisamment compétents pour répondre aux exigences futures», a-t-il expliqué. 

«Nous devrions ajouter les compétences numériques manquantes. Un grand nombre de rapports indiquent qu’il nous reste un long chemin à parcourir pour réaliser notre objectif», a-t-il souligné.

Il a ensuite expliqué l’approche multidimensionnelle adoptée pour améliorer le système éducatif, mettant notamment l’accent sur l’augmentation des investissements dans la formation des enseignants.

«Deuxièmement, nous disposons de la bonne formule dans notre programme d’études, qui est axé davantage sur les compétences et les valeurs qui sont vraiment nécessaires», a affirmé M. Al-Benyan.

«Troisièmement, nous avons lancé des programmes très clairs il y a quelques années et nous sommes en train de nous positionner encore mieux dans le domaine de l’éducation préscolaire», a-t-il poursuivi. 

La ministre qatarie de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Bouthaina al-Nuaimi, a souligné le rôle crucial de l’éducation dans la stratégie de développement national de son pays.

«Nous nous sommes attachés à réaligner le programme d’études sur la demande en constante évolution du marché du travail. Nous le faisons en partenariat avec les employeurs, car il est très important d’aligner les besoins personnels de l’apprenant sur les exigences du développement national», a précisé Mme Al-Nuaimi.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.