Le secteur non pétrolier en Arabie saoudite affiche son niveau le plus élevé en un an

L'économie non pétrolière de l'Arabie Saoudite est en bonne voie de reprise, selon David Owen, économiste chez le cabinet IHS Markit (Shutterstock/File Photo)
L'économie non pétrolière de l'Arabie Saoudite est en bonne voie de reprise, selon David Owen, économiste chez le cabinet IHS Markit (Shutterstock/File Photo)
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Publié le Mercredi 06 janvier 2021

Le secteur non pétrolier en Arabie saoudite affiche son niveau le plus élevé en un an

  • Les réductions de prix et le marché intérieur prospère ont suscité un sentiment d'optimisme en décembre
  • En ce qui concerne l'année 2021, les prévisions sont optimistes, et ce grâce aux vaccins contre le Covid-19

DJEDDAH - Une poussée récemment enregistrée au niveau des commandes signifie que le contexte commercial des secteurs non pétroliers du Royaume est à son plus haut niveau depuis plus d'un an. 

Selon le dernier indice mensuel des directeurs d'achat (PME) en Arabie saoudite, publié par le cabinet IHS Markit, le classement pour le mois de décembre a atteint 57 contre 54,7 en novembre ; il s’agit du niveau le plus élevé depuis novembre 2019. Toute valeur supérieure à 50 indique une amélioration globale du secteur. 

Selon David Owen, économiste chez IHS Markit, « l'économie non pétrolière d'Arabie saoudite est en bonne voie de reprise ». 

« Les personnes interrogées estiment que l'activité des entreprises a été favorisée par la diminution du nombre de cas atteints de Covid-19 au cours du quatrième trimestre 2020, en dépit de la deuxième vague qui a touché d'autres grandes économies. Dans le même temps, le lancement du vaccin a laissé espérer que la demande augmentera davantage au cours de l'année à venir », ajoute David Owen. 

En décembre, le développement a été expliqué par la croissance des nouvelles affaires, survenue après que les entreprises ont amélioré la demande du marché et réduit les prix. 

En effet, les nouvelles commandes provenaient principalement du marché intérieur, alors que les exportations vers l'étranger n'ont connu qu'une augmentation modeste. En plus des nouvelles commandes de travail, les personnes interrogées ont également signalé que les projets en cours étaient plus performants, entraînant ainsi une charge de travail globale plus importante au cours du dernier mois de 2020. 

 « Le point négatif concerne l'expansion récente qui n'a pas favorisé une augmentation du nombre d'emplois au cours du mois de décembre. En fait, le nombre d'emplois a légèrement diminué dans la mesure où les entreprises ont consacré leurs dépenses à la production et ont remarqué que leur capacité actuelle leur permettait de réaliser de nouveaux travaux aussi bien que les travaux en cours », précise M. Owen. 

Alors que les commandes étaient en hausse, l'inflation des prix observée au cours des cinq derniers mois qui ont précédé le mois de décembre a commencé à se résorber, alors que les entreprises offraient des remises de plus en plus importantes en vue d'attirer de nouveaux clients et d'écouler les stocks vers la fin de l'année. 

En ce qui concerne l'année 2021, les prévisions sont optimistes, et ce grâce aux vaccins contre le Covid-19 qui ont été approuvés dans le monde et grâce à l'espoir que le commerce retrouvera son cours normal dans le Royaume. 

« Le degré de confiance a atteint le plus haut niveau jamais observé en 2020 », indique le rapport. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com. 


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.