Offensive à Rafah: Faisal ben Farhane met en garde Israël

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane (Photo, KSAMOFA).
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane (Photo, KSAMOFA).
Short Url
Publié le Mercredi 06 mars 2024

Offensive à Rafah: Faisal ben Farhane met en garde Israël

  • Le prince Faisal s'exprimait lors de la session extraordinaire de l'OCI à Djeddah
  • Le chef de la diplomatie saoudienne a souligné le soutien de son pays à l'Unrwa

DJEDDAH: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que toute action militaire israélienne potentielle à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, aurait des répercussions dangereuses, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

S'exprimant lors d'une session extraordinaire de l'Organisation des pays islamiques (OCI) tenue à Djeddah, le prince Faisal a également réitéré l'opposition de l’Arabie saoudite au déplacement des Palestiniens du territoire.

La session extraordinaire a été organisée pour discuter de la guerre qui se déroule actuellement à Gaza entre le Hamas et Israël depuis le mois d'octobre.

Plus de 30 000 Palestiniens ont été tués par l'assaut israélien, lancé à la suite d'attaques menées par le Hamas qui ont fait 1 200 morts le 7 octobre.

Faisant état d'un tollé mondial croissant, le ministre saoudien des Affaires étrangères a indiqué qu'un nombre de plus en plus important de pays faisait désormais pression en faveur d'un cessez-le-feu immédiat à Gaza, et que le soutien à un État palestinien indépendant était de plus en plus important.

«Nous avons constaté une évolution positive des positions de certains pays et une compréhension de l'ampleur de la catastrophe. Nous avons également constaté une augmentation du nombre de pays appelant à un cessez-le-feu immédiat. En outre, plusieurs pays nous ont fait part de leur volonté de principe de reconnaître l'État de Palestine», a signalé le ministre.

La création d'un État palestinien est la position de longue date de nombreux pays à majorité arabe et musulmane, conformément à l'initiative de paix arabe. Cet État se situerait sur les frontières de 1967 et aurait pour capitale Jérusalem-Est.

Soutenir l’Unrwa

Le prince Faisal a affirmé que la création d'un État pour les Palestiniens leur permettrait de garantir leurs droits, de vivre en sécurité et de déterminer leur destin.

«Le royaume d’Arabie saoudite continuera à soutenir l’Unrwa et exhorte tous les donateurs à remplir leur rôle de soutien dans les missions humanitaires envers les réfugiés palestiniens à l'intérieur de la bande de Gaza assiégée», a insisté le ministre.

Le prince Faisal a également mis en garde contre les tentatives de dissolution de l'agence, ajoutant que cela ne ferait qu'aggraver les souffrances des civils à Gaza.

Il a exhorté les pays qui ont suspendu le financement de l'agence à revenir sur leur décision.

Un certain nombre de pays ont supprimé leur soutien financier à l'Unrwa après qu'Israël a affirmé que ses employés avaient des liens avec le Hamas et avaient été impliqués dans les attaques du 7 octobre contre Israël.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Short Url
  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
Short Url
  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Short Url
  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.