Bousculade mortelle en 2021 en Israël: Une commission d'enquête étrille Netanyahu

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’exprime lors d’un rassemblement de dirigeants juifs au Musée de la Tolérance à Jérusalem (Photo, AP).
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’exprime lors d’un rassemblement de dirigeants juifs au Musée de la Tolérance à Jérusalem (Photo, AP).
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Publié le Jeudi 07 mars 2024

Bousculade mortelle en 2021 en Israël: Une commission d'enquête étrille Netanyahu

  • Le pèlerinage au Mont Meron, dans le nord d'Israël, réunit chaque année des dizaines de milliers de juifs orthodoxes autour du tombeau présumé du rabbin Simon Bar Yochaï
  • Le 30 avril 2021, une cohue géante dans la section réservée aux hommes avait provoqué la mort de 45 pèlerins, dont au moins 16 enfants

JÉRUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu porte une "responsabilité personnelle" dans le drame du Mont Meron en avril 2021, où 45 pèlerins juifs avaient péri dans une bousculade, selon le rapport très sévère d'une commission d'enquête publié mercredi.

"Nous sommes arrivés à la conclusion que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a une responsabilité personnelle" dans cette tragédie, écrit la commission, pour qui "le désastre aurait pu être évité".

Le Premier ministre "savait ou aurait dû savoir que le site (...) avait été mal entretenu pendant des années" et pouvait représenter "un risque pour les nombreux participants" au pèlerinage qui s'y tient chaque année pour marquer la fête juive de Lag Baomer, selon le rapport.

Benjamin Netanyahu a, avec ses services, "la responsabilité d'identifier des problèmes pouvant représenter "un risque pour des vies humaines", et n'a "pas agi comme on peut l'attendre d'un Premier ministre pour corriger cet état de fait", dit encore la commission d'enquête.

Le rapport, très critique, fustige "un manque de gouvernance" et "une culture de fuite devant les responsabilités" au sein de l'exécutif.

Le pèlerinage au Mont Meron, dans le nord d'Israël, réunit chaque année des dizaines de milliers de juifs orthodoxes autour du tombeau présumé du rabbin Simon Bar Yochaï, un talmudiste réputé du IIe siècle de l'ère chrétienne.

Le 30 avril 2021, une cohue géante dans la section réservée aux hommes avait provoqué la mort de 45 pèlerins, dont au moins 16 enfants.

Mises en garde

Chargé de superviser le fonctionnement des institutions publiques, le bureau du contrôleur d'Etat avait à deux reprises, en 2008 et 2011, mis en garde sur les déficiences de l'équipement du site. M. Netanyahu était revenu au pouvoir en 2009 jusqu'en 2021, après un premier mandat de 1996 à 1999. Il est de nouveau Premier ministre depuis décembre 2022.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, a estimé que M. Netanyahu aurait dû démissionner dès le lendemain du drame. "Si Netanyahu est toujours Premier ministre, le prochain désastre n'est qu'une question de temps", a écrit M. Lapid sur X.

Le rapport de la commission a également mis en cause l'ancien ministre de la Sécurité intérieure et actuel président de la Knesset (Parlement) Amir Ohana, et recommandé que le chef de la police Yaakov Shabtai soit démis de ses fonctions.

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett, qui avait succédé à Netanyahu en juin 2021, avait promis de mettre sur pied cette commission d'enquête, refusée par son prédécesseur.

Le parti de Benjamin Netanyahu, le Likoud (droite), a accusé mercredi dans un communiqué cette commission d'enquête d'avoir des motivations politiques.

"La tentative délibérée et cynique de Lapid de faire de la catastrophe du Mont Meron une arme politique ne fonctionnera pas", a-t-il lancé.

Le rapport tombe mal pour Benjamin Netanyahu, qui a fait l'objet de vives critiques en Israël pour ne pas avoir anticipé l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre, qui a fait quelque 1.160 morts israéliens, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basés sur des chiffres officiels, et provoqué un traumatisme majeur dans le pays.

Les critiques ont été mises en sourdine avec la guerre menée en représailles à Gaza, où Israël a juré d'anéantir le Hamas, mais n'ont pas été éteintes.

Plus de 30.700 personnes, en majorité des femmes et des enfants, ont été tuées depuis le début de la guerre dans le territoire palestinien, selon le ministère de la Santé du Hamas.


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.