L'Alliance française d’Al-Khobar rend hommage aux entrepreneuses saoudiennes

Le groupe était composé d’entrepreneuses saoudiennes: Adwa al-Harbi, Amna Sidqi Bokhamsin, et Laïla Aboualsaoud. (Photo fournie)
Le groupe était composé d’entrepreneuses saoudiennes: Adwa al-Harbi, Amna Sidqi Bokhamsin, et Laïla Aboualsaoud. (Photo fournie)
Amna Sidqi Bokhamsin a fondé le Yaqelon Higher Institute en 2019, spécialisé en philosophie et en musique. (Photo fournie)
Amna Sidqi Bokhamsin a fondé le Yaqelon Higher Institute en 2019, spécialisé en philosophie et en musique. (Photo fournie)
Adwa al-Harbi a parlé de son parcours dans le monde de la beauté il y a dix-sept ans, lorsqu'elle a ouvert un salon pour femmes avec sa mère. (Photo fournie)
Adwa al-Harbi a parlé de son parcours dans le monde de la beauté il y a dix-sept ans, lorsqu'elle a ouvert un salon pour femmes avec sa mère. (Photo fournie)
La Dre Laila Aboualsaoud est la cofondatrice de Mizan United Co., spécialisée dans l’optique et la lunetterie. (Photo fournie)
La Dre Laila Aboualsaoud est la cofondatrice de Mizan United Co., spécialisée dans l’optique et la lunetterie. (Photo fournie)
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Publié le Jeudi 07 mars 2024

L'Alliance française d’Al-Khobar rend hommage aux entrepreneuses saoudiennes

  • L'Alliance française d’Al-Khobar a réuni trois entrepreneuses saoudiennes le 6 mars pour une discussion stimulante axée sur l'autonomisation et la résolution des défis
  • La rencontre a réuni Adwa al-Harbi, issue du monde de la beauté, Amna Sidqi Bokhamsin, représentant le secteur de l'éducation et la créatrice de mode Laila Aboualsaoud

AL-KHOBAR: À l’occasion de la Journée internationale de la femme, l'Alliance française d’Al-Khobar a réuni trois entrepreneuses saoudiennes le 6 mars pour une discussion stimulante axée sur l'autonomisation et la résolution des défis.

La soirée a réuni des membres de la communauté souhaitant en apprendre davantage sur les domaines des diverses expériences représentées au sein du groupe.

L’Alliance française d’Al-Khobar propose des cours de français et d’arabe dans ses locaux à Al-Khobar, et la discussion de la soirée s’est déroulée en arabe.

Les trois femmes choisies pour s’exprimer ont chacune apporté une expérience et un point de vue différents: Adwa al-Harbi, issue du monde de la beauté, Amna Sidqi Bokhamsin du secteur littéraire et éducatif et la Dre Laila Aboualsaoud, passée de médecin à créatrice de mode.

Adwa al-Harbi a raconté son parcours dans le monde de la beauté il y a dix-sept ans, lorsqu'elle a ouvert avec sa mère un salon de beauté pour femmes. Forte d'un diplôme en commerce, elle a également été formatrice saoudienne pour le programme Empretec, destiné aux entrepreneurs de différentes envergures du Royaume, affilié à la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), en collaboration avec la Social Development Bank saoudienne. 

«En tant que femmes, nous devons sortir des sentiers battus, faire preuve de créativité, de patience et de diligence. Mais surtout, nous devons être flexibles», a expliqué Adwa al-Harbi.

Amna Sidqi Bokhamsin, vive et éloquente romancière et écrivaine saoudienne d'Al-Ahsa, a fondé Yaqelon Education Co. et Yaqelon Higher Institute en 2019, le premier établissement du Royaume où la philosophie et la musique sont enseignées dans les universités.

«Nous mettons en avant à juste titre les différentes femmes saoudiennes pleinement accomplies de la communauté, mais nous ne devons pas oublier de valoriser les femmes qui travaillent chez elles, élèvent leurs enfants – qui connaîtront plus tard le succès – et la femme qui soutient l'homme qui réussit», a-t-elle affirmé. «Toutes ces femmes réussissent, mais certaines restent dans l’ombre. Le succès est un voyage que nous partageons.»

Après des études de médecine, Laila Aboualsaoud a changé d'orientation et a suivi sa passion pour la mode en créant sa marque Chic Design. Elle est également cofondatrice de Mizan United Co., spécialisée dans l'optique et dans l'aide aux clients en matière de soins oculaires  (lunettes de vue, lunettes de soleil et lentilles de contact).

«C’est tellement passionnant de voir l’Histoire s’écrire en temps réel. Quoi qu’il en soit, nous devons faire confiance à notre voix intérieure et continuer à être à la recherche des connaissances – mais ne nous contentons pas de suivre un cours pour ensuite nous précipiter», a-t-elle assuré. «Restez après la discussion, rencontrez les autres participantes, écoutez leurs histoires, remerciez les intervenantes et présentez-vous. Créez des liens durables pour que nous avancions toutes collectivement», a-t-elle lancé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.


Transport maritime: CMA CGM inaugure le "Notre-Dame", plus grand porte-conteneurs français

L'ancien Premier ministre français et maire du Havre, Édouard Philippe, l'épouse du président français Brigitte Macron, le président-directeur général du groupe CMA CGM, Rodolphe Saadé, le ministre français des Transports Philippe Tabarot et Delphine Arnault, à la tête de Dior et vice-présidente exécutive de Louis Vuitton, participent à l'inauguration du porte-conteneurs « Notre-Dame » de CMA CGM, le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français, au Havre, dans le nord-ouest de la France, le 2 juillet 2026. (AFP)
L'ancien Premier ministre français et maire du Havre, Édouard Philippe, l'épouse du président français Brigitte Macron, le président-directeur général du groupe CMA CGM, Rodolphe Saadé, le ministre français des Transports Philippe Tabarot et Delphine Arnault, à la tête de Dior et vice-présidente exécutive de Louis Vuitton, participent à l'inauguration du porte-conteneurs « Notre-Dame » de CMA CGM, le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français, au Havre, dans le nord-ouest de la France, le 2 juillet 2026. (AFP)
  • CMA CGM a baptisé au Havre le "Notre-Dame", le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français et premier d'une série de 10 navires géants, renforçant la souveraineté maritime française
  • Fonctionnant au GNL, ce navire de 400 mètres peut transporter 24.000 conteneurs et assurera les échanges commerciaux entre l'Asie et l'Europe

LE HAVRE: CMA CGM a baptisé jeudi au Havre (Seine-Maritime) le "Notre-Dame", plus gros porte-conteneurs sous pavillon français et le premier d'une série de dix navires géants commandés par l'armateur basé à Marseille.

Long de 400 mètres et plus haut que les tours de la cathédrale parisienne dont il porte le nom, le navire a été inauguré à la mi-journée devant plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles le maire du Havre Édouard Philippe et l'épouse du chef d'Etat Brigitte Macron.

"Je nomme ce navire CMA CGM Notre-Dame. Je souhaite bon vent à son équipage et à tous ceux qui navigueront à son bord", a lancé sa marraine Delphine Arnault, PDG de Christian Dior Couture, avant de briser la traditionnelle bouteille de champagne sur la coque.

Le choix du pavillon français vient d'un engagement pris par le PDG de CMA CGM, Rodolphe Saadé, devant Emmanuel Macron en novembre 2025.

Alors que les armateurs défendaient un avantage fiscal menacé, M. Saadé avait annoncé l'immatriculation sous pavillon français de ces nouveaux porte-conteneurs, présentés comme une contribution au renforcement de la souveraineté maritime française.

"Dans un monde où les routes maritimes sont de nouveau sous tension, notre mission n'a jamais été aussi essentielle", a déclaré jeudi le patron du troisième armateur mondial.

"À l'heure où la mer redevient un espace d'affirmation et de souveraineté (...), pour la France, dont la prospérité repose en grande partie sur les échanges internationaux, c'est un enjeu direct de compétitivité", a-t-il poursuivi.

Fleuron d'une nouvelle génération de porte-conteneurs géants, le "Notre-Dame" a été commandé pour transporter les marchandises produites par les usines asiatiques vers les consommateurs européens, et pour les produits agroalimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques européens vers l'Asie.

Ce mastodonte des mers, le plus grand du monde à fonctionner grâce au gaz naturel liquéfié (GNL), sort du gigantesque chantier naval Yangzijiang Shipbuilding (YZJ) près de Shanghai, en Chine.

Il peut embarquer 24.000 conteneurs standards, soit l'équivalent de 20.000 camions ou 600 trains de fret, et son équipage est composé en moyenne d'une trentaine de personnes.

Le choix de son nom s'inscrit dans une tradition de séries thématiques adoptée par l'armateur. Pour cette nouvelle génération de porte-conteneurs, CMA CGM a choisi de mettre à l'honneur des symboles du patrimoine français.

Après le "Notre-Dame", le deuxième navire de la série, le "Panthéon", doit rejoindre la flotte en septembre.