La Libye ferme son poste-frontière avec la Tunisie après des affrontements

Situé dans le nord-ouest de la Libye, à quelque 170 kilomètres à l'ouest de Tripoli, Ras Jedir est le principal point de passage entre l'ouest de la Libye et le sud-est de la Tunisie  (Photo, AFP).
Situé dans le nord-ouest de la Libye, à quelque 170 kilomètres à l'ouest de Tripoli, Ras Jedir est le principal point de passage entre l'ouest de la Libye et le sud-est de la Tunisie (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 20 mars 2024

La Libye ferme son poste-frontière avec la Tunisie après des affrontements

  • Selon des médias locaux, des affrontements armés avaient éclaté lundi entre les groupes qui contrôlaient de facto ce poste frontalier et les forces de sécurité envoyées par Tripoli
  • La fermeture de ce poste interrompt le passage des marchandises dans les deux sens mais également le déplacement de nombreux ouvriers tunisiens qui travaillent en Libye et celui des Libyens se rendant en Tunisie

TRIPOLI: La Libye a fermé mardi son principal poste frontalier avec la Tunisie après des affrontements entre groupes armés et forces de sécurité du côté libyen de la frontière, a annoncé le ministère de l'Intérieur à Tripoli.

Le ministère a indiqué dans un communiqué avoir ordonné la "fermeture immédiate" du poste-frontière de Ras Jedir "à la suite d'une attaque menée par des groupes hors-la-loi" impliqués notamment dans des activités de contrebande "qu'ils considèrent comme un droit acquis".

Cette fermeture vise à permettre la "mise en place de dispositions sécuritaires" et à assurer son bon fonctionnement "sous l'autorité de l’État", selon le communiqué.

"Nous ne tolérons plus ce chaos" à Ras Jedir, a averti le ministère, ajoutant que les groupes "hors-la-loi", qu'il n'a pas identifiés, seront "poursuivis en justice et punis sévèrement".

Affrontements  

Lundi, le ministre de l'Intérieur, Imad Trabelsi, avait chargé la "Force de l'application de la loi", rattachée à son ministère, d'intervenir à Ras Jedir afin de "combattre la contrebande et les abus" et assurer la sécurité des voyageurs.

Selon des médias locaux, des affrontements armés avaient éclaté lundi entre les groupes qui contrôlaient de facto ce poste frontalier et les forces de sécurité envoyées par Tripoli.

Situé dans le nord-ouest de la Libye, à quelque 170 kilomètres à l'ouest de Tripoli, Ras Jedir est le principal point de passage entre l'ouest de la Libye et le sud-est de la Tunisie, un territoire qui vit en grande partie du commerce transfrontalier, y compris de contrebande.

Des groupes issus des villes libyennes dans la zone contrôlent depuis des années le poste frontalier qu'ils considèrent comme leur chasse gardée, étant situé dans leur région et qui leur permet de se livrer à un commerce informel très lucratif.

La fermeture de ce poste interrompt le passage des marchandises dans les deux sens mais également le déplacement de nombreux ouvriers tunisiens qui travaillent en Libye et celui des Libyens se rendant en Tunisie, notamment pour s'y faire soigner.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.