8 000 patients nécessitent une évacuation sanitaire de Gaza

Des enfants palestiniens souffrant de malnutrition sont soignés dans un centre de santé, dans un contexte de famine généralisée, alors que le conflit entre Israël et le Hamas se poursuit, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza (Photo, Reuters).
Des enfants palestiniens souffrant de malnutrition sont soignés dans un centre de santé, dans un contexte de famine généralisée, alors que le conflit entre Israël et le Hamas se poursuit, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza (Photo, Reuters).
Des enfants palestiniens souffrant de malnutrition sont soignés dans un centre de santé, dans un contexte de famine généralisée, alors que le conflit entre Israël et le Hamas se poursuit, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza (Photo, Reuters).
Des enfants palestiniens souffrant de malnutrition sont soignés dans un centre de santé, dans un contexte de famine généralisée, alors que le conflit entre Israël et le Hamas se poursuit, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza (Photo, Reuters).
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Publié le Mardi 05 mars 2024

8 000 patients nécessitent une évacuation sanitaire de Gaza

  • Le docteur Peeperkorn a souligné que le processus très lourd implique l'OMS mais également les autorités de Gaza, d'Israël et d'Egypte, ainsi que les directeurs d'hôpitaux
  • Seuls 2 293 patients ont pu sortir pour un traitement médical entre le 7 octobre et le 20 février

GENEVE: Quelque 8.000 patients, dont les trois quarts sont des victimes de la guerre entre Israël et le Hamas, nécessitent une évacuation sanitaire pour recevoir des soins adéquats, souligne l'OMS mardi, frustrée que seul un petit nombre ait pu quitter le territoire jusqu'à présent.

Pour l'Organisation mondiale de la santé, qui a des équipes présentes sur le terrain pour apporter un soutien logistique et sanitaire, le transfert de ces patients hors de Gaza soulagerait en partie les équipes médicales et les hôpitaux qui se battent pour continuer à opérer dans une zone de guerre.

"Nous estimons que 8.000 Gazaouis doivent être orientés hors de Gaza", a déclaré Rik Peeperkorn, le représentant de l'OMS dans les territoires palestiniens, lors d'un point de presse à Genève par liaison vidéo depuis Jérusalem.

Sur le total, 6.000 environ sont des victimes de guerre qui souffrent de  multiples traumatismes, brûlures et amputations, a-t-il précisé.

Les 2.000 autres sont des patients réguliers qui ne peuvent plus recevoir les soins dont ils ont besoin à Gaza, où le système de santé est très diminué et fragilisé, a-t-il expliqué.

Avant le début de la guerre le 7 octobre, 50 à 100 patients par jour étaient référés de Gaza vers Jérusalem-Est et la Cisjordanie. La moitié d'entre eux étaient traités pour un cancer.

La guerre à Gaza a commencé après l'attaque du Hamas en territoire israéliens le 7 octobre. Cette attaque sans précédent a fait environ 1.160 morts en Israël, selon un décompte de l'AFP à partir de chiffres israéliens.

Les militants palestiniens ont également pris des otages, dont 130 restent à Gaza.

30.600 personnes tuées  

Les représailles israéliennes et l'offensive terrestre de l'armée ont fait plus de 30.600 victimes , pour la plupart des femmes et des enfants, selon le ministère de la Santé du territoire, dirigé par le Hamas.

Seuls 2.293 patients ont pu sortir pour un traitement médical entre le 7 octobre et le 20 février, selon l'OMS.

Le docteur Peeperkorn a souligné que le processus très lourd implique l'OMS mais également les autorités de Gaza, d'Israël et d'Egypte, ainsi que les directeurs d'hôpitaux.

L'OMS demande que le dispositif soit simplifié, a dit le docteur, d'autant que l'Egypte, d'autres pays du Moyen-Orient et certains pays d'Europe avaient proposé d'accueillir des patients et les personnes qui les accompagnent.

"Nous aimerions voir, et nous faisons pression pour, une évacuation sanitaire organisée et soutenue", a expliqué le responsable, pour les patients mais aussi pour "atténuer une partie de l'énorme stress que subissent ces services de santé en ruine à Gaza".

Sur 36 hôpitaux du territoire palestinien -qui compte 2,4 millions d'habitants- 23 ne fonctionnent pas et les autres sont limités à des degrés divers par la pénurie et les dommages subis dans les bombardements ou les opérations terrestres.


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre britannique discutent des développements régionaux

Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer pour renforcer la coopération stratégique entre leurs deux pays
  • Les discussions ont porté sur les enjeux régionaux, avec un soutien commun à la stabilité et à un cessez-le-feu durable, notamment concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mercredi à Djeddah le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations entre leurs deux pays et examiné les moyens de renforcer davantage leur partenariat stratégique dans divers domaines.

Ils ont également abordé les derniers développements régionaux et internationaux, notamment les évolutions dans la région ainsi que leurs implications en matière de sécurité et d’économie.

Les deux parties ont affirmé leur soutien à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région. Plusieurs questions d’intérêt commun ont également été discutées.

Keir Starmer est arrivé dans le Royaume plus tôt dans la journée, où il a été accueilli à l’aéroport de Djeddah par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, selon des photos diffusées par l’Agence de presse saoudienne.

Lors de sa visite, Starmer a salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup de travail à faire » pour garantir sa pérennité.

« Il reste également beaucoup à faire concernant le détroit d’Ormuz, qui a un impact à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté. 

À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, a rapporté l’Agence de presse saoudienne. Les ambassadeurs respectifs des deux pays étaient également présents.

*Avec SPA, Reuters 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.


Le Liban fait état de huit morts dans une frappe israélienne à Saïda

Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
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  • Une frappe israélienne à Saïda, au Liban, a fait au moins 8 morts et 22 blessés parmi les civils, causant d’importants dégâts sur le front de mer
  • L’attaque survient malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés, dont l’application au Liban reste floue et contestée

BEYROUTH: Une frappe israélienne a fait huit morts dans la ville libanaise de Saïda, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé, alors que Washington et ses alliés se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu avec l'Iran.

"La frappe de l'ennemi israélien sur Saïda, dans le sud du Liban, a fait, selon un bilan provisoire, huit morts parmi la population civile et 22 blessés", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Un photographe de l'AFP présent sur les lieux de l'attaque, qui a touché le front de mer de cette ville côtière, a vu des flammes s'élever d'un café aux vitres brisées qui jonchaient la chaussée.

Les pompiers s'efforçaient d'éteindre l'incendie tandis que l'armée bouclait le secteur. Des voitures stationnées à proximité ont également été endommagées.

"Nous avons été informés d'une frappe sur la route du front de mer à Saïda. Nous avons envoyé deux équipes, mais celles-ci ont demandé des renforts en raison du nombre élevé de victimes", a indiqué à l'AFP Louay Sabeh, secouriste au sein d'une association locale.

Les équipes de secours ont transporté au moins six blessés depuis les lieux de l'attaque, a-t-il précisé.

Cette frappe est survenue peu avant que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu de deux semaines "partout", y compris au Liban.

Le Pakistan a joué le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran dans le but de mettre fin à plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.