Plusieurs opérations «place nette XXL» anti-drogue lancées en France

Cette photographie prise le 22 mars 2024 à Marseille, dans le sud de la France, montre un message Telegram prétendument envoyé par des trafiquants de drogue à des clients potentiels (Photo de Nicolas Tucat AFP)
Cette photographie prise le 22 mars 2024 à Marseille, dans le sud de la France, montre un message Telegram prétendument envoyé par des trafiquants de drogue à des clients potentiels (Photo de Nicolas Tucat AFP)
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Publié le Lundi 25 mars 2024

Plusieurs opérations «place nette XXL» anti-drogue lancées en France

  • Au total, «trois» nouvelles opérations d'envergure de ce type vont être lancées, dont une à Dijon, selon une source policière
  • Ces opérations interviennent après celle lancée mardi dernier à Marseille par le président Emmanuel Macron qui s'était rendu sur place

PARIS  : Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé que «plusieurs» nouvelles opérations «place nette XXL» contre le trafic de drogue allaient être lancées en France lundi, dont une dans la métropole lilloise où il se rend dans la matinée.

Au total, «trois» nouvelles opérations d'envergure de ce type vont être lancées, dont une à Dijon, selon une source policière à l'AFP.

Ces opérations interviennent après celle lancée mardi dernier à Marseille par le président Emmanuel Macron qui s'était rendu sur place.

Lors de son déplacement, le président Macron avait promis qu'une dizaine d'opérations de ce type auraient lieu en France dans les prochaines semaines.

«C'est une opération sans précédent que nous avons lancée, pour porter un coup d'arrêt aux trafics de drogues, assurer l'ordre républicain», avait expliqué le chef de l'Etat.

Selon la préfecture, 900 policiers, gendarmes et douaniers, avaient été mobilisés au premier jour de l'opération à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône.

Trois jours après le lancement de l'opération, 22 kilos de stupéfiants avaient été saisis, 71 personnes placées en garde à vue, plus de 385.000 euros en liquide ou en avoirs et quatre armes saisies.


Pour 58% des Français, Macron ne doit pas nommer Lucie Castets à Matignon, selon un sondage

Cette photographie montre un écran de télévision diffusant le président français Emmanuel Macron s'adressant à une interview en direct alors qu'un portrait de Lucie Castets, le choix du "Nouveau Front Populaire" pour le poste de Premier ministre, est affiché sur un écran géant, sur la chaîne de télévision française France 2, sur un plateau installé sur le toit du Musée de l'Homme au Trocadéro à Paris, le 23 juillet 2024. (AFP)
Cette photographie montre un écran de télévision diffusant le président français Emmanuel Macron s'adressant à une interview en direct alors qu'un portrait de Lucie Castets, le choix du "Nouveau Front Populaire" pour le poste de Premier ministre, est affiché sur un écran géant, sur la chaîne de télévision française France 2, sur un plateau installé sur le toit du Musée de l'Homme au Trocadéro à Paris, le 23 juillet 2024. (AFP)
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  • Près de six Français sur dix (58%) estiment qu’Emmanuel Macron ne doit pas nommer Lucie Castets, la candidate du Nouveau Front populaire, à Matignon, selon un sondage Elabe pour BFMTV paru jeudi
  • 41% des sondés considèrent à l'inverse que le président doit la charger de former un gouvernement

PARIS: Près de six Français sur dix (58%) estiment qu’Emmanuel Macron ne doit pas nommer Lucie Castets, la candidate du Nouveau Front populaire, à Matignon, selon un sondage Elabe pour BFMTV paru jeudi.

41% des sondés considèrent à l'inverse que le président doit la charger de former un gouvernement.

Lucie Castets a demandé mercredi au chef de l'Etat "de prendre ses responsabilités" et de la nommer à ce poste alors que le Nouveau Front populaire est arrivé en tête du second tour des législatives, mais loin de la majorité absolue (289 députés). La haute-fonctionnaire a rejeté toute idée de coalition avec le camp présidentiel.

Les Français se montrent très pessimistes sur ce point: 72% pensent que le bloc macroniste et les partis de gauche et de droite qui ont fait barrage au Rassemblement National ne parviendront pas à s'entendre pour former un gouvernement stable, et seuls 27% pensent qu’ils y parviendront.

Pour une majorité des sondés (60%), Emmanuel Macron reste le principal responsable de la crise politique actuelle. 27% rejettent la faute sur le NFP, 9% sur le RN et 3% sur LR.

59% des Français sont favorables à "une trêve politique" pendant les JO, comme le souhaite le chef de l'Etat. A l’inverse, 41% y sont opposés.

La perspective d’une absence de nouveau gouvernement jusqu’à la rentrée continue de diviser.

50% (+2 points en une semaine) des sondés jugent que cela serait un problème. A l’inverse, 49% (-1 point) considèrent qu'il vaut mieux prendre le temps de trouver une coalition et un gouvernement stable.

Sondage réalisé par Internet du 23 au 24 juillet 2024, auprès d'un échantillon de 1.001 personnes, représentatif des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur entre 1,4 et 3,1 points.


Voile et cérémonie d'ouverture: Sylla participera avec une casquette

Des anneaux olympiques sont visibles avant le match de football masculin du groupe A entre la France et les États-Unis dans le cadre des Jeux olympiques de Paris 2024, au stade de Marseille, le 24 juillet 2024. (Photo AFP)
Des anneaux olympiques sont visibles avant le match de football masculin du groupe A entre la France et les États-Unis dans le cadre des Jeux olympiques de Paris 2024, au stade de Marseille, le 24 juillet 2024. (Photo AFP)
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  • un compromis trouvé après des échanges entre l'athlète, la Fédération française d'athlétisme (FFA), le ministère des Sports et Bermuti qui fait les tenues.
  • Cette interdiction, qui ne concerne que les Françaises et pas les athlètes des autres délégations, vise dans les faits les femmes de confession musulmane et voilées. Seule Sylla semble concernée dans la délégation tricolore.

PARIS : Le relayeuse française  a indiqué mercredi qu'elle pourrait finalement participer à la cérémonie d'ouverture des JO vendredi en y portant une casquette, le port de son foulard ayant posé problème aux autorités françaises qui l'interdisent pour leurs athlètes au nom de la laïcité.

"Nous avons finalement trouvé un accord afin que je puisse participer à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques", a indiqué l'athlète de 26 ans sur son compte Instagram, quatre jours après avoir regretté de ne pas pouvoir y aller "parce que tu portes un foulard sur la tête".

"Il lui a été proposé de porter une casquette lors du défilé, ce qu'elle a accepté", a de son côté détaillé le comité national olympique et sportif français (CNOSF), un compromis trouvé après des échanges entre l'athlète, la Fédération française d'athlétisme (FFA), le ministère des Sports et Bermuti qui fait les tenues.

Sur ce sujet sensible en France, la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra avait dit mercredi sa "volonté que Sounkamba Sylla puisse participer à cette cérémonie d'ouverture" tout en respectant le "principe de neutralité" auquel l'athlète est soumise.

Car en France, en vertu du principe de laïcité, les agents de la fonction publique en général ont l'obligation de respecter une "stricte neutralité" et ne doivent pas manifester leurs convictions, qu'elles soient religieuses, philosophiques ou politiques. Dans l'espace public, le port des signes religieux pour toutes les personnes ne fait l'objet d'aucune restriction.

"Lors de Jeux Olympiques et Paralympiques, le port de signes ou tenues à caractère religieux est proscrit pour les membres de l'équipe de France en application du principe de neutralité", détaille le ministère des Sports dans une note de juin 2024, qui rappelait la jurisprudence du Conseil d'Etat, la plus haute instance administrative française.

- "Inventifs sur les solutions" -

Cette interdiction, qui ne concerne que les Françaises et pas les athlètes des autres délégations, vise dans les faits les femmes de confession musulmane et voilées. Seule Sylla semble concernée dans la délégation tricolore.

"On veut être solides sur le respect de ces principes (de laïcité) mais en même temps on veut être dans une attitude bienveillante, la plus constructive possible, et être inventifs sur les solutions pour que tout le monde se sente bien", a indiqué Oudéa-Castéra mercredi.

Ce n'est pas la première fois que la question se pose pour Sylla, qui avait couru avec un foulard aux Mondiaux en 2023 mais avait dû y renoncer en juin lors des Championnats d'Europe d'athlétisme à Rome.

Avant la compétition en Italie, Amélie Oudéa-Castéra avait rappelé l'"exigence de neutralité" des athlètes et demandé à la FFA de faire appliquer la règle. Après concertation avec la principale concernée, la FFA lui avait alors bricolé une casquette qui puisse cacher ses cheveux sans s'envoler à la moindre accélération.

Pour Amnesty International, une telle interdiction du port du voile pour les athlètes olympiques françaises est "discriminatoire".

"Alors que ces Jeux sont présentés comme étant les premiers à afficher +une stricte parité entre les femmes et les hommes+, les autorités françaises ont démontré de manière assumée que leurs efforts visant à améliorer l'égalité des genres et l'inclusivité dans le sport ne s'appliquent pas (...) aux femmes et aux filles musulmanes qui portent un couvre-chef religieux", déplore l'organisation de défense des droits humains dans un rapport mi-juillet.

- Soutien des athlètes -

Dans sa note, le ministère français des Sports précise que le principe de neutralité s'applique pour tous les entraînements, compétitions, cérémonies et autres engagements officiels, mais pas forcément au village olympique.

Sur les réseaux sociaux, quelques athlètes de l'équipe de France ont apporté leur soutien à Sounkamba Sylla, restée discrète sur le sujet.

"C'est malheureux pour les athlètes françaises car (le port du voile) n'a rien à voir avec les performances et ça ne devrait pas à voir avec le fait d'être athlète", a aussi regretté dans une vidéo sur Instagram la boxeuse australienne Tina Rahini, se disant de son côté "reconnaissante de pouvoir concourir avec (son) hijab".

"C'est déjà tellement difficile d'être une athlète olympique, alors devoir abandonner sa foi pour participer...", a-t-elle ajouté. "Je soutiens toutes les Françaises."


JO-2024 : match de football Mali-Israël sous surveillance

Un visiteur prend un selfie avec les anneaux olympiques à l’aréna Sud de Paris le 24 juillet 2024, avant les Jeux Olympiques de Paris 2024. (Photo AFP)
Un visiteur prend un selfie avec les anneaux olympiques à l’aréna Sud de Paris le 24 juillet 2024, avant les Jeux Olympiques de Paris 2024. (Photo AFP)
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  • Le match, en présence du président israélien Isaac Herzog, est considéré par M. Darmanin comme "important pour le dispositif de sécurité" des Jeux en général et celui des 88 athlètes de la délégation israélienne en particulier.
  • Les récentes prises de positions politiques en France, dont des appels à bannir Israël des Jeux, se sont ajoutées aux critiques sur les réseaux sociaux qui visent des athlètes israéliens qui affichent leur soutien aux opérations militaires de l'Etat hébre

PARIS : Un millier de policiers sont mobilisés mercredi soir à Paris pour le match de football masculin des JO-2024 opposant le Mali à Israël, sur fond d'appels à la "mobilisation" contre la présence de la délégation israélienne en France à cause de la guerre à Gaza.

Cette rencontre olympique au Parc des Princes, qui devance avec celles du rugby à VII la cérémonie d'ouverture de vendredi, fait l'objet "d'un périmètre antiterroriste", a indiqué mercredi le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin sur BFMTV.

Le match, en présence du président israélien Isaac Herzog, est considéré par M. Darmanin comme "important pour le dispositif de sécurité" des Jeux en général et celui des 88 athlètes de la délégation israélienne en particulier.

Comme ceux des équipes américaine ou iranienne, les athlètes israéliens sont protégés au plus près.

Des agents de la sécurité intérieure israélienne (Shin Bet) les encadrent en permanence, selon le journal britannique The Telegraph citant un ex-responsable de ce service. S'y ajoutent des membres des unités d'élite de la police et de la gendarmerie, le Raid et le GIGN.

"On ne prend pas (la menace) à la légère, nous sommes en alerte maximale et tous les athlètes ont été informés de la situation", a commenté le porte-parole du gouvernement israélien, David Mencer.

"Notre devoir de protéger nos athlètes (...) en coopération avec les autorités françaises, est de la plus haute importance", a-t-il ajouté.

- "Actions de perturbation" -

Pour le match de mercredi soir, les autorités françaises n'excluent pas que "des gens s'invectivent en tribune" ou "que des personnes sifflent ou sortent des drapeaux, par exemple pendant l'hymne", énumère une source policière auprès de l'AFP.

Selon elle, il existe un risque plus élevé de tensions dans les tribunes car les quelque 48.000 spectateurs attendus au Parc des Princes "ne sont pas placés comme lors des matchs classiques, où visiteurs et locaux sont séparés et peuvent s'invectiver de loin".

"Vu les appels qui circulent, on peut s'attendre à des actions de perturbations autour du stade", ajoute la source.

Aucune demande de manifestation aux abords du stade n'avait été enregistrée à la mi-journée.

Les récentes prises de positions politiques en France, dont des appels à bannir Israël des Jeux, se sont ajoutées aux critiques sur les réseaux sociaux qui visent des athlètes israéliens qui affichent leur soutien aux opérations militaires de l'Etat hébreu à Gaza.

Samedi, le député de La France Insoumise (LFI) Thomas Portes a, comme d'autres élus de ce parti de la gauche radicale, dénoncé le "deux poids deux mesures" entre les athlètes israéliens et russes, exclus des JO pour cause d'invasion russe en Ukraine. "Les sportifs israéliens ne sont pas les bienvenus aux Jeux olympiques à Paris", a-t-il ajouté, appelant à des "mobilisations".

Mardi, quelques dizaines de personnes se sont rassemblées dans le nord de Paris pour dénoncer "le génocide" en cours à Gaza.

- "Exclusion immédiate" -

La veille, le Comité olympique palestinien adressait un courrier au Comité international olympique (CIO) pour demander "l'exclusion immédiate" de la délégation israélienne, suivi d'un appel similaire de l'Iran.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron a déclaré mardi que "les athlètes israéliens sont les bienvenus" aux JO et "doivent pouvoir concourir sous leurs couleurs".

La question de la sécurité est omniprésente pour les sportifs israéliens et fait l'objet d'une préparation mentale spécifique.

"Nous nous souvenons toujours de ce qui peut se passer", soulignait en janvier Yael Arad, la présidente du comité olympique israélien, interrogée par l'AFP sur la prise d'otages d'athlètes israéliens par un commando palestinien aux Jeux de Munich en 1972.

Onze d'entre eux avaient alors été tués, et cette attaque sanglante avait marqué un tournant en matière de sécurité lors des rendez-vous olympiques.

Cette problématique est plus aiguë encore cette année du fait de la guerre à Gaza, déclenchée le 7 octobre par une attaque des commandos du Hamas dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1.197 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP fondé sur des données officielles israéliennes.

En riposte, Israël a lancé une offensive sur la bande de Gaza qui a fait 39.145 morts, en majorité des civils, selon le dernier décompte du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.