Shehbaz Sharif prête serment comme Premier ministre du Pakistan, mettant fin à des semaines d'agitation politique

Sur cette photo prise et diffusée par la Maison du Président du Pakistan le 4 mars 2024, le président pakistanais Arif Alvi (2R) fait prêter serment au nouveau Premier ministre Shehbaz Sharif (2L) à la Maison du Président à Islamabad. (Fourni)
Sur cette photo prise et diffusée par la Maison du Président du Pakistan le 4 mars 2024, le président pakistanais Arif Alvi (2R) fait prêter serment au nouveau Premier ministre Shehbaz Sharif (2L) à la Maison du Président à Islamabad. (Fourni)
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Publié le Lundi 04 mars 2024

Shehbaz Sharif prête serment comme Premier ministre du Pakistan, mettant fin à des semaines d'agitation politique

  • C'est le deuxième mandat de Sharif, qui a déjà occupé le poste de Premier ministre entre avril 2022 et août 2023
  • Le nouveau gouvernement est confronté à une série de défis politiques, économiques et sécuritaires complexes

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a été investi pour un deuxième mandat lundi, prenant ainsi la direction d'un pays agité de 241 millions d'habitants, confronté à d'énormes défis politiques, économiques et sécuritaires. À 72 ans, Sharif a officiellement pris ses fonctions lors d'une cérémonie de prestation de serment au bureau présidentiel dans la capitale, Islamabad. 

Dimanche, Sharif, candidat de la Ligue musulmane du Pakistan (PML-N) et des alliés de sa coalition, a remporté une victoire confortable face à Omar Ayoub Khan, candidat du parti Sunni Ittehad Council, soutenu par le parti Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI) de l'ancien Premier ministre emprisonné, Imran Khan. 

Son élection intervient trois semaines après que les élections générales du 8 février ont donné lieu à une Assemblée nationale divisée, déclenchant des semaines de manifestations des partis de l'opposition en raison d'allégations de fraude électorale et de manipulation des votes.

«En tant que Premier ministre du Pakistan, je remplirai ma mission et j'exercerai mes fonctions honnêtement, au mieux de mes capacités, fidèlement conformément à la Constitution de la République islamique du Pakistan et à la loi», a déclaré Shehbaz lors de sa prestation de serment. 

Dans son premier discours après sa victoire dimanche, Sharif a souligné les difficultés économiques du pays évaluées à 350 milliards de dollars (un euro = 0,92 euro), affirmant qu’elles nécessiteraient des «réformes radicales» pour surmonter ses défis financiers. 

«Un Pakistan doté de l’arme nucléaire peut-il survivre avec le fardeau de la dette?», s’était-il interrogé. «Il le pourra si nous décidons collectivement d'une intervention profonde et d’un changement de système. Nous devons apporter des réformes.»

Sharif, frère cadet de l'ancien Premier ministre Nawaz Sharif, a joué un rôle clé en tant que Premier ministre en maintenant une coalition de partis disparates pendant seize mois après que le Parlement a destitué Imran Khan de ses fonctions en avril 2022, et en obtenant la conclusion d’un accord de sauvetage du Fonds monétaire international (FMI) en 2023.

Shehbaz Sharif doit désormais faire face à un ensemble de crises politique, économique et sécuritaire imbriquées, tout comme lors de son précédent mandat. 

Sa priorité immédiate sera de renégocier un nouveau plan de sauvetage avec le FMI, le programme actuel expirant ce mois-ci. 

Cependant, l’adoption d’un nouveau programme impliquera de s'engager à des mesures strictes nécessaires pour la reprise économique, mais qui limitera la marge de manœuvre politique pour répondre aux préoccupations d’une population profondément frustrée et soutenir les secteurs industriels réclamant l’intervention du gouvernement pour stimuler la croissance.

L'inflation caracole à 38 % avec une dépréciation record de la monnaie nationale sous le dernier gouvernement de Sharif, principalement en raison des réformes structurelles rendues nécessaires par le programme du FMI. Le Pakistan est toujours en proie à une crise économique, avec une inflation élevée oscillant autour de 30 %, et une croissance économique ralentie à environ 2 %.

Le nouveau Premier ministre devra également faire face à une recrudescence des attaques des talibans pakistanais et d'autres groupes, notamment des séparatistes. 

Mais le défi le plus grave se situe sur le front politique.

Les candidats indépendants soutenus par Khan ont remporté le plus grand nombre de sièges, soit 93, après les élections, mais le PML-N et le Parti du peuple pakistanais (PPP) de la dynastie Bhutto sont convenus d'une alliance pour former un gouvernement de coalition. Aucun parti n'a remporté la majorité absolue.

Le parti Sunni Ittehad Council, soutenu par Khan, affirme que les élections ont été truquées contre lui et a appelé à un audit des scrutins. Réduire les tensions politiques sera donc un défi majeur pour Sharif, alors que Khan conserve un soutien populaire massif au Pakistan. En outre, une répression continue de son parti et son maintien en détention risqueraient probablement d'exacerber les tensions à un moment où la stabilité est nécessaire pour attirer les investissements étrangers afin de soutenir l'économie.

Pour l'instant, l'opposition dirigée par Khan a indiqué qu'elle «coopérerait» avec le nouveau gouvernement sur les questions d'intérêt public mais continuerait de protester contre la prétendue manipulation des résultats électoraux.

Sharif devra également gérer les relations avec l'armée toute-puissante, qui domine directement ou indirectement le Pakistan depuis son indépendance en 1947. Contrairement à son frère aîné, qui a eu des relations houleuses avec l'armée lors de ses trois mandats, le jeune Sharif est considéré comme plus acceptable et conciliant par les généraux, selon la plupart des analystes indépendants.

Pendant plusieurs années, l'armée a nié toute ingérence dans la politique du pays. Il n’en demeure pas moins qu’elle est directement intervenue par le passé pour renverser les gouvernements civils, sans compter qu’aucun Premier ministre n'a terminé un mandat complet de cinq ans depuis l'indépendance.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.