Bangladesh : La colère et l'angoisse des familles des victimes de l'incendie meurtrier de Dacca

Des pompiers et des experts légistes inspectent le site de l'incendie à Dacca, le 1er mars 2024 (Photo, AFP).
Des pompiers et des experts légistes inspectent le site de l'incendie à Dacca, le 1er mars 2024 (Photo, AFP).
Des pompiers et des experts légistes inspectent le site de l'incendie à Dacca, le 1er mars 2024 (Photo, AFP).
Des pompiers et des experts légistes inspectent le site de l'incendie à Dacca, le 1er mars 2024 (Photo, AFP).
Des pompiers et des experts légistes inspectent le site de l'incendie à Dacca, le 1er mars 2024 (Photo, AFP).
Des pompiers et des experts légistes inspectent le site de l'incendie à Dacca, le 1er mars 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 01 mars 2024

Bangladesh : La colère et l'angoisse des familles des victimes de l'incendie meurtrier de Dacca

Des pompiers et des experts légistes inspectent le site de l'incendie à Dacca, le 1er mars 2024 (Photo, AFP).
  • La plupart des victimes ont été asphyxiées, des corps ont été brûlés au point d'être méconnaissables
  • Au moins 46 personnes ont péri, à la suite de ce sinistre qui s'est déclaré jeudi soir dans un quartier huppé de la capitale

DACCA: Des familles angoissées et en colère patientaient vendredi devant la morgue du plus grand hôpital du Bangladesh attendant l'identification de proches morts ou blessés dans un spectaculaire incendie à Dacca, énième symbole des défaillances dans l'application des normes de sécurité.

Au moins 46 personnes ont péri, à la suite de ce sinistre qui s'est déclaré jeudi soir dans un quartier huppé de la capitale, dans un restaurant populaire de biryani, situé au pied d'un immeuble de sept étages abritant d'autres restaurants et qui s'est rapidement embrasé.

La plupart des victimes ont été asphyxiées, des corps ont été brûlés au point d'être méconnaissables. Parmi la quarantaine de blessés hospitalisés, deux ont succombé vendredi des suites de leurs blessures. Plus d'une quinzaine sont toujours dans un état critique, selon l'inspecteur de police Bacchu Mia.

Devant l'hôpital universitaire, Asif Pathan, 30 ans, a raconté à l'AFP que son cousin Minhaj Khan dînait au restaurant avec un ami. "Son ami s'est échappé en sautant par la fenêtre, mais Minhaj n'a pas pu", a ajouté M. Pathan, "son corps a été carbonisé."

Mais la mère du jeune étudiant disparu, dévorée d'inquiétude, ne veut pas entendre cette version de l'histoire et a refusé le prélèvement ADN proposé par des médecins pour identifier les corps entreposés.

"Je ne vous crois pas. Je ne veux que mon fils! Il m'a promis de m'emmener à la Mecque pour le pèlerinage. Comment pourrais-je y aller sans lui? ", a-t-elle lancé, refusant de donner son nom.

Il a fallu deux heures aux pompiers pour maîtriser l'incendie, qui a démarré à 21H50 (15H50 GMT). Des badauds sont intervenus pour prêter main forte, porter des tuyaux et aider les personnes qui s'échappaient du bâtiment à se mettre à l'abri. Au total, 75 personnes ont été secourues.

Pas de sortie de secours 

Avant l'arrivée des secours, de nombreuses personnes coincées à l'intérieur s'étaient précipitées sur le toit.

"Nous étions au sixième étage lorsque nous avons commencé à voir de la fumée passer par les escaliers. Beaucoup de gens se sont précipités pour monter dans les étages", a déclaré Sohel, le gérant d'un restaurant.

Kazi Taslim Uddin a raconté que son fils de 20 ans faisait partie des dizaines de personnes blessées après avoir été forcées de descendre le long du bâtiment.

"Il a attrapé des câbles pour descendre mais ils n'étaient pas assez longs. Il a sauté et s'est blessé. Ses poumons ont également été brûlés par la fumée", a-t-il déclaré à l'AFP.

Selon le directeur des opérations des pompiers, Rezaul Karim, l'incendie aurait été déclenché accidentellement par une bouteille de gaz de cuisine mal entreposée, puis aggravé par les explosions, par réaction en chaine, d'autres bouteilles stockées dans les cages d'escaliers.

Le chef des services nationaux d'incendie, Main Uddin, a rapidement mis en exergue les manquements graves aux règles de sécurité dans ce bâtiment qui "ne disposait pas de deux escaliers ni de sorties de secours".

Des policiers ont été aperçus dès vendredi matin à l'intérieur du bâtiment détruit, inspectant les décombres, quelques heures après que le gouvernement a ordonné une enquête sur l'origine du sinistre.

«Bombes à retardement»

La journée de jeudi a marqué le dernier d'une longue liste d'incendies mortels dans ce pays à majorité musulmane, où les normes de sécurité des bâtiments sont laxistes et où la corruption permet souvent de les ignorer.

Ces drames sont toutefois plus fréquents dans les complexes industriels et les immeubles d'habitation, et cet incendie survenu dans l'un des quartiers les plus aisés de Dacca a profondément choqué de nombreux habitants.

Parmi les familles endeuillées, certains laissaient éclater leur colère devant l'absence d'alerte des risques d'incendie de ce restaurant.

"Tous ces bâtiments sont des bombes à retardement ! Les régulateurs ne se réveillent qu'après la catastrophe", a déploré un homme qui attendait de récupérer le corps d'un cousin et qui a souhaité rester anonyme.

Le pire incendie qu'a connu le pays s'est produit en 2012, dans la banlieue de Dacca, dans une usine textile : au moins 111 ouvriers avaient trouvé la mort et plus de 200 personnes avait été blessées.

En février 2019, 70 personnes sont mortes lorsqu'un incendie s'est propagé dans plusieurs immeubles d'habitation à Dacca.

Enfin, en juillet 2021, l'incendie qui a dévasté une usine produisant des denrées alimentaires à Rupganj, une ville industrielle proche de Dacca, a tué au moins 52 ouvriers, dont des enfants qui y travaillaient.


L'Iran, à nouveau bombardé par les Etats-Unis, riposte et promet de refermer Ormuz

Les Etats-Unis ont mené jeudi à l'aube de nouveaux bombardements contre l'Iran. (AFP)
Les Etats-Unis ont mené jeudi à l'aube de nouveaux bombardements contre l'Iran. (AFP)
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  • Les frappes, qui selon l'armée américaine ont visé "des installations de surveillance militaire, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne iraniens à travers tout le pays"
  • "On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous"

TEHERAN: Les Etats-Unis ont mené jeudi à l'aube de nouveaux bombardements contre l'Iran, qui a annoncé des ripostes contre des bases militaires au Koweït et à Bahreïn et promis de prendre pour cible tous les navires s'aventurant dans le détroit d'Ormuz.

Les frappes, qui selon l'armée américaine ont visé "des installations de surveillance militaire, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne iraniens à travers tout le pays", ont été déclenchées après que Donald Trump a accusé Téhéran de tergiverser dans les négociations pour arrêter la guerre au Moyen-Orient.

"On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous", s'était emporté le président américain devant la presse mercredi.

Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a lui reproché à l'Iran de "jouer au chat et à la souris" dans les négociations. "Si nous devons négocier à coups de bombes, nous négocierons avec des bombes, et nous sommes très doués pour ça", a-t-il menacé.

Les Etats-Unis et l'Iran s'étaient déjà mutuellement attaqués dans la nuit de mardi à mercredi, malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril après plus de cinq semaines de bombardements.

Des explosions ont été entendues tôt jeudi matin sur l'île de Qeshm, à Minab, Sirik et dans le port de Bandar Abbas, dans le sud du pays, ont rapporté des médias iraniens.

En représailles aux dernières frappes américaines, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de Téhéran, ont dit avoir lancé des drones sur les bases militaires d'Ali al-Salem et Ahmad al-Jaber, au Koweït, et sur la base aérienne de Sheikh Isa, à Bahreïn. Les médias iraniens avaient auparavant annoncé une attaque contre le quartier général de la 5e flotte américaine à Bahreïn.

Les sirènes d'alerte aérienne ont été déclenchées à Bahreïn, selon le ministère de l'Intérieur. Au Koweït, l'armée a annoncé être en train de "combattre des cibles aériennes hostiles", et l'autorité de l'aviation civile a fermé l'espace aérien de l'émirat.

Les Gardiens de la Révolution ont par ailleurs affirmé avoir tiré 12 missiles balistiques contre la base d'Al-Azrak, en Jordanie, utilisée par les Etats-Unis.

Téhéran a également averti que ses forces prendraient pour cible tout navire tentant de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, par lequel transitait en temps normal un cinquième du commerce mondial du pétrole et du gaz naturel liquéfié.

"Un enfer pour vous" 

"Suite aux violations répétées du cessez-le-feu par l'ennemi américain, le détroit d'Ormuz sera fermé jusqu'à nouvel ordre", ont fait savoir les Gardiens de la Révolution, cités par la télévision d'Etat. "Aucun navire ne doit quitter son mouillage dans le golfe Persique et la mer d'Oman. Toute approche du détroit d'Ormuz sera considérée comme une collaboration avec l'ennemi", ont-ils averti.

Dans la foulée la marine iranienne, citée par les médias, a annoncé que "deux navires qui tentaient de franchir illégalement le détroit d'Ormuz ont été frappés", sans plus de précision.

"Vous rendez le détroit sacré d'Ormuz dangereux?! Nous ferons de cette région un enfer pour vous", a menacé le commandant de l'aviation des Gardiens de la Révolution Sardar Mousavi.

Washington, qui impose pour sa part un blocus aux ports iraniens, a démenti tout blocage du détroit.

"Les navires commerciaux continuent de transiter par le détroit d'Ormuz ce soir", a écrit sur X le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Cette aggravation de la situation dans le Golfe continue d'alimenter la hausse des prix du pétrole. Jeudi matin, le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 1,7% à 94,68 dollars, et celui de WTI américain 2% à 91,84 dollars.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a de son côté appelé mercredi les Libanais à se joindre à la lutte d'Israël contre le Hezbollah, affirmant que leur pays avait été "pris en otage" par le groupe pro-iranien.

Après des frappes israéliennes sur Beyrouth, l'Iran d'abord, puis Israël, avaient mené des attaques réciproques dimanche et lundi, pour la première fois depuis l'entrée en vigueur du fragile cessez-le-feu entre Téhéran et Washington le 8 avril.

Téhéran exige que le Liban, où s'affrontent depuis le 2 mars son allié du Hezbollah et Israël, soit inclus dans tout accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran.

Plus de 3.600 personnes ont été tuées au Liban dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre.


L'armée américaine tire sur un pétrolier au large d'Oman, trois Indiens portés disparus

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  • "Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué
  • L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien

DUBAI: Trois membres d'équipage indiens sont portés disparus mercredi, après une attaque revendiquée par l'armée américaine contre un pétrolier au large d'Oman qui tentait, selon Washington, d'exporter du pétrole d'Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, a précisé sur X que l'un de ses avions de combat avait tiré sur "la salle des machines" du Settebello, qui bat pavillon des Palaos, "après que l'équipage a refusé d'obtempérer aux ordres des forces américaines"

"Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué.

L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien.

Il s'agit du huitième navire neutralisé depuis le début du blocus imposé par les Etats-Unis contre les ports iraniens, d'après le décompte de l'armée américaine.

Le sultanat d'Oman est situé à l'entrée du détroit d'Ormuz, où le trafic maritime est quasiment paralysé depuis le début fin février du conflit opposant les Etats-Unis et Israël à l'Iran. Près d'un cinquième des livraisons mondiales de pétrole et de gaz transitent par cette voie.

La compagnie de sécurité maritime britannique Vanguard a indiqué avoir été informée que le Settebello avait "transmis un appel de détresse indiquant que sa salle des machines avait été touchée par un missile" au large de Sohar, dans le golfe d'Oman et qu'un incendie s'était déclaré à bord.

L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO a spécifié que les faits s'étaient produits à 20 miles nautiques au nord-est de la ville omanaise de Sohar.

"Les autorités locales ont indiqué qu'un pétrolier avait signalé un feu dans sa salle des machines, et qu'elles se trouvaient sur place pour aider à l'évacuation de l'équipage", selon le communiqué de l'UKMTO.

"Le navire a fait état d'une victime et de deux membres d'équipage portés disparus. Aucun impact sur l'environnement n'a été signalé", a-t-elle ajouté.

Lundi, les secours omanais avaient évacué par hélicoptère 24 marins indiens d'un pétrolier en feu au large des côtes du sultanat d'Oman, selon les autorités indiennes, qui n'avaient pas précisé les causes de l'incendie. Le sinistre était survenu sur le MT Marivex, un navire battant également pavillon des îles Palaos

Le tir américain contre le Settebello est intervenu alors que l'Iran a revendiqué mercredi matin des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par la destruction d'un hélicoptère américain lundi.


Trump affirme que les Etats-Unis vont «attaquer très durement» l'Iran

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  • "On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous"
  • L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé mercredi qu'il allait "attaquer très durement" l'Iran, y compris potentiellement en visant des centrales électriques ou des ponts, et dénoncé les "tergiversations" de Téhéran concernant un accord.

Il a aussi annoncé que les forces américaines avaient mené une "mission secrète" qui avait permis de faire transiter 100 millions de barils de pétrole par le détroit d'Ormuz.

"On va les attaquer, les attaquer très durement", a déclaré le président américain à la presse dans le Bureau ovale, ajoutant que ce serait dès "aujourd'hui" (mercredi).

"On verra bien ce qui va se passer, mais on les a frappés durement hier, et on va les frapper durement aujourd'hui, (...) au cas où vous n'allumeriez pas votre télé", a-t-il dit.

Il a précisé être en droit de le faire après la destruction lundi d'un hélicoptère américain attribuée à Téhéran.

L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère.

Ces frappes américaines en représailles à l'attaque de l'hélicoptère - qui survolait le détroit d'Ormuz, toujours verrouillé par l'Iran - ont notamment ciblé dans la nuit de mardi à mercredi les villes de Jask et Sirik et l'île de Qeshm, sur la côte sud de l'Iran.

"On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous", a poursuivi Donald Trump.

"Tout a été négocié. Nous avons un accord entièrement négocié, mais ils tergiversent sans cesse", a ajouté le dirigeant républicain.

Plus tôt, il avait estimé que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix".

"MORT!!!" 

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", avait écrit le président américain sur son réseau Truth Social. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"

Donald Trump a aussi affirmé à Fox News qu'il envisageait de plus en plus de mener des frappes contre des centrales électriques et des ponts iraniens.

Interrogé à ce sujet à la Maison Blanche par un journaliste de l'AFP, il a répondu: "Je ne vais pas vous le dire mais je peux le faire".

Sur son réseau Truth Social, il a par ailleurs écrit que l'armée américaine avait mené "une mission secrète en soutien des pétroliers et autres navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz".

"Ces efforts ont permis de faire passer 100 MILLIONS de barils de pétrole par le détroit", a-t-il ajouté, en précisant que "plus de 200 navires" avaient pu franchir le passage.

Cette "mission secrète" évoque le "Project Freedom", un projet d'escorte de navires annoncé début mai puis très rapidement suspendu par Donald Trump en raison, à l'époque, de "grands progrès" dans les discussions avec Téhéran.

Depuis l'entrée en vigueur de la trêve début avril, le dirigeant républicain multiplie les déclarations contradictoires, entre espoir d'un compromis tout proche et menace de reprise des hostilités.

Donald Trump affirmait encore mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue d'un accord avec Téhéran, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour sa conclusion.

Il a par ailleurs affirmé, dans un autre message mercredi, que le blocus américain des ports iraniens était "le plus réussi" de l'histoire, allant selon lui jusqu'à empêcher Téhéran de payer la solde de ses militaires.

Peu après les propos de M. Trump à la Maison Blanche, l'armée américaine a annoncé qu'un de ses avions de combat avait mis hors service un pétrolier dans le Golfe d'Oman qui tentait d'apporter du pétrole en Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.