Une grande exposition sur la signalisation laisse entrevoir l’avenir de l’Arabie saoudite

Naïf Abdallah al-Rajhi, vice-président du conseil d’administration de la Chambre de Riyad (à droite), inaugurant l’exposition. Islam Hafez, directeur général de DMG en Arabie saoudite (à gauche), est également présent. (Photo fournie)
Naïf Abdallah al-Rajhi, vice-président du conseil d’administration de la Chambre de Riyad (à droite), inaugurant l’exposition. Islam Hafez, directeur général de DMG en Arabie saoudite (à gauche), est également présent. (Photo fournie)
Les Hala Chats, organisés en exclusivité, lors de la Saudi Signage Expo à Riyad. (Photo fournie)
Les Hala Chats, organisés en exclusivité, lors de la Saudi Signage Expo à Riyad. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 06 mars 2024

Une grande exposition sur la signalisation laisse entrevoir l’avenir de l’Arabie saoudite

  • L’exposition, qui se tient jusqu’à jeudi, est le plus grand salon du Moyen-Orient pour les industries du numérique, de l’impression, du graphisme et de l’imagerie
  • Selon les experts, le secteur de la signalisation jouera un rôle crucial lors de l’Expo 2030 de Riyad et de la Coupe du monde de football 2034

RIYAD: La première édition de la Saudi Signage Expo a été inaugurée par Naïf Abdallah al-Rajhi, vice-président du conseil d’administration de la Chambre de Riyad, au Riyadh International Convention and Exhibition Center mardi soir.

L’exposition, qui se tient jusqu’à jeudi, est le plus grand salon du Moyen-Orient pour les industries du numérique, de l’impression, du graphisme et de l’imagerie.

Plus de 5 000 acheteurs auront l’occasion de rencontrer les exposants et de se procurer du matériel, des équipements et des services de pointe dans ces domaines-là.

«L’événement est très fréquenté, ce qui témoigne du besoin croissant de solutions de signalisation dans le Royaume, où les entreprises reconnaissent le rôle joué par la signalisation dans l’amélioration de la visibilité de la marque, de l’efficacité de la communication et de l’engagement global des clients», a déclaré Mohammed Kazi, vice-président de la construction chez dmg events, qui organise l’événement.

L’événement présente des produits et des services dans six secteurs clés, tels que l’impression grand format, la signalisation, le graphisme, l’imagerie, le marketing numérique, les cadeaux et le matériel promotionnel.

Plus de 100 exposants locaux et internationaux mettent l’accent sur le développement moral, les entreprises cherchant à minimiser l’empreinte environnementale de leurs écrans numériques, équipements d’impression et autres produits en intégrant des matériaux durables dans l’industrie.

Expo HP Inc., l’un des partenaires fondateurs de l’événement, a pris des mesures pour s’assurer que son stand respectait les normes en matière de développement durable, de sécurité et d’événements internationaux.

Alpha Art Gifts a également mis en avant ses pratiques de fabrication durables. L’entreprise utilise le feutre, une fibre de polyester fabriquée à partir de bouteilles PET recyclées, pour fabriquer des pochettes pour ordinateurs portables, des sacs en feutre et des portefeuilles.

Lors de la première journée de l’exposition, les visiteurs ont pu découvrir les nouveaux produits et systèmes des principaux fournisseurs. ADS Advertising Materials a présenté ses traceurs de découpe Graphtec, conçus pour répondre aux besoins des professionnels de la conception dans les secteurs de la signalisation, de l’habillement, de la reprographie et de l’emballage, entre autres.

Dar Al-Oroodh Trading Company a présenté ses produits de haute qualité destinés à répondre aux besoins des industries de la signalisation, de la publicité et de l’architecture.

«Entre écrans numériques de pointe aux techniques d’impression avancées et solutions de signalisation interactives, le hall d’exposition vibrait d’enthousiasme, facilitant la prise de décision éclairée des acheteurs et permettant aux exposants de mettre en valeur leur expertise», a souligné M. Kazi.

Lors de la première journée des Hala Chats, organisés en exclusivité, des experts et des spécialistes des secteurs de la signalisation, de l’orientation, du design et de la publicité ont échangé leurs points de vue sur l’amélioration de l’expérience de l’orientation, l’amélioration du contenu local dans la signalisation, ainsi que sur les stratégies et les techniques permettant de transformer l’industrie de la signalisation.

Ali Youssif, spécialiste international de l’orientation, a expliqué lors de l'une des tables rondes: «Nous concevons l’information par le biais de la signalisation. C’est pourquoi, lorsque nous concevons une signalisation, nous devons tenir compte de la façon dont elle est perçue par les gens.»

M. Youssif a été rejoint par des experts de Riyadh Airports, Red Sea Global et Genius Loci & GLSW, qui sont convenus que les solutions de signalisation seront cruciales pour créer un environnement homogène et attrayant pour les publics locaux et internationaux, alors que le Royaume se prépare à accueillir l’Expo 2030 de Riyad et la Coupe du monde de football 2034.

«L’Arabie saoudite a prouvé que nous comprenons la signalisation. À l’heure actuelle, le nombre de spécialistes de la signalisation en Arabie saoudite est plus élevé que dans d’autres pays de la région», a déclaré Graeme Erens, PDG Genius Loci et de GLSW.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: sept morts dans de nouvelles frappes d'Israël, qui veut occuper le sud après la guerre

Des civils et des secouristes se rassemblent sur le site d’une série de frappes israéliennes ayant visé la zone d’al Jnah, à la périphérie de la banlieue sud de Beyrouth, le 1er avril 2026. (AFP)
Des civils et des secouristes se rassemblent sur le site d’une série de frappes israéliennes ayant visé la zone d’al Jnah, à la périphérie de la banlieue sud de Beyrouth, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur Beyrouth et ses environs ont fait au moins 7 morts supplémentaires, portant le bilan total à plus de 1 200 morts au Liban depuis le début du conflit avec le Hezbollah
  • Israël affirme vouloir occuper une partie du sud du Liban après la guerre, suscitant de fortes inquiétudes côté libanais et à l’ONU quant à une nouvelle occupation

BEYROUTH: Les autorités libanaises ont annoncé tôt mercredi que de nouvelles attaques israéliennes avaient fait sept morts dans Beyrouth et sa région, au moment où Israël dit vouloir occuper une partie du Sud-Liban une fois la guerre terminée.

Les frappes israéliennes ne cessent pas dans ce pays embarqué dans la guerre depuis le 2 mars par une attaque du mouvement pro-iranien Hezbollah contre Israël. Elles ont causé au total plus de 1.200 morts, selon le ministère de la Santé libanais.

"Le raid mené par l'ennemi israélien sur le quartier de Jnah à Beyrouth a, selon un premier bilan, fait cinq morts et 21 blessés" dans ce quartier situé près de la banlieue sud de la capitale, a écrit le ministère de la Santé dans un communiqué.

D'après une source sécuritaire à l'AFP, les frappes israéliennes sur Jnah ont visé quatre voitures garées dans une rue.

Tôt mercredi, des journalistes de l'AFP ont entendu trois explosions dans la capitale. Elles résultent de bombardements effectués par des navires de guerre israéliens sur le quartier de Jnah, selon l'Agence nationale d'information (Ani) officielle du Liban.

Le ministère de la Santé a également indiqué qu'une frappe israélienne "visant un véhicule dans la région de Khaldeh, au sud de Beyrouth, a fait deux morts et trois blessés parmi la population civile".

Peu de temps avant ce communiqué, l'Ani avait rapporté que plusieurs missiles tirés par un drone israélien avaient visé une voiture sur une grande route au sud de Beyrouth mardi, soulignant que des ambulances et des pompiers s'étaient rendus sur place, mais sans donner alors de bilan.

Du côté israélien, l'armée a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi avoir frappé un "haut commandant" du Hezbollah ainsi qu'un "terroriste de haut rang" dans deux assauts distincts conduits "dans la région de Beyrouth" - sans préciser si cette seconde cible faisait également partie du mouvement islamiste libanais, ni communiquer sur le lieu précis des attaques.

- Craintes d'occupation -

Mardi, déjà, le ministère de la Santé avait dénombré huit morts lors de plusieurs frappes israéliennes dans le sud du Liban, dans les régions de Tyr, de Sidon et de Bint Jbeil. Parmi les personnes décédées se trouvait un secouriste, de même source.

Le Hezbollah a indiqué être engagé dans de "violents affrontements" avec Israël dans la nuit de mardi à mercredi dans deux localités du sud du pays.

L'ONU s'est inquiétée mardi, par la voix de son chef des opérations humanitaires Tom Fletcher, de la perspective que soit créé un nouveau "territoire occupé" au Moyen-Orient.

Plus tôt, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait répété l'intention de son pays "d'occuper" une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée. Avec pour l'objectif d'y établir, selon lui, une "zone de sécurité".

Le ministre libanais de la Défense, Michel Menassa, a affirmé que les propos de son homologue israélien n'étaient "plus de simples menaces" mais traduisaient "une intention claire d'imposer une nouvelle occupation du territoire libanais, de déplacer de force des centaines de milliers de citoyens et de détruire systématiquement des villages et des villes dans le sud".

C'est dans cette zone qu'ont été tués trois Casques bleus indonésiens ces derniers jours.

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) avait affirmé lundi que l'origine des projectiles ayant visé tué dimanche un soldat indonésien puis deux lundi étaient "inconnue".

Mais mardi, une source sécuritaire de l'ONU ayant souhaité rester anonyme a indiqué à l'AFP que des "investigations ultérieures" ont révélé que le tir de dimanche provenait d'un "char" israélien.

Et que l'explosion qui a tué lundi deux autres Casques bleus indonésiens pourrait être due à une mine, selon cette source.

L'armée israélienne a lancé une enquête concernant la mort de ces deux Casques bleus. Selon elle, "aucun engin explosif n'a été placé dans la zone par des soldats israéliens" et aucune de ses troupes "n'était présente sur place".

Mardi encore, Israël a notamment visé un immeuble sur la route de l'aéroport de Beyrouth et frappé sans avertissement un appartement de la banlieue nord de la capitale, selon l'Ani.

L'aviation israélienne a également visé mardi matin, après avertissement, la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, désertée par une grande partie de ses habitants.


Le Qatar affirme que les pays du Golfe sont «unis» dans leur appel à la désescalade

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  • "Il nous semble qu'il y a une position très unanime dans le Golfe appelant à une désescalade et une fin de la guerre", a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari
  • Les riches états pétroliers de la région ont été visés par des centaines de missiles et de drones iraniens depuis le lancement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février

DOHA: Les pays du Golfe sont "unis" dans leur appel à une désescalade dans la guerre au Moyen-Orient, a affirmé mardi le Qatar, alors que l'Iran poursuit ses attaques de représailles contre ses voisins de la région.

"Il nous semble qu'il y a une position très unanime dans le Golfe appelant à une désescalade et une fin de la guerre", a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, lors d'une conférence de presse à Doha.

Les riches états pétroliers de la région ont été visés par des centaines de missiles et de drones iraniens depuis le lancement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, tandis que leurs exportations d'hydrocarbures sont affectées par la fermeture de facto du détroit d'Ormuz.

Lundi, une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet visant à imposer des droits de passage aux navires transitant par ce détroit stratégique par lequel passait environ un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux.

Le détroit a été "fermé en raison d'une opération militaire", et son avenir est "une question que l'ensemble de la région et les partenaires internationaux doivent décider collectivement", a déclaré le responsable qatari.

"Je pense que nous avons pris une décision collective, dans le Golfe, pour traiter cela comme une menace collective", a-t-il insisté.

Pays le plus visé par les attaques iraniennes, les Emirats arabes unis se sont démarqués ces derniers jours de leurs voisins en adoptant un ton plus offensif à l'égard de Téhéran.

"Un simple cessez-le-feu n'est pas suffisant. Nous avons besoin d'un résultat concluant qui réponde à l'ensemble des menaces iraniennes: capacités nucléaires, missiles, drones, mandataires terroristes et blocages des voies maritimes internationales", a écrit leur ambassadeur à Washington, Yousef Al Otaiba, la semaine dernière dans une tribune du Wall Street Journal.

Le diplomate émirati a affirmé que son pays était prêt "à rejoindre une initiative internationale pour rouvrir le détroit et le maintenir ouvert".


Plus de 200.000 personnes sont parties du Liban vers la Syrie depuis le début de la guerre 

Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
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  • "Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie
  • "Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR

GENEVE: Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

"Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie par les trois points de passage officiels", a déclaré Aseer al-Madaien, représentante par intérim du HCR en Syrie, lors d'un point presse donné en visioconférence à Genève depuis Damas.

"Ces chiffres ont été fournis par les autorités et confirmés par nos collègues sur le terrain", a-t-elle ajouté, précisant que "la grande majorité" de ces personnes, soit "près de 180.000, sont des Syriens, notamment des réfugiés syriens qui avaient déjà fui la Syrie pour trouver refuge au Liban et qui sont aujourd'hui contraints de fuir à nouveau".

"Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles aux frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien Ali Khamenei.

Le Liban avait accueilli plus d'un million de réfugiés syriens qui ont fui leur pays pendant la guerre civile déclenchée par la répression d'un soulèvement populaire contre le pouvoir de Bachar al-Assad en 2011.

Plus d'un demi-million de ces réfugiés ont regagné leur pays depuis la chute d'Assad fin 2024.

Le HCR a indiqué que son plan d'urgence pour les personnes rejoignant précipitamment la Syrie depuis le Liban prévoyait "un nombre pouvant atteindre de 300 à 350.000 personnes".

"Ce nombre dépendra en grande partie d'éventuelles opérations terrestres supplémentaires. Parallèlement, le gouvernement syrien nous a informés qu'il mettait en place un plan d'urgence au cas où davantage de Libanais se dirigeraient vers la Syrie", a ajouté Mme al-Madaien.