Des prisonniers palestiniens libérés par Israël ont vécu un «calvaire», selon l'UNRWA

Des troupes de l'armée israélienne sur le terrain dans la bande de Gaza, au milieu des combats entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas, le 5 mars 2024. (AFP)
Des troupes de l'armée israélienne sur le terrain dans la bande de Gaza, au milieu des combats entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas, le 5 mars 2024. (AFP)
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Publié le Mardi 05 mars 2024

Des prisonniers palestiniens libérés par Israël ont vécu un «calvaire», selon l'UNRWA

  • Il s'agit d'une large gamme de mauvais traitements: «Des personnes systématiquement humiliées, des personnes prises en photo nues, sujettes à des abus verbaux et psychologiques, des menaces d'électrocution»
  • Une partie de ces prisonniers étaient des employés de l'UNRWA

NATIONS UNIES: De nombreux prisonniers palestiniens libérés par Israël sont revenus "traumatisés" dans la bande de Gaza après avoir subi "un calvaire", a déclaré lundi le patron de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés (UNRWA) Philippe Lazzarini.

Confirmant des informations du New York Times, il a indiqué qu'il existait un rapport interne de l'Agence, non rendu public, portant sur "des centaines de prisonniers libérés" par Israël, via le point de passage de Kerem Shalom.

Même si l'UNRWA n'est pas chargée des questions liées aux incarcérations, étant la seule agence présente à Kerem Shalom, elle a recueilli des témoignages.

"Nous avons vu ces gens revenir de détention, certains après quelques semaines, certains après quelques mois. Et la plupart d'entre eux complètement traumatisés par le calvaire qu'ils avaient vécu", a expliqué Philippe Lazzarini.

"Il s'agit d'une large gamme de mauvais traitements", a-t-il ajouté. "Des personnes systématiquement humiliées, des personnes prises en photo nues, sujettes à des abus verbaux et psychologiques, des menaces d'électrocution", ou encore "des privations de sommeil, l'utilisation de bruit extrême pour empêcher de dormir", "l'utilisation de chiens pour intimider".

Une partie de ces prisonniers étaient des employés de l'UNRWA, a-t-il noté.

L'Agence avait plus tôt lundi dans la journée accusé les autorités israéliennes d'avoir commis des actes de "torture" contre certains de ses employés arrêtés dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre.

"Nos employés nous ont rapporté des choses atroces lors de leur détention et de leurs interrogatoires par les autorités israéliennes" comme des "tortures, des mauvais traitements, des abus et de l'exploitation sexuelle", a-t-elle dit dans un communiqué transmis à l'AFP.

"Certains de nos employés ont rapporté aux équipes de l'UNRWA qu'ils avaient été forcés à faire des aveux sous la torture" lorsqu'ils étaient "interrogés au sujet des relations entre l'UNRWA et le Hamas et sur une implication dans l'attaque du 7 octobre contre Israël", a-t-elle ajouté.

Les autorités israéliennes ont rejeté ces accusations.

Dans un communiqué, l'armée israélienne a démenti "les accusations générales et non fondées concernant des abus sexuels de détenus dans des établissements des forces armées israéliennes". "Ces affirmations sont une nouvelle tentative de créer de fausses équivalences avec l'utilisation systématique par le Hamas du viol comme arme de guerre", a-t-elle ajouté.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.