Depuis Paris, une télé animée par des Afghanes pour faire «respirer» leurs soeurs au pays

Le journaliste afghan réfugié Diba Akbari pose avant le talk-show "Tabassoum" (Sourire, en dari) dans les studios de Begum TV (Photo, AFP).
Le journaliste afghan réfugié Diba Akbari pose avant le talk-show "Tabassoum" (Sourire, en dari) dans les studios de Begum TV (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 20 mars 2024

Depuis Paris, une télé animée par des Afghanes pour faire «respirer» leurs soeurs au pays

  • Cela fait 20 ans qu'Hamida Aman mène des projets en Afghanistan
  • L'ONG française Begum Organisation for Women (BOW) vient de lancer cette chaîne de télé éducative, diffusant par satellite depuis Paris

PARIS: "5,4,3,2,1, live!", lance Sadaf. "Salam! Aujourd'hui, nous allons vous parler des violences faites aux femmes", enchaîne avec aplomb Marina en studio. C'est à Paris que ces journalistes réfugiées trouvent un nouveau sens à leur vie en lançant Begum TV, pour redonner un "visage" et espoir à leur "soeurs" en Afghanistan.

Dans ce studio situé dans le nord de la capitale française, Marina Golbahari, célèbre actrice afghane devenue présentatrice de Bégum TV, débat sur le plateau du sujet du jour avec une journaliste afghane également en exil, Diba Akbari. Derrière la vitre, Sadaf Rahimi, carré court et visage concentré, elle aussi journaliste, est aux manettes de la table d'enregistrement.

L'ONG française Begum Organisation for Women (BOW) vient de lancer cette chaîne de télé éducative, diffusant par satellite depuis Paris. Unique en son genre, elle propose en continu et gratuitement des cours vidéo reprenant le cursus scolaire afghan de la 6e à la terminale, en langues dari et pachto (plus de 8.500 vidéos), à destination des collégiennes et lycéennes privées d'éducation.

Car depuis leur retour au pouvoir en août 2021, les autorités talibanes ont imposé leur interprétation restrictive de la loi islamique, multipliant les mesures liberticides envers les femmes. Elles ont exclu les femmes des établissements d'enseignement secondaire et des universités, faisant de l'Afghanistan le seul pays au monde où l'éducation des filles est interdite après l'école primaire.

"Le but, c'est d'apporter l'école et le savoir à la maison, de l'information, et aussi un peu de joie et de divertissement pour permettre aux femmes de panser leurs plaies, d'adoucir leur vie" dans un Afghanistan rendu exsangue par plus de quatre décennies de conflits meurtriers, explique à l'AFP Hamida Aman, fondatrice de Begum TV, regard vert grave et lumineux à la fois.

Une dizaine de personnes - en majorité des femmes - travaillent dans une grande pièce sur la partie administrative et financière du projet, le contenu pédagogique, les relations avec les donateurs. Des rires fusent aux plaisanteries espiègles de Mme Aman, qui supervise l'équipe avec énergie. Des photos d'Afghanistan montrant des fillettes en burqa côtoient des bouquets, une trousse à maquillage et un thermos de thé vert, populaire en Afghanistan.

En plus des cours, la chaîne diffuse en soirée un "prime time" quotidien de trois heures, dont un talk show de vulgarisation médicale qui donne des conseils de santé, et le talk show "Tabassoum" (sourire, en dari).

Animé par Diba, 25 ans, et Marina, "Tabassoum" est axé sur la santé mentale et le bien-être, en collaboration avec des psychologues à Kaboul et à Paris qui répondent aux questions de téléspectatrices anonymes.

"Ce soir, nous allons parler des différents types de violence que rencontrent les femmes en Afghanistan: physiques et psychiques", explique en plateau Diba, en robe courte, son teint diaphane illuminé sous les spots. 
 

La journaliste poursuit en dénonçant la condition de beaucoup d'Afghanes: "on épouse une femme et on la met dans un coin; on la cantonne aux tâches domestiques et son seul projet dans la vie c'est d'enfanter! Mais l'empêcher de continuer à étudier et à se former, c'est une violence!"

«Une fenêtre»

"A travers nos programmes, on fait de notre mieux pour apporter des réponses concrètes aux femmes sur leurs problèmes familiaux ou psychologiques, pour qu'elles ne baissent pas les bras, qu'elles restent fortes ensemble", explique Diba à l'AFP.

Une liberté de ton que permet le fait de diffuser depuis Paris. "Nous pouvons parler de sujets bien plus variés et sans tabous", souligne Mme Aman.

Elle rappelle que "les parcs, les jardins, les salons de coiffure et de beauté, les salles de sport sont désormais interdits aux femmes en Afghanistan; tout le monde extérieur leur est fermé... Pour nous, le seul moyen pour faire résonner leur voix et communiquer avec elles, c'est à travers les médias".

Mme Aman souligne que "plus de 85% des foyers afghans possèdent une télévision et une connexion satellite, c'est le moyen de toucher les foyers". Elle espère que la chaîne soit pour les téléspectatrices une "fenêtre et une manière pour elles de respirer".

Pour les journalistes et animatrices à Paris, Begum TV représente des opportunités inespérées.

"Elles sont pour la plupart très esseulées loin de leurs familles. Ce lieu leur donne un ancrage, où elles retrouvent un peu de l'Afghanistan", relève Mme Aman. "C'est l'occasion pour elles de redevenir des journalistes, d'avoir une activité digne, qui leur fasse retrouver le sourire tout en leur permettant d'aider leurs sœurs en détresse".

Marina Golbahari, réfugiée depuis huit ans en France, au parcours de vie éprouvant, ne se départit pas en effet de son immense sourire. "J'ai l'impression que c'est ma maison ici, et que je me suis trouvée dans ce nouveau travail...", lâche-t-elle. "Je suis tellement heureuse aussi parce que je sais que ça apporte un peu de soulagement aux femmes afghanes".

Réfugiée en France depuis décembre 2022, Diba a vécu plus d'un an sous les nouvelles autorités talibanes, "une expérience terrifiante" après laquelle il a fallu "se reconstruire".

Elle mesure la "chance incroyable" d'avoir été engagée à Begum TV. "Quand je rencontre mes collègues et que je me concentre sur mon travail, j'ai l'impression d'avoir repris le cours de ma vie", résume-t-elle d'un trait.

Cela fait 20 ans qu'Hamida Aman mène des projets en Afghanistan. Elle s'y rend toujours très régulièrement.

"Nulle part au monde on a ce projet là de société" pour les femmes, déplore-t-elle. "C'est parfois difficile de garder espoir quand on voit les contraintes aberrantes qui s'accumulent".

"Mais à chaque voyage, je vois toutes ces jeunes filles qui ont l'âge de mes enfants et qu'on prive d'éducation, et là ça me rappelle pourquoi je me bats... ça alimente la machine", lance-t-elle avec émotion.


Barrot entame à Riyad une tournée pour repenser et consolider les partenariats avec le Golfe

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, arrive aujourd’hui à Riyad, dans le cadre d’une tournée qui le mène à Doha, Abou Dhabi, puis en Oman, où il clôturera son déplacement vendredi. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, arrive aujourd’hui à Riyad, dans le cadre d’une tournée qui le mène à Doha, Abou Dhabi, puis en Oman, où il clôturera son déplacement vendredi. (AFP)
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  • À travers une série d’échanges diplomatiques récents, la diplomatie française affiche une ambition claire : consolider ses partenariats avec les pays du Golfe et adapter ses outils d’influence afin de contribuer à une architecture de sécurité plus stable
  • L’axe principal de cette stratégie consiste, selon Paris, à renforcer une approche commune avec les pays du Golfe et à accroître la coordination face aux tensions persistantes

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, arrive aujourd’hui à Riyad, dans le cadre d’une tournée qui le mène à Doha, Abou Dhabi, puis en Oman, où il clôturera son déplacement vendredi.

Cette visite survient au moment où le Moyen-Orient est secoué par les conflits, les rivalités régionales et les recompositions stratégiques, un contexte qui conduit Paris à redéfinir sa place et son rôle dans la région.

À travers une série d’échanges diplomatiques récents, la diplomatie française affiche une ambition claire : consolider ses partenariats avec les pays du Golfe et adapter ses outils d’influence afin de contribuer à une architecture de sécurité plus stable.

L’axe principal de cette stratégie consiste, selon Paris, à renforcer une approche commune avec les pays du Golfe et à accroître la coordination face aux tensions persistantes, notamment liées à l’Iran, afin de partager une lecture des menaces et d’élaborer des réponses durables.

Des équilibres régionaux en mutation 

Dans cette logique, la stabilité du Liban demeure une priorité, assure Paris, qui estime que ce pays, fragilisé par des crises à répétition, incarne à lui seul les risques d’un effondrement régional en chaîne.

Par ailleurs, Paris insiste sur une réalité : les équilibres sont en train de changer, et les pays du Golfe, profondément marqués par les conflits récents, de l’Ukraine à Gaza, n’en sortiront pas indemnes.

Leurs besoins évoluent, leurs attentes aussi. Pour Paris, il ne s’agit plus seulement de maintenir des alliances existantes, mais de les transformer.

Dans ce cadre, les partenariats de défense, notamment, doivent être repensés à l’aune de nouvelles formes de guerre, à savoir l’usage massif des drones, l’intégration de l’intelligence artificielle ou encore les conflits hybrides, qui redéfinissent les règles du jeu.

La France entend rester un partenaire de premier plan, non pas en renégociant immédiatement ses accords, mais en les adaptant progressivement. « Il est encore trop tôt pour revoir les textes », souligne-t-on côté diplomatique, « mais il est évident que les besoins ne sont plus les mêmes ».

L’autre priorité, selon la diplomatie française, consiste à sécuriser les flux économiques et énergétiques. La question de la liberté de circulation, notamment dans des zones sensibles comme le détroit d’Ormuz, est revenue au premier plan.

Pour réduire les risques, Paris pousse à la diversification des routes commerciales. Le projet « IMEC », qui constitue un corridor reliant l’Inde, le Golfe et l’Europe, s’inscrit dans cette logique.

Plusieurs variantes sont à l’étude, passant potentiellement par la Syrie, la Jordanie, l’Égypte ou encore le Liban. L’enjeu n’est pas tant de trancher immédiatement, affirme la diplomatie française, que de bâtir une feuille de route commune avec les partenaires régionaux et européens.

Car la France n’avance pas seule et, si elle se montre particulièrement active, notamment en tant que puissance méditerranéenne, elle s’inscrit dans une dynamique plus large au sein de l’Union européenne, sur la base d’une prise de conscience partagée : la sécurité économique nécessite une meilleure résilience des chaînes d’approvisionnement.

Un soutien français multidimensionnel au Liban 

Sur le plan diplomatique, les regards restent également tournés vers les négociations entre l’Iran et les États-Unis. Même si le dialogue n’est pas rompu, les discussions peinent à progresser.

Les points de blocage sont connus : l’enrichissement de l’uranium, la levée des sanctions et la gestion des stocks nucléaires, autant de dossiers sensibles qui continuent d’alimenter l’incertitude régionale.

Pour l’heure, les échanges se poursuivent à distance, sans avancée décisive, et dans ce paysage complexe, le Liban reste un dossier central pour Paris.

Le soutien français se veut multidimensionnel : humanitaire, militaire, diplomatique et économique. Plusieurs dizaines de millions d’euros ont déjà été mobilisées pour venir en aide aux populations, tandis qu’un appui renforcé à l’armée libanaise est envisagé.

Mais la question du Hezbollah illustre toute l’ambiguïté de la situation. La France a durci sa position, qualifiant désormais son action militaire de terroriste (depuis le décès de deux soldats français de la FINUL) et soutenant le principe d’un monopole des armes par l’État libanais.

Toutefois, elle ne renie pas une réalité politique : le Hezbollah demeure un acteur incontournable du paysage libanais.

Enfin, Paris insiste sur un point : sa stratégie ne s’inscrit pas dans une logique de rivalité avec les États-Unis. Il ne s’agit pas de se substituer à Washington, mais de proposer une offre complémentaire.

Les pays du Golfe sont les mieux placés pour choisir leurs partenaires, affirme Paris, qui entend simplement rester un acteur crédible. La démarche française repose sur la conviction que, dans un Moyen-Orient fragmenté, seule une approche collective peut permettre de stabiliser durablement la région, et que ne rien faire n’est plus une option.


Présidentielle en France: Marine Le Pen veut un second tour face au camp macroniste

La présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national, Marine Le Pen, réagit lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 28 avril 2026. (AFP)
La présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national, Marine Le Pen, réagit lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 28 avril 2026. (AFP)
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  • Marine Le Pen souhaite un second tour contre le bloc central lié à Emmanuel Macron pour obtenir une « élection de choix », plutôt qu’un duel contre Jean-Luc Mélenchon perçu comme un vote de rejet
  • Elle souligne le rôle potentiel de Édouard Philippe comme candidat rassembleur, tout en restant incertaine de sa propre candidature selon une décision judiciaire, avec Jordan Bardella en possible remplaçant

PARIS: A un an de la présidentielle en France, Marine Le Pen affirme dans un entretien à l'AFP qu'elle "souhaite un second tour face au bloc central" - le camp du président Emmanuel Macron - pour "avoir la force d'une élection de choix" plutôt qu'une "élection de rejet" en cas de duel face à dirigeant de gauche radicale Jean-Luc Mélenchon.

"La présidentielle se jouera certainement entre le bloc central et le RN, s'ils arrivent à avoir un candidat commun", déclare la patronne du Rassemblement national (extrême droite), qui estime que "dans cette configuration, Edouard Philippe a un certain nombre de qualités mathématiques" car "il est en même temps issu de la droite, ancien Premier ministre macroniste" et "il plaît à la gauche, en tout cas il ne la dérange pas".

Si sa préférence va donc à un affrontement contre celui qu'elle qualifie de "candidat du parti unique" et d'incarnation de "l'extinction du clivage droite-gauche", la triple candidate à l'Elysée souligne que dans ce scénario "il y a une condition sine qua non, c'est qu'ils arrivent à ne pas être quinze sur la ligne de départ".

Dans le cas contraire, "le risque que Jean-Luc Mélenchon s'appuie sur un socle qui est plus fiable que le bloc central est réel", poursuit Mme Le Pen, qui "souhaite un second tour face au bloc central" parce qu'elle "pense que ce qui est à faire est très important (et) qu'il est nécessaire d'avoir la force d'une élection de choix et pas d'une élection de rejet de l'autre candidat".

Les rares sondages de second tour réalisés ces derniers mois ont en effet prédit une très large victoire (à plus de 70%) au RN face à Jean-Luc Mélenchon, chef du parti de La France insoumise (LFI) - mais seul Jordan Bardella, le président du RN, a été testé comme candidat. Le match serait en revanche beaucoup plus serré face à l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, donné gagnant dans les dernières enquêtes d'opinion, aussi bien contre Mme Le Pen que M. Bardella.

Le parti d'extrême droite ne connaîtra toutefois le nom de son candidat que le 7 juillet, dans la foulée de la décision de la cour d'appel de Paris, qui pourrait confirmer l'inéligibilité de Marine Le Pen, voire lui imposer le port d'un bracelet électronique.

"Si les juges ne m'en empêchent pas, je serai candidate", assure-t-elle, précisant que "si je ne peux pas être candidate ou si je ne peux pas faire campagne, ça revient au même". Elle devrait alors laisser la place à Jordan Bardella.


La France rend hommage à un militaire tué au Liban

Le caporal-chef, promu sergent à titre posthume, est le troisième militaire français tué depuis le début de la guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, le 28 février.  Il était déployé depuis le 23 janvier dans le sud du Liban comme adjoint-chef de groupe cynotechnique spécialisé dans la détection d'explosifs au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). (AFP)
Le caporal-chef, promu sergent à titre posthume, est le troisième militaire français tué depuis le début de la guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, le 28 février. Il était déployé depuis le 23 janvier dans le sud du Liban comme adjoint-chef de groupe cynotechnique spécialisé dans la détection d'explosifs au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). (AFP)
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  • Cette attaque a causé la mort d'un autre militaire français, l'adjudant Florian Montorio, et blessé trois autres soldats dont Anicet Girardin, venu porter secours à son chef d'élément
  • Anicet Girardin est décédé mercredi dernier des suites de ses blessures, après avoir été rapatrié en France

SUIPPES: Un hommage national a été rendu mardi dans la Marne, dans le nord-est de la France, au sergent Anicet Girardin, mort à 31 ans des suites de ses blessures après une embuscade au Liban.

Le caporal-chef, promu sergent à titre posthume, est le troisième militaire français tué depuis le début de la guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, le 28 février.

Il était déployé depuis le 23 janvier dans le sud du Liban comme adjoint-chef de groupe cynotechnique spécialisé dans la détection d'explosifs au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).

Le 18 avril, lors d'une mission de reconnaissance d'itinéraire visant à réaliser le ravitaillement d'un poste isolé de Casques bleus, sa patrouille "a été prise à partie par un groupe armé", a expliqué le 132e régiment d'infanterie cynotechnique de Suippes, où il s'était engagé en 2016.

Cette attaque a causé la mort d'un autre militaire français, l'adjudant Florian Montorio, et blessé trois autres soldats dont Anicet Girardin, venu porter secours à son chef d'élément.

Anicet Girardin est décédé mercredi dernier des suites de ses blessures, après avoir été rapatrié en France. Le lendemain, un hommage national avait été rendu à Florian Montorio au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban (sud-ouest), d'où il était issu.

"La nation s'incline devant le sergent Anicet Girardin (...), le 145e mort pour la France au Liban depuis 1978", a déclaré la ministre française des Armées, Catherine Vautrin, qui présidait la cérémonie en présence du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Pierre Schill.

Elle a rendu hommage devant son cercueil recouvert du drapeau tricolore à un homme "consciencieux, discret, d'une fiabilité absolue" et qui était "apprécié de tous".

Les autorités françaises et l'ONU ont attribué l'attaque au mouvement pro-iranien Hezbollah, lequel a nié toute implication.

La mort d'Anicet Girardin "redit le tribut que la France paye, son rôle et sa responsabilité, en l'espèce dans le cadre de la Finul où elle est depuis des décennies", a aussi déclaré mardi Emmanuel Macron en marge d'un déplacement en Andorre.

"Nous attendons évidemment une condamnation claire des auteurs de cette attaque, et surtout que les poursuites soient faites comme il se doit. Mais la France peut être fière du rôle qu'elle joue au Liban et pour la paix", a ajouté le président français.