Des journalistes libanais vont poursuivre Israël devant la CPI pour les «atrocités» de la guerre

L'Union libanaise s'est engagée à participer à des procès contre Israël devant la CPI, bien que des détails spécifiques sur les parties initiant ces procès n'aient pas été divulgués (Photo, ICC).
L'Union libanaise s'est engagée à participer à des procès contre Israël devant la CPI, bien que des détails spécifiques sur les parties initiant ces procès n'aient pas été divulgués (Photo, ICC).
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Publié le Mercredi 06 mars 2024

Des journalistes libanais vont poursuivre Israël devant la CPI pour les «atrocités» de la guerre

  • Israël doit rendre des comptes et ne pas échapper à la sanction, a déclaré le Syndicat des rédacteurs de presse libanais
  • Selon des sources palestiniennes, au moins 112 journalistes palestiniens ont perdu la vie depuis le début du conflit

LONDRES: Le Syndicat des rédacteurs de presse libanais a annoncé son intention de poursuivre Israël devant la Cour pénale internationale (CPI) pour les «atrocités» commises pendant la guerre à l'encontre des journalistes et des professionnels des médias.

«Israël doit répondre de ses crimes et ne doit pas échapper au châtiment», a déclaré le Syndicat dans un communiqué à l'issue d'une réunion qui s'est tenue lundi dans la capitale Beyrouth.

Le Syndicat s'est engagé à participer à des actions en justice contre Israël devant la CPI, bien que les détails spécifiques concernant les parties à l'origine de ces actions en justice n'aient pas été divulgués.

Soulignant l'urgence de la situation, le Syndicat a appelé à des efforts collectifs pour dénoncer les actions d'Israël contre les journalistes palestiniens et le personnel des médias à Gaza et au Liban-Sud.

Selon des sources palestiniennes, au moins 112 journalistes palestiniens ont perdu la vie dans des attaques israéliennes à Gaza depuis le 7 octobre. En outre, trois journalistes ont été tués dans des frappes aériennes israéliennes au Liban en octobre et novembre 2023.

En avril 2022, la Fédération internationale des journalistes, le Syndicat des journalistes palestiniens et le Centre international pour la justice pour les Palestiniens ont déposé une plainte commune auprès de la CPI, accusant Israël de commettre des «crimes de guerre» à l'encontre de journalistes dans les territoires palestiniens.

Allégations de ciblage délibéré

La récente escalade des tensions le long de la frontière israélo-libanaise, ponctuée d'affrontements intermittents entre les forces israéliennes et le Hezbollah, a suscité l'inquiétude de la communauté internationale, qui a appelé à une désescalade.

Ces affrontements sont les plus meurtriers depuis la guerre de 2006 entre les deux parties, qui a fait plus de 1 200 morts et provoqué le déplacement de 900 000 personnes, principalement au Liban, selon un rapport du Conseil des droits de l'homme.

Cette annonce fait suite à la décision prise en février par plus de 120 personnes et groupes demandant une enquête des Nations unies sur les attaques israéliennes contre les journalistes au Liban-Sud.

L'accent a été mis sur les allégations de ciblage délibéré des trois journalistes et travailleurs des médias tués en octobre.

Les enquêtes menées simultanément par Reuters, l'Agence France-Presse, Human Rights Watch et Amnesty International ont confirmé qu'Israël avait intentionnellement pris pour cible des journalistes au Liban-Sud, les deux dernières affirmant que les frappes devaient faire l'objet d'une enquête pour crime de guerre.

Par ailleurs, Israël est actuellement accusé de génocide par la Cour internationale de justice (CIJ).

Une décision provisoire rendue en janvier a ordonné à Tel-Aviv de cesser ses actes de génocide et de prendre des mesures immédiates pour garantir la fourniture de l’aide humanitaire aux civils de Gaza.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.