Le Liban va déposer une plainte auprès du Conseil de sécurité concernant les «attaques israéliennes contre des civils»

Des pompiers éteignent une voiture en feu après qu’elle a été touchée par une attaque de drone menée par Israël dans la région de Naqoura, dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël, dans un contexte de tensions transfrontalières persistantes. (AFP)
Des pompiers éteignent une voiture en feu après qu’elle a été touchée par une attaque de drone menée par Israël dans la région de Naqoura, dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël, dans un contexte de tensions transfrontalières persistantes. (AFP)
Des pompiers éteignent une voiture en feu après qu’elle a été touchée par une attaque de drone menée par Israël dans la région de Naqoura, dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël, dans un contexte de tensions transfrontalières persistantes. (AFP)
Des pompiers éteignent une voiture en feu après qu’elle a été touchée par une attaque de drone menée par Israël dans la région de Naqoura, dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël, dans un contexte de tensions transfrontalières persistantes. (AFP)
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Publié le Mercredi 13 mars 2024

Le Liban va déposer une plainte auprès du Conseil de sécurité concernant les «attaques israéliennes contre des civils»

  • Un missile israélien tiré depuis un drone a touché une voiture près de l’entrée nord de la ville de Tyr
  • Cette attaque a tué Hadi Moustafa, responsable du soutien logistique des Brigades Izz al-Din al-Qassam

BEYROUTH: Le Liban va déposer une plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU pour protester contre une série d’attaques israéliennes qui ont fait des victimes civiles dans des zones résidentielles, a déclaré aujourd’hui le ministère des Affaires étrangères. 

«Les attaques israéliennes des 11 et 12 mars, considérées comme les plus violentes, ont visé des civils dans des zones résidentielles autour de la ville de Baalbek et des villes voisines, faisant des victimes et des blessés parmi les civils», indique un communiqué du ministère. 

«Ce qui est inquiétant, c’est que cette escalade s’est produite dans des régions éloignées des frontières sud du Liban. Cela témoigne du désir d’Israël d’étendre le conflit et d’entraîner toute la région dans une guerre qui pourrait commencer par de tels actes agressifs et se transformer en une guerre régionale. Le gouvernement israélien y verrait une bouée de sauvetage pour échapper à sa situation interne difficile», explique le ministre des Affaires étrangères du Liban, Abdallah Bou Habib. 

Le ministère a appelé «la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à son escalade». Il a également demandé aux membres du Conseil de sécurité de «condamner les attaques israéliennes contre le Liban et de mettre pleinement en œuvre la résolution 1 701 (2006) pour instaurer une stabilité et une paix permanentes le long des frontières sud du Liban». 

Mercredi, Israël a enfreint, pour la troisième journée consécutive, les règles du conflit en vigueur depuis le 8 octobre, en menant des opérations hostiles dans la zone allant du sud du fleuve Litani au nord. 

Ces opérations s’inscrivent dans le cadre de la nouvelle approche israélienne visant à poursuivre et à assassiner les dirigeants et les membres du Hezbollah et du Hamas au Liban par le biais de frappes de drones ciblées. 

Dans la matinée, un missile israélien tiré depuis un drone a touché une voiture près de l’entrée nord de la ville de Tyr, à proximité du camp de réfugiés palestiniens de Rachidiya. 

Cette attaque a tué Hadi Moustafa, responsable du soutien logistique des Brigades Izz al-Din al-Qassam, l’aile militaire du Hamas au Liban, ainsi qu’un Syrien qui circulait à moto près de la voiture de M. Moustafa. 

Deux autres personnes ont également été blessées. 

Le Hamas a précisé dans un communiqué que la mission de Hadi Moustafa était d’assurer « la coordination avec les forces de la résistance au Liban». 

C’est la quatrième fois qu’Israël prend pour cible le personnel du Hamas au Liban. 

Par ailleurs, c’est la première fois que l’entrée de la ville de Tyr, où des milliers de personnes déplacées de la zone frontalière sud sont réfugiées, a été attaquée. La ville est un point de rencontre pour les soldats de la Force intérimaire des nations unies au Liban (Finul). 

L’armée israélienne a confirmé avoir tué «un responsable du Hamas, Hadi Ali Moustafa, en bombardant une voiture qui le transportait au Liban». 

«L’escalade israélienne, qui s’est déplacée du sud du Liban vers Baalbek et les villes environnantes, puis qui a visé l’entrée de la ville de Tyr, cherche à perturber la situation afin de poursuivre les membres du Hezbollah, du Hamas et du Djihad islamique, où qu’ils se trouvent», déclare une source de sécurité à Arab News

Des avions de chasse israéliens ont survolé des villes et des villages du sud à basse altitude pour la première fois dans la nuit de mardi à mercredi, franchissant le mur du son et provoquant un bruit assourdissant qui a terrifié les habitants et fait éclater des fenêtres dans les maisons. 

Les médias israéliens ont rapporté que plusieurs roquettes ont été lancées du Liban vers le plateau du Golan. Le Hezbollah n’a pas revendiqué la responsabilité de ces attaques. 

L’armée israélienne a poursuivi ses frappes aériennes et ses tirs d’artillerie sur les zones frontalières libanaises, de la plaine de Marjayoun à la zone de Labbouné à Naqoura, touchant de nombreuses maisons. 

Les bombardements ont notamment eu lieu dans les banlieues d’Alma Ach-Chaab, Al-Qantara, Kafraya, Al-Dahyra, Yarin et Yater, où une maison a été prise pour cible et où plusieurs personnes ont été légèrement blessées. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


Guerre au Moyen-Orient: le chef de la diplomatie française en visite au Liban jeudi

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot participe à une conférence de presse conjointe avec le ministre allemand des Affaires étrangères après des entretiens au ministère des Affaires étrangères à Berlin, le 18 mars 2026. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot participe à une conférence de presse conjointe avec le ministre allemand des Affaires étrangères après des entretiens au ministère des Affaires étrangères à Berlin, le 18 mars 2026. (AFP)
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  • Le ministre français Jean-Noël Barrot se rend au Liban pour exprimer le soutien de la France et discuter d’une désescalade avec les dirigeants libanais
  • Le conflit entre Hezbollah et Israël a causé près de 1 000 morts et déplacé plus d’un million de personnes, tandis que Paris renforce son aide humanitaire

PARIS: Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, se rendra jeudi au Liban, où l'armée israélienne mène des opérations militaires contre le Hezbollah pro-iranien qui ont provoqué des déplacements massifs de population, a annoncé mercredi à l'AFP le ministère des Affaires étrangères.

"Cette visite témoigne du soutien et de la solidarité de la France avec le peuple libanais, entraîné dans une guerre qu'il n'a pas choisie", affirme le ministère, en indiquant que "le ministre consultera les principales autorités du pays sur la situation au Liban et les voies d'une désescalade, dans le prolongement de leurs échanges avec le président de la République".

Selon une source diplomatique, M. Barrot devrait notamment s'entretenir avec le président, Michel Aoun, le Premier ministre, Nawaf Salam et le président du Parlement, Nabih Berri.

Cette visite intervient notamment après des discussions téléphoniques avec ses homologues israélien, Gideon Sarr, et américain, Marco Rubio, mercredi, a-t-on précisé de même source.

Le président français, Emmanuel Macron, s'est entretenu vendredi avec MM. Aoun, Salam et Berri, et a appelé le lendemain Israël à accepter des "discussions directes" avec l'exécutif libanais et "toutes les composantes" du Liban. M. Macron s'est dit prêt à "faciliter" ces discussions en "les accueillant à Paris", afin d'empêcher que "le Liban ne sombre dans le chaos".

Le mouvement chiite Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale au Moyen-Orient le 2 mars, en lançant des missiles sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Israël mène depuis des bombardements massifs sur de vastes parties du Liban, y compris la capitale Beyrouth, et des incursions au sol dans le sud du pays avec des soldats et des blindés.

Les frappes israéliennes ont fait au moins 968 morts parmi lesquels 116 enfants, selon les autorités, et jeté sur les routes plus d'un million de personnes, soit plus du sixième de la population de ce petit pays.

La France a envoyé la semaine dernière 60 tonnes d'aide humanitaire, et Jean-Noël Barrot devrait "annoncer un nouveau paquet d'aide humanitaire pour venir en aide aux Libanais", a indiqué le ministère.


Pour le ministre saoudien des AE, la patience de son pays n'est «pas illimitée»,  se réserve le droit d'agir contre l'Iran

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan. (AFP)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan. (AFP)
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  • Dans des propos parmi les plus fermes qu'il ait tenus depuis le début du conflit, le prince Fayçal a déclaré que l'Arabie saoudite "se réservait le droit d'entreprendre une action militaire si elle le jugeait nécessaire"
  • Il a ajouté que le "peu de confiance" rétabli avec Téhéran après le rétablissement des liens diplomatiques en 2023 "a été complètement brisé"

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a averti jeudi que la retenue du Royaume face à l'escalade des attaques iraniennes "n'est pas illimitée", signalant que l'action militaire reste une option.

"Le Royaume et ses partenaires possèdent d'importantes capacités et la patience dont nous avons fait preuve n'est pas illimitée. Cela pourrait prendre un jour, deux jours ou une semaine - je ne le dirai pas", a-t-il déclaré aux journalistes à l'issue d'une réunion d'urgence des ministres des affaires étrangères arabes et islamiques à Riyad.

Dans des propos parmi les plus fermes qu'il ait tenus depuis le début du conflit, le prince Fayçal a déclaré que l'Arabie saoudite "se réservait le droit d'entreprendre une action militaire si elle le jugeait nécessaire", avertissant que la poursuite de l'escalade iranienne aurait des conséquences politiques et morales.

Il a ajouté que le "peu de confiance" rétabli avec Téhéran après le rétablissement des liens diplomatiques en 2023 "a été complètement brisé" et a averti que de nouvelles attaques pourraient ne laisser "presque rien" à sauver dans les relations.

Depuis le 28 février, l'Iran a lancé des vagues de missiles et de drones armés visant l'Arabie saoudite et les États voisins du Golfe, notamment les Émirats arabes unis, le Koweït, Bahreïn et le Qatar, en représailles, selon Téhéran, aux frappes américano-israéliennes sur des cibles en Iran.

Le conflit s'est intensifié mercredi après que l'Iran a accusé Israël d'avoir frappé des installations du champ gazier de South Pars et a promis de cibler des infrastructures énergétiques dans tout le Golfe. Les autorités d'Arabie saoudite, du Qatar et des Émirats arabes unis ont signalé le même jour des attaques contre des installations pétrolières et gazières.

Dans la capitale saoudienne, les défenses aériennes ont intercepté quatre missiles balistiques visant Riyad, selon le ministère de la défense. Les débris des projectiles interceptés sont tombés près d'une raffinerie au sud de la ville, tandis que les habitants ont signalé avoir entendu des explosions et reçu des alertes d'urgence, ce qui constitue un rare moment où le conflit a été directement ressenti dans la capitale.

Les responsables saoudiens de la défense affirment que les défenses aériennes ont intercepté au moins 457 drones, 40 missiles balistiques et sept missiles de croisière depuis le début de l'escalade. Les Émirats arabes unis auraient été confrontés à un volume d'attaques encore plus important, tandis que d'autres États du Golfe ont également été touchés.

"Préparés à l'avance

Le prince Faisal a déclaré que les frappes semblaient avoir été "préparées à l'avance" et a accusé l'Iran de mener des "actions hostiles préméditées" contre ses voisins, à la fois directement et par l'intermédiaire de mandataires régionaux.

Il a également confirmé que deux raffineries de pétrole saoudiennes avaient été visées, contredisant ainsi les affirmations de l'ambassadeur iranien selon lesquelles les frappes se limitaient aux installations américaines.

"L'Iran n'a pas traité ses voisins dans un esprit de fraternité, mais dans une optique hostile", a-t-il déclaré, ajoutant que les États du Golfe avaient à plusieurs reprises exhorté Téhéran à cesser de soutenir des groupes armés et à assurer la sécurité de la navigation maritime.

L'Iran est accusé de soutenir le mouvement Houthi, qui a pris pour cible la navigation commerciale dans le Bab el-Mandeb, ainsi que le Hezbollah, dont la confrontation avec Israël a intensifié la crise au Liban.

Les frappes israéliennes au Liban depuis le début du mois de mars - déclenchées par les attaques du Hezbollah en soutien à l'Iran - ont tué au moins 968 personnes et en ont blessé plus de 2 400, selon l'Associated Press, citant le ministère libanais de la santé. Plus d'un million de personnes ont été déplacées à la suite d'avertissements d'évacuation généralisés.

Malgré l'escalade, le prince Faisal a déclaré que l'Arabie saoudite préférait toujours la diplomatie, mais il a averti que la poursuite des attaques pourrait fermer la porte à une désescalade.

Plus d'un million de personnes ont été déplacées, Israël ayant émis de nombreux avis d'évacuation dans certaines parties du pays.


L'Arabie saoudite abat 4 missiles balistiques visant Riyad

Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont réussi à intercepter des drones et des missiles tirés sur le Royaume depuis le début du conflit. (Capture d'écran du ministère saoudien de la Défense)
Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont réussi à intercepter des drones et des missiles tirés sur le Royaume depuis le début du conflit. (Capture d'écran du ministère saoudien de la Défense)
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  • Le quartier des ambassades à Riyad est la cible d'un drone, des débris de missiles balistiques tombent près de la base aérienne Prince Sultan.
  • Les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït interceptent également les attaques de drones

RIYAD: Les systèmes de défense aérienne de l'Arabie saoudite ont intercepté des vagues de drones et de missiles balistiques tirés sur le Royaume mercredi.

Un drone a été intercepté et détruit alors qu'il s'approchait du quartier diplomatique de Riyad, a déclaré un porte-parole du ministère de la défense vers midi.

Vers 19h30, le ministère a déclaré que les défenses aériennes traitaient une menace balistique à Riyad.

Plus tôt, un missile balistique lancé vers le gouvernorat d'Al-Kharj a été abattu et les débris de l'interception sont tombés près de la base aérienne Prince Sultan "sans causer de dommages", a déclaré un porte-parole.

Deux autres missiles balistiques lancés vers la province orientale ont été interceptés et détruits dans la soirée.

Le ministère a fait état de neuf drones ciblant la même région depuis minuit heure locale.

Les attaques contre l'Arabie saoudite s'inscrivent dans le cadre d'une nouvelle journée de tentatives iraniennes de frapper les pays du Golfe.

Aux Émirats arabes unis, le ministère de la défense a déclaré avoir abattu 13 missiles balistiques et 27 drones lancés depuis l'Iran mercredi.

De fortes détonations ont été entendues au-dessus de Dubaï dans la matinée.

Les Émirats ont également cité les six victimes civiles des attaques iraniennes depuis le début du conflit, le 28 février.

Il s'agit notamment de la Palestinienne Alaa Mushtaha, qui a été tuée lundi à Abou Dhabi lorsqu'un missile est tombé sur sa voiture. Ses funérailles ont eu lieu mardi soir, ont rapporté les médias locaux.

Le ministre des affaires étrangères, Sheikh Abdullah, a exprimé mercredi ses "sincères condoléances et sa profonde sympathie aux familles des victimes des attaques terroristes non provoquées de l'Iran contre les Émirats arabes unis".

Il a condamné les attaques de missiles et de drones iraniens visant des infrastructures civiles essentielles, des aéroports, des zones résidentielles et des sites civils dans l'ensemble des Émirats arabes unis.

Le Qatar et le Koweït ont également signalé avoir intercepté des attaques de drones mercredi.