Maroc: Son courrier saisi, un journaliste détenu en grève de la faim

Manifestation de soutien aux journalistes marocains Souleimane Raissouni et Omar Radi, à Tunis en mai 2021 (Photo, AFP).
Manifestation de soutien aux journalistes marocains Souleimane Raissouni et Omar Radi, à Tunis en mai 2021 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 05 mars 2024

Maroc: Son courrier saisi, un journaliste détenu en grève de la faim

  • Ancien rédacteur en chef du quotidien Akhbar Al Yaoum, M. Raissouni, 51 ans, a été condamné à cinq ans de prison pour «agression sexuelle», des faits qu'il conteste
  • Il a entamé une grève de la faim jeudi «pour contester la saisie par les autorités judiciaires d'une réponse à une lettre du romancier ukrainien Andreï Kourkov»

RABAT: Le journaliste marocain Souleimane Raissouni, emprisonné depuis 2020, observe une nouvelle grève de la faim pour protester contre la confiscation d'un courrier adressé à un écrivain ukrainien, a indiqué lundi sa famille à l'AFP.

La prison où il est détenu, près de Casablanca, a indiqué qu'elle était en droit de contrôler "les lettres émises et reçues par les détenus".

Ancien rédacteur en chef du quotidien Akhbar Al Yaoum, M. Raissouni, 51 ans, a été condamné à cinq ans de prison pour "agression sexuelle", des faits qu'il conteste.

Il a entamé une grève de la faim jeudi "pour contester la saisie par les autorités judiciaires d'une réponse à une lettre du romancier ukrainien Andreï Kourkov", a indiqué un membre de sa famille à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat.

Celle-ci avait été envoyée dans le cadre d'une campagne de l'association d'écrivains PEN International, a ajouté cette source.

"L'administration (pénitentiaire), après avoir consulté le contenu de la correspondance adressée par le détenu à une partie étrangère, a constaté qu'elle contenait des propos injurieux et diffamatoires et de fausses informations", avait indiqué samedi la prison, ajoutant avoir "saisie" la lettre.

La grève de la faim de M. Raissouni "n'a aucun lien avec les conditions de sa détention, mais intervient plutôt à l'instigation de parties étrangères", a affirmé cette source, sans plus de précision.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé à New York, s'est dit lundi "choqué" par le "harcèlement" dont fait l'objet M. Raissouni, "privé du droit légitime d'envoyer des lettres".

Le journaliste marocain signait régulièrement des éditoriaux critiquant les autorités. Ses soutiens estiment qu'il a fait l'objet d'un "procès politique", ce que les autorités réfutent, et réclament sa libération.

En 2021, il avait cessé de s'alimenter pendant 122 jours pour protester contre sa détention.


Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
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  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com