Taïwan et la Chine à la recherche de deux pêcheurs disparus dans un naufrage

Les autorités des deux côtés ont envoyé des canots de sauvetage après le naufrage d'un bateau de pêche chinois aux petites heures près des îles Kinmen, contrôlées par Taïwan, le 14 mars 2024 (Photo, Reuters).
Les autorités des deux côtés ont envoyé des canots de sauvetage après le naufrage d'un bateau de pêche chinois aux petites heures près des îles Kinmen, contrôlées par Taïwan, le 14 mars 2024 (Photo, Reuters).
Short Url
Publié le Jeudi 14 mars 2024

Taïwan et la Chine à la recherche de deux pêcheurs disparus dans un naufrage

  • Cette opération conjointe intervient un mois après un incident meurtrier dans les eaux de Kinmen
  • Le 14 février, un bateau de pêche chinois avait chaviré après avoir été pris en chasse par les garde-côtes taïwanais pour avoir, selon eux, pénétré dans les eaux de Kinmen

TAIPEI: Taïwan et la Chine mènent une mission conjointe de recherche pour retrouver deux membres d'équipage d'un bateau de pêche chinois qui a chaviré jeudi au large d'une île taïwanaise, provoquant la mort de deux personnes, selon les garde-côtes taïwanais.

Les garde-côtes de Taïwan ont déployé quatre navires de patrouille après le signalement jeudi vers 06H00 locales (22H00 GMT mercredi) du naufrage d'un bateau de pêche transportant six personnes au large de l'île taïwanaise de Dongding, située au sud-ouest de celle de Kinmen.

Pékin a pour sa part mobilisé six vedettes de sauvetage pour retrouver les deux pêcheurs portés disparus.

Deux membres d'équipage ont été sauvés "grâce aux efforts conjoints des unités de recherche des deux parties et de la garnison de Dongding" mais deux autres ont perdu la vie, ont indiqué dans un communiqué les garde-côtes taïwanais.

Le chef des garde-côtes Chou Mei-wu a expliqué jeudi au Parlement que le bateau de pêche se trouvait à "0,3 miles nautiques à l'intérieur des eaux interdites ou restreintes taïwanaises".

Il a ajouté que les efforts conjoints de recherche se poursuivaient sur 72 heures, rappelant qu'il y avait eu des précédents.

"Durant les trois dernières années, nous avons eu 17 cas comme celui-ci" où les Chinois "ont demandé notre soutien et nous avons sauvé 119 personnes", a dit M. Chou.

Devant le Parlement, le Premier ministre taïwanais, Chen Chien-jen, a fait l'éloge de l'opération de secours, assurant que des précédents "ont montré que la Chine et Taïwan pouvaient "travailler ensemble pour l'aide humanitaire".

Cette opération conjointe intervient un mois après un incident meurtrier dans les eaux de Kinmen, un petit archipel administré par Taipei situé à seulement cinq kilomètres de la ville chinoise de Xiamen dans la province du Fujian.

Pris en chasse 

Le 14 février, un bateau de pêche chinois avait chaviré après avoir été pris en chasse par les garde-côtes taïwanais pour avoir, selon eux, pénétré dans les eaux de Kinmen.

Les membres de l'équipage étaient alors tombés à l'eau: deux avaient perdu la vie et deux autres, secourus, avaient été arrêtés avant de pouvoir regagner la Chine continentale.

A la suite de l'incident, l'un des deux rescapés avait déclaré à un média d'Etat chinois que le bateau de pêche avait chaviré après avoir été percuté par le navire taïwanais.

Pékin avait alors accusé les autorités taïwanaises de "se soustraire à leurs responsabilités" et de "dissimuler la vérité sur l'incident".

Le gouvernement taïwanais avait quant à lui assuré que les garde-côtes n'avaient rien fait de répréhensible.

Depuis cet incident, six à sept navires chinois naviguent quotidiennement dans les eaux autour de Kinmen, selon le chef des garde-côtes taïwanais.

Pékin n'a jamais renoncé à recourir à la force pour récupérer Taïwan et, ces dernières années, a intensifié sa rhétorique d'"unification" et renforcé la pression militaire sur l'île. Des avions et des navires militaires chinois effectuent des incursions dans les alentours de Taïwan presque quotidiennement.

 


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Short Url
  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Short Url
  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Short Url
  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.