Trump évite le spectre de saisies sur son patrimoine avec une garantie de 175 millions de dollars

L'ancien président américain Donald Trump (Photo, AFP).
L'ancien président américain Donald Trump (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 02 avril 2024

Trump évite le spectre de saisies sur son patrimoine avec une garantie de 175 millions de dollars

  • L'ancien président des Etats-Unis, candidat à son retour à la Maison Blanche, avait jusqu'à jeudi pour déposer cette garantie
  • Cette garantie lui donne une bouffée d'oxygène, alors qu'il doit être jugé à partir du 15 avril, au pénal cette fois

NEW YORK: Donald Trump a déposé lundi une garantie de 175 millions de dollars devant la justice américaine, lui évitant la perspective humiliante de saisies judiciaires sur son patrimoine après sa condamnation à 454 millions de dollars d'amendes pour fraudes financières en février, selon un document judiciaire rendu public.

L'ancien président des Etats-Unis, candidat à son retour à la Maison Blanche, avait jusqu'à jeudi pour déposer cette garantie couverte par une compagnie d'assurance et qui équivaut à une caution, dans cette affaire civile où il a fait appel.

Cette garantie lui donne une bouffée d'oxygène, alors qu'il doit être jugé à partir du 15 avril, au pénal cette fois, dans une affaire de paiements dissimulés pour étouffer des affaires embarrassantes en 2016, une première historique pour un ancien président américain.

Une cour d'appel de New York avait allégé il y a une semaine la pression financière sur le milliardaire républicain de 77 ans, en ramenant la caution dans l'affaire civile à 175 millions.

"Je respecte profondément la décision de la cour d'appel et je déposerai 175 millions de dollars (...) très rapidement, dans les dix jours", avait réagi le candidat des républicains à la présidentielle de novembre, qui a multiplié les attaques virulentes contre ses juges dans les affaires où il est poursuivi.

Bientôt en procès 

Donald Trump avait été condamné mi-février à 454 millions de dollars de dollars d'amendes avec ses fils Eric et Don Jr., pour fraudes financières au sein de leur empire immobilier Trump Organization.

Ils étaient accusés d'avoir gonflé à hauteur de plusieurs milliards de dollars les actifs de leur patrimoine immobilier, comme la Trump Tower ou l'immeuble du 40 Wall Street à New York, tout au long des années 2010 pour se voir octroyer des prêts plus favorables des banques. Après la condamnation, la procureure générale de l'Etat de New York Letitia James avait menacé de lancer des saisies judiciaires pour recouvrer la valeur de l'amende, en citant l'immeuble du 40 Wall Street.

La course d'obstacles judiciaires est cependant loin d'être terminée pour l'ancien président des Etats-Unis, qui a survolé la primaire pour l'investiture de son parti à la présidentielle et affrontera sauf surprise Joe Biden en novembre, car il voit encore se dresser quatre affaires pénales devant lui.

A partir du 15 avril, il devra comparaître devant un tribunal de New York dans une affaire de paiements dissimulés pour éviter des révélations embarrassantes pendant la présidentielle de 2016, dont 130.000 dollars pour acheter le silence d'une ancienne star du porno sur une relation présumée que Donald Trump réfute.

A l'issue de ce procès, Donald Trump encourt théoriquement jusqu'à une peine de prison s'il est reconnu coupable, un scenario sans précédent pour un candidat à la présidentielle américaine.

Dans ce dossier, le juge Juan Merchan qui présidera le procès, a adressé lundi un rappel à l'ordre à Donald Trump en lui interdisant dans une décision écrite de s'en prendre à sa famille ou à celle du procureur de Manhattan Alvin Bragg, après que l'ancien président eut diffusé en fin de semaine dernière des attaques contre la fille du magistrat sur les réseaux sociaux. Le juge avait imposé quelques jours plus tôt de premières restrictions de parole au candidat républicain, qui ne cesse de dénoncer une "chasse aux sorcières" judiciaire contre lui.

L'ancien président doit aussi être jugé dans deux affaires, en Géorgie et devant la justice fédérale à Washington, pour ses tentatives présumées illégales de renverser les résultats de l'élection présidentielle de 2020, et dans une autre affaire de gestion de documents classés confidentiels à son départ de la Maison Blanche en 2021. Mais la tenue de procès dans ces trois affaires avant la présidentielle est incertaine, après plusieurs reports dus aux recours déposés par les avocats de Donald Trump.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.