Etats-Unis: «  Et toi, pourquoi vas-tu regarder l'éclipse ?  »

John Bills teste son équipement photographique à la veille d'une éclipse totale de Soleil en Amérique du Nord, à Cape Vincent, New York, le 7 avril 2024 (Photo, AFP).
John Bills teste son équipement photographique à la veille d'une éclipse totale de Soleil en Amérique du Nord, à Cape Vincent, New York, le 7 avril 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 08 avril 2024

Etats-Unis: «  Et toi, pourquoi vas-tu regarder l'éclipse ?  »

  • Des dizaines de personnes ont installé des tentes ou des mobile homes le long des berges d'une rivière à Ingram
  • Pour Grover Swartzlander, l'éclipse n'est pas qu'un moment historique, c'est aussi une opportunité professionnelle

INGRAM: Raviver le souvenir d'un proche décédé, étudier l'astronomie ou simplement savourer un instant rare. Chacun à ses propres raisons de lever les yeux vers le ciel lundi, pour voir la Lune occulter le Soleil au-dessus de l'Amérique du Nord et du Mexique.

Des dizaines de personnes ont installé des tentes ou des mobile homes le long des berges d'une rivière à Ingram, une ville du sud du Texas. Tous sont là, après 20h de trajet ou même une traversée de l'océan, pour vivre l'éclipse.

La rivière court près du parc Stonehenge II, où s'élèvent des répliques des fameuses structures préhistoriques en pierre visibles en Angleterre.

Ingram se situe sur le "chemin de la totalité", l'axe dans lequel la Lune cachera complètement la lumière du Soleil. Ici, le jour deviendra noir pendant plus de quatre minutes à partir de 13H32 heure locale (18H32 GMT).

La météo annonce un temps nuageux et même un risque de tempête, les secours texans sont sur le qui-vive. Cependant, rien ne saurait décourager les curieux qui, armés de télescopes et puissants objectifs, espèrent un ciel clair.

"Nous avons un dicton au Texas qui dit que si vous n'aimez pas le temps, attendez cinq minutes", philosophe Jennyth Peterson, directrice des événements spéciaux de la Fondation des arts de Hill Country, qui gère le parc.

Shelli Ezell, 44 ans, est venue d'Alabama avec sa famille. A ses oreilles, pendent des boucles en forme de soleil, avec un centre noir. Sur ses ongles, des étoiles.

Elle est accompagnée de son fils de 10 ans et de sa fille de 15 ans. Pour l'éclipse de 2017, son autre fille Mary Elizabeth était là aussi. Elle est morte d'un cancer à l'âge de 12 ans.

C'est à cette époque que Shelli et "Marybeth" font leur premier "voyage entre filles" pour aller voir l'éclipse dans l'Idaho. "C'était juste un beau moment. Et c'est juste un souvenir que je chéris".

"Je vais profiter de la journée, mais être là pour ressentir la plénitude et vous êtes juste... en fait vous vous sentez tout petit comparé à l'immensité de l'univers. Et à ce moment, je pense que je me sentirai plus proche de ma fille, aussi", dit Mme Ezell.

«Paint it black»

Quelque 2.500 personnes sont attendues au parc Stonehenge II au moment de l'éclipse -- une petite fraction des millions qui regarderont une forme sombre et floue traverser lentement les Etats-Unis depuis le Mexique pour finir sa course au Canada.

Sur place, Jim Saltigerald, 62 ans, patiente avec sa femme et leurs deux enfants. Ils ont confectionné des t-shirts "Paint it black" (peins-le en noir) pour l'occasion, référence à la chanson culte des Rolling Stones.

Il explique aimer la façon dont le jour se change soudainement en nuit, les gens qui allument d'un coup toutes les lumières et les oiseaux qui se fondent subitement dans l'obscurité.

L'homme a voyagé en Angleterre, pays d'origine de sa femme, pour voir une éclipse totale en 1999. Il était présent lors de celle de 2017 dans l'Idaho et aujourd'hui, il est au rendez-vous au Texas.

"C'est une super occasion de se réunir en famille. Une fois dans une vie... enfin, trois fois dans la nôtre dans ce cas", s'amuse-t-il.

Pour Grover Swartzlander, l'éclipse n'est pas qu'un moment historique, c'est aussi une opportunité professionnelle.

"Je suis physicien à l'Institut technologique de Rochester. Je suis financé par la NASA. L'un de nos projets consiste à placer une constellation de ce que l'on appelle des cellules solaires autour du Soleil. Pour mieux comprendre les dynamiques du Soleil", détaille-t-il.

"Et lors de l'éclipse de demain, nous verrons la couronne (solaire, autour de la lune). C'est un signe très fort de ce que fait le Soleil", ajoute-t-il.

"Donc, c'est vraiment une grande source d'inspiration pour continuer ma mission".


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.


Le secrétaire américain à l'Armée de terre démissionne après des mois de tension

Le secrétaire à l'Armée, Dan Driscoll, arrive pour la cérémonie de remise des diplômes de l'Académie militaire des États-Unis, qui se tient au Michie Stadium de l'Académie militaire des États-Unis, le 23 mai 2026 à West Point, dans l'État de New York. (Photo Adam Gray / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Le secrétaire à l'Armée, Dan Driscoll, arrive pour la cérémonie de remise des diplômes de l'Académie militaire des États-Unis, qui se tient au Michie Stadium de l'Académie militaire des États-Unis, le 23 mai 2026 à West Point, dans l'État de New York. (Photo Adam Gray / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
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  • Le sénateur démocrate Jack Reed, plus haut responsable d'opposition au sein de la commission des Forces armées, a fait directement porter au chef du Pentagone la responsabilité de la démission de M. Driscoll
  • "Il est grand temps que le président Trump prenne conscience des dommages durables que Pete Hegseth inflige au département de la Défense", a-t-il déclaré

WASHINGTON: Le secrétaire américain à l'Armée de terre Dan Driscoll a remis sa démission, après des mois de tensions avec le ministre de la Défense Pete Hegseth, a confirmé lundi la Maison Blanche à l'AFP.

S'il est accepté, ce départ constituera le dernier bouleversement en date à la tête de l'institution, déjà secouée ces derniers mois par plusieurs mises à l'écart dont celle au printemps de son chef d'état-major, le général Randy George.

Dan Driscoll était le plus haut responsable civil de l'armée de terre depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche début 2025.

Sa démission a été révélée dans un premier temps par le Wall Street Journal en fin de journée lundi, puis reprise par plusieurs médias américains.

"Le secrétaire Driscoll s'est montré extrêmement efficace pour promouvoir le programme du président Trump (...) apportant un leadership remarquable lors d'opérations militaires historiques", a salué la Maison Blanche dans un communiqué.

Elle a jugé l'armée américaine "plus forte que jamais grâce à son travail aux côtés" de Donald Trump et du ministre de la Défense, Pete Hegseth.

Dan Driscoll a notamment été impliqué dans des négociations concernant la guerre en Ukraine, aux côtés des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner.

Il est un ami proche du vice-président JD Vance, dont il a été camarade de promotion à la faculté de droit de la prestigieuse université de Yale.

Ses relations avec Pete Hegseth étaient en revanche notoirement mauvaises, selon les médias américains qui bruissaient de rumeurs sur son départ depuis plusieurs mois.

Le sénateur démocrate Jack Reed, plus haut responsable d'opposition au sein de la commission des Forces armées, a fait directement porter au chef du Pentagone la responsabilité de la démission de M. Driscoll.

"Il est grand temps que le président Trump prenne conscience des dommages durables que Pete Hegseth inflige au département de la Défense", a-t-il déclaré.

Ancien militaire ayant servi en Irak, Dan Driscoll s’est présenté sans succès au Congrès en 2020. Il a ensuite été conseiller dans l'équipe de campagne pour la réélection de Donald Trump en 2024.

Sa démission intervient cinq mois après l'éviction du chef d’état-major de l’Armée de terre, le général Randy George, limogé début avril.

Elle menace de facto de laisser l'armée de terre américaine sans direction civile ni militaire permanente.

Depuis l'éviction du général George, le poste de chef d'état-major de l'armée de terre est occupé par son ancien bras droit, le général Christopher LaNeve, vétéran des guerres d'Irak et d'Afghanistan désigné par Pete Hegseth pour assurer l'intérim.