Après le Brexit, des ajustements plus ou moins compliqués dans les échanges commerciaux

Les Britanniques qui voyagent dans les pays de l'UE, ou qui y ont une résidence secondaire par exemple pour passer l'hiver dans un climat ensoleillé, ne peuvent plus regarder leurs émissions préférées en streaming (Photo, AFP)
Les Britanniques qui voyagent dans les pays de l'UE, ou qui y ont une résidence secondaire par exemple pour passer l'hiver dans un climat ensoleillé, ne peuvent plus regarder leurs émissions préférées en streaming (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 06 janvier 2021

Après le Brexit, des ajustements plus ou moins compliqués dans les échanges commerciaux

  • L'accord conclu in extremis entre Londres et Bruxelles ne prévoit ni quota ni droits de douanes mais la libre circulation des biens entre les pays de l'UE et le Royaume-Uni est révolue
  • Les transporteurs répercutent les coûts engendrés par ces nouvelles formalités

PARIS: Plus de sandwichs dans les rayons d'un supermarché britannique emblématique à Paris, impossible pour les Britanniques d'accéder à leurs séries préférées en streaming sous le soleil espagnol, approvisionnements suspendus, complications fiscales...  Des entreprises et des consommateurs font face à une série de couacs dans les échanges commerciaux trans-Manche, quelques jours après le Brexit. 

Approvisionnement déréglé 

L'accord conclu in extremis entre Londres et Bruxelles ne prévoit ni quota ni droits de douanes mais la libre circulation des biens entre les pays de l'UE et le Royaume-Uni est révolue, sauf entre l'Espagne et Gibraltar, ainsi qu'entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande. 

De nouvelles formalités sont en place et des difficultés se font parfois sentir. Six chargements ont été refusés par exemple vendredi dans le port de Holyhead au Pays de Galles, car ils n'étaient pas en règle. 

L'Irlande du Nord bénéficie de dispositions douanières spécifiques. Les produits agroalimentaires arrivant depuis la Grande-Bretagne nécessitent toutefois de nouvelles formalités et des contrôles, ce qui semblait entraîner quelques perturbations.  

« Un nombre restreint de nos produits sont temporairement indisponibles pour nos clients en Irlande du Nord en attendant que les arrangements transfrontaliers soient confirmés », a indiqué un porte-parole de la chaîne de supermarchés Sainsbury's. « Nous travaillons dur pour retrouver bientôt notre gamme complète habituelle ». 

En France, l'approvisionnement alimentaire des emblématiques magasins britanniques Marks & Spencer était très perturbé mardi, en raison des nouvelles règles sur l'exportation entre la Grande-Bretagne et l'UE.  Dans l'enseigne du boulevard Montmartre, au coeur de Paris, les clients font grise mine devant les rayons vides de plats préparés: « C'est désert, c'est triste. Je n'ai pas du tout imaginé que cela pourrait avoir ce genre de répercussions. Je viens au moins une fois ou deux par semaine et c'est dommage », déplore Anne, une architecte venue faire quelques courses.  

« Certains de nos produits mettent un peu plus de temps à arriver en magasin mais nous travaillons avec nos partenaires, fournisseurs et agences gouvernementales et autorités locales compétentes pour améliorer rapidement cela », a expliqué Robbie Hynes, responsable communication. 

La TVA complique les expéditions 

Des détaillants européens rencontrent également des difficultés pour commercialiser leurs produits auprès des Britanniques en raison d'un changement des règles concernant la TVA. 

Depuis le 1er janvier 2021, le Brexit impose des déclarations en douane pour tous les colis entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Les marchandises envoyées sont soumises à la TVA. Par ailleurs, depuis le 1er janvier, pour les marchandises envoyées par des commerçants directement à des consommateurs au Royaume-Uni, d'une valeur inférieure à 135 livres, la TVA britannique s'applique et doit être payée par l'expéditeur. Au-dessus de cette valeur, la TVA est payée par le destinataire. 

Nombre de commerçants doivent donc revoir leurs procédures. C'est le cas par exemple du site finlandais spécialisé dans la vente de vêtements et d'équipements de plein air Scandinavian Outdoor. « Passer commande sera possible dès que notre immatriculation à la TVA britannique et l'ensemble du processus de vente au Royaume-Uni dans le cadre post-Brexit seront réglés! », indique-t-il. 

Les transporteurs, eux, répercutent les coûts engendrés par ces nouvelles formalités. Le groupe français La Poste (Colissimo, Chronopost, DPD) applique ainsi « un supplément de quelques euros par colis à leurs clients e-commerçants ». Commerçants qui peuvent à leur tour répercuter le coût sur les consommateurs. 

Streaming limité 

Les Britanniques qui voyagent dans les pays de l'UE, ou qui y ont une résidence secondaire par exemple pour passer l'hiver dans un climat ensoleillé, ne peuvent plus regarder leurs émissions préférées en streaming.  

Les abonnés au service d'Amazon Prime et aux chaînes du groupe Sky TV profitaient jusqu'à présent d'un accès à leurs programmes lors de leurs déplacements au sein de l'UE, en vertu des règles européennes instaurant un marché numérique unique. Accès qui a pris fin dès l'entrée en vigueur du Brexit le 1er janvier. 

Duty free? 

Certains voient toutefois le verre à moitié plein. 

Du côté de l'Italie, il ne semble pas y avoir pour l'heure de plaintes sur des dysfonctionnements commerciaux. Pour Marcello Minenna, le directeur général de l'Agence des douanes et des monopoles, le Brexit peut même « s'avérer être une opportunité de rendre le système douanier italien encore plus efficace ».  

Selon ses  estimations, les coûts liés aux formalités douanières peuvent être réduits d'environ 20%, en créant par exemple des « zones franches douanières » avec exemption des droits de douane et de la TVA pour les marchandises importées par les entreprises qui s'y installent. 

Afin de tirer avantage du Brexit, la maire de la ville de Calais Natacha Bouchart souhaite, quant à elle, mettre en place un système de « duty free » dans l'ensemble de la « ville frontière » afin de soutenir les commerces et d'attirer de nouveaux visiteurs. 

Depuis le 1er janvier, les voyageurs britanniques sont autorisés à effectuer des achats dans les boutiques « hors taxes » installées notamment dans les aéroports et les ports. A Calais, un magasin « duty free » doit s'installer d'ici octobre 2021 dans un bâtiment du nouveau port. 


Le savoir-faire français à l’international : Gulfood 2026, tremplin pour l’export

L’édition 2026 de Gulfood a facilité le dialogue direct entre acteurs français et partenaires du Moyen-Orient, accélérant le développement de franchises et d’exportations. (Photo: Arab News en français)
L’édition 2026 de Gulfood a facilité le dialogue direct entre acteurs français et partenaires du Moyen-Orient, accélérant le développement de franchises et d’exportations. (Photo: Arab News en français)
Short Url
  • Gulfood 2026 confirme la puissance du savoir-faire français à l’international, avec 110 entreprises françaises mobilisées à Dubaï
  • De la restauration rapide premium à l’artisanat sucré, en passant par la fusion culinaire franco-émiratie, la France séduit le Moyen-Orient par la qualité, l’innovation et l’adaptabilité

DUBAÏ: Du 26 au 30 janvier 2026, Dubaï a une nouvelle fois confirmé son statut de carrefour mondial de l’alimentation à l’occasion de GULFOOD 2026, salon international du sourcing et de l’innovation Food & Beverage. Réparti entre Dubai Expo City et le Dubai World Trade Center, l’événement a rassemblé des milliers de professionnels venus échanger et développer des opportunités commerciales au sein de l’industrie.

Cette édition a marqué une présence française forte, avec 110 entreprises tricolores mobilisées sous l’impulsion de Business France, organisateur du pavillon national. Une ambition claire : réunir les acteurs français, émiratis et régionaux, faciliter l’accès aux marchés du Moyen-Orient et nourrir un dialogue durable dans une région à la scène gastronomique en pleine effervescence.

La restauration française à la conquête du Moyen-Orient

Parmi les acteurs présents, le groupe Delineo illustre la dynamique d’expansion de la restauration rapide premium française. « Il existe une vraie appétence au Moyen-Orient pour une restauration rapide, mais de qualité, portée par l’art de vivre à la française », explique Nicolas Richard, responsable du développement international du groupe.

Avec ses trois enseignes – La Croissanterie, Maison Pradier et Roberta Caffè – Delineo exploite près de 300 points de vente, dont une soixantaine à l’international. Déjà implanté en Afrique, en Europe de l’Est et en Arabie saoudite, le groupe voit en Gulfood un accélérateur stratégique pour identifier un master franchisé capable de déployer ses concepts dans l’ensemble de la zone Moyen-Orient. Standardisation des produits emblématiques, adaptation des recettes aux goûts locaux et accompagnement à 360° des partenaires sont au cœur du modèle.

L’artisanat sucré français séduit les marchés du Golfe

La Maison de Florentins, artisan depuis 1965, participait pour la première fois à Gulfood. Reprise il y a cinq ans par Emma Ducarouge et son mari Yann, l’entreprise est spécialisée dans le florentin, décliné aujourd’hui en huit parfums, ainsi qu’en une gamme de florentines à base de macaron.

Déjà présente en Arabie saoudite, la marque vise une clientèle large – grande distribution, boutiques spécialisées, hôtellerie – malgré les contraintes logistiques liées au chocolat. « La qualité artisanale française reste un argument fort, même sur des marchés très concurrentiels », souligne la dirigeante.

--
La Maison de Florentins, artisan depuis 1965. (Photo: Arab News en français)

Le goût de la Bretagne à l’export

Autre facette du pavillon français : le patrimoine régional. Régals de Bretagne, entreprise familiale spécialisée dans les spécialités bretonnes, faisait le déplacement pour explorer de nouveaux horizons. « Notre objectif est d’aller sur les marchés du grand export, notamment les Émirats et le Moyen-Orient, que nous connaissons encore peu », confie Marie-Aude Honoré, directrice des ventes.

Kouign-amann, gâteaux bretons, biscuits feuilletés ou crêpes : tous les produits sont fabriqués en France, avec une grande capacité d’adaptation. Recettes sans alcool, parfums spécifiques comme la datte ou le miel, flexibilité sur les volumes… autant d’atouts pour séduire des marchés exigeants en quête d’authenticité et de premium.

Le miel français, entre gourmandise et bien-être

Même logique pour Les Abeilles de Malescot, jeune entreprise familiale du Lot-et-Garonne spécialisée dans les préparations à base de miel français. « Gulfood était l’occasion idéale de rencontrer des distributeurs locaux et de tester l’appétence du marché », souligne Clara Charle, cofondatrice.

Miels aromatisés à la fleur d’oranger, à la rose, confiseries artisanales, préparations bien-être : la marque mise sur des produits naturels, transformés sur un seul site, sans intermédiaires. L’objectif à terme : intégrer les rayons des supermarchés de la région et co-construire, avec des partenaires locaux, des recettes adaptées aux goûts du Golfe.

Quand la gastronomie devient un terrain de fusion culturelle

Au-delà des produits, Gulfood 2026 a aussi été un espace d’échange culinaire. Huit expériences gastronomiques ont rythmé le pavillon France, réunissant chefs français et émiratis, dont Christophe Prud’homme, Ahmed Darweesh et Inès Chatti.

--
Le chef Christophe Prud’homme lors d’une session culinaire au pavillon France à Gulfood 2026. (Photo: Arab News en français)

Chef émirati influent, Ahmed Darweesh incarne cette nouvelle génération qui revisite la cuisine traditionnelle à travers les médias. « L’idée de mêler cuisine émiratie et techniques françaises m’a tout de suite séduit. C’est nouveau, et le public adore voir ces échanges culturels en direct », explique-t-il.

Cette fusion s’est incarnée dans une collaboration avec la cheffe pâtissière française Inès Chatti, fondatrice de Ines Chatti Pâtisserie, basée à Dubaï. Ensemble, ils ont imaginé des propositions gourmandes mêlant pâte à choux, cardamome, pistache, fleur d’oranger, safran et rose. « Ma pâtisserie est très florale, très gastronomique. J’aime tisser des ponts entre cultures, savoir-faire et univers, comme je le fais déjà avec des maisons de luxe », confie-t-elle.

À travers la diversité de ses entreprises, de ses chefs et de ses territoires, la France a affirmé à Gulfood 2026 une vision claire : innovation, qualité, adaptabilité et dialogue interculturel. Dans une région où la gastronomie est un marché stratégique, l’édition 2026 confirme que l’avenir de l’alimentation se construit collectivement — et résolument à l’international.


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Short Url
  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
Short Url
  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.