Gaza: à l'ONU, véto russe et chinois à la vision américaine d'un cessez-le-feu

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit pour examiner une motion en faveur d'un cessez-le-feu à Gaza et d'un vote sur la prise d'otages au siège de l'ONU à New York, le 22 mars 2024. (AFP)
Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit pour examiner une motion en faveur d'un cessez-le-feu à Gaza et d'un vote sur la prise d'otages au siège de l'ONU à New York, le 22 mars 2024. (AFP)
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Publié le Vendredi 22 mars 2024

Gaza: à l'ONU, véto russe et chinois à la vision américaine d'un cessez-le-feu

  • Les Américains s'étaient systématiquement opposés à l'utilisation du terme «cessez-le-feu» dans les résolutions de l'ONU, bloquant trois textes en ce sens
  • « Alors que Gaza a quasiment été effacée de la carte, la représentante américaine, sans sourciller, assure que Washington reconnait le besoin d'un cessez-le-feu», a lancé l'ambassadeur russe Vassili Nebenzia

NATIONS-UNIES: La Russie et la Chine ont mis leur veto vendredi à une résolution américaine soulignant la "nécessité" d'un cessez-le-feu "immédiat" à Gaza, l'ambassadeur russe dénonçant un texte "hypocrite" qui n'appelle pas directement à faire taire les armes.

"La Chine et la Russie ne voulaient simplement pas voter pour un projet rédigé par les US, parce qu'ils préfèrent nous voir échouer que de voir un succès du Conseil", a fustigé l'ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield, dénonçant une décision "cynique"

Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas le 7 octobre, les Américains s'étaient systématiquement opposés à l'utilisation du terme "cessez-le-feu" dans les résolutions de l'ONU, bloquant trois textes en ce sens.

Mais ils avaient finalement décidé de mettre aux voix ce vendredi un texte qui notait "la nécessité d'un cessez-le-feu immédiat et durable pour protéger les civils de tous côtés, permettre la fourniture de l'aide humanitaire essentielle (...), et dans cette optique, soutient sans équivoque les efforts diplomatiques internationaux pour parvenir à un tel cessez-le-feu en lien avec la libération des otages encore détenus".

Formulation diluée

Alors que les Etats-Unis sont sous pression de la communauté internationale pour atténuer leur soutien à Israël, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken avait qualifié cette initiative mercredi de "signal fort".

Cette résolution "appelle à un cessez-le-feu immédiat lié à la libération des otages et nous espérons vivement que les pays la soutiendront", avait-il assuré dans un entretien à la chaîne de télévision saoudienne Al Hadath.

Mais le texte, qui a recueilli 11 voix en faveur, trois voix contre (Russie, Chine et Algérie) et une abstention (Guyana), n'utilise pas les mots "appelle" ou "demande", au grand dam de la Russie.

"Alors que Gaza a quasiment été effacée de la carte, la représentante américaine, sans sourciller, assure que Washington reconnait le besoin d'un cessez-le-feu", a lancé l'ambassadeur russe Vassili Nebenzia.

Il a dénoncé le "spectacle hypocrite" des Etats-Unis qui ont essayé de "vendre à la communauté internationale un produit totalement différent, une formulation diluée".

Le projet de texte américain d'autre part condamnait "tous les actes de terrorisme, y compris les attaques du Hamas du 7 octobre" contre Israël.

Cela aurait été la première fois que le Conseil de sécurité aurait condamner spécifiquement ces attaques sans précédent qui ont entraîné la mort d'au moins 1.160 personnes, pour la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Autre résolution sur la table 

Les deux résolutions humanitaires adoptées par le Conseil, ainsi que celles de l'Assemblée générale, ne mentionnaient pas le Hamas, une absence systématiquement fustigée par Israël.

Après ce rejet du texte américain, il est probable, selon des sources diplomatiques, qu'un texte alternatif de plusieurs membres non permanent du Conseil soit mis au vote plus tard dans la journée.

Le texte vu par l'AFP "exige un cessez-le-feu humanitaire immédiat pour le mois du ramadan" et la libération immédiate de tous les otages, alors que l'offensive israélienne a fait près de 32.000 morts à Gaza, selon le ministère de la Santé du Hamas.

L'issue d'un vote sur ce texte est incertaine.

Le Conseil, largement divisé sur le dossier israélo-palestinien depuis des années, n'a pu adopter depuis le 7 octobre sur ce dossier que deux résolutions, essentiellement humanitaires. Sans grand résultat: l'entrée de l'aide à Gaza reste largement insuffisante et la famine plane.

Plusieurs résolutions plus politiques ont été rejetées par des vétos américains d'un côté, russe et chinois de l'autre, ou par un nombre de voix insuffisant.

 


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.