Aide à Gaza : Israël assure préparer de nouveaux accès

Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a affirmé mercredi que les mesures récemment annoncées pour augmenter les livraisons de nourriture dans la bande de Gaza assiégée, via le port israélien d'Ashdod. (AFP).
Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a affirmé mercredi que les mesures récemment annoncées pour augmenter les livraisons de nourriture dans la bande de Gaza assiégée, via le port israélien d'Ashdod. (AFP).
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Publié le Jeudi 11 avril 2024

Aide à Gaza : Israël assure préparer de nouveaux accès

  • Alors qu'Israël est sous pression de nombreuses capitales pour laisser entrer plus d'aide dans le territoire palestinien, où la guerre dure depuis plus de six mois, M. Gallant a également fixé l'objectif d'atteindre 500 camions de livraison par jour
  • Israël avait aussi dit que le point de passage d'Erez, entre le territoire palestinien et le sud d'Israël, actuellement fermé, serait mis à contribution

TEL-AVIV: Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a affirmé mercredi que les mesures récemment annoncées pour augmenter les livraisons de nourriture dans la bande de Gaza assiégée, via le port israélien d'Ashdod et un nouveau passage terrestre, étaient en préparation.

Alors qu'Israël est sous pression de nombreuses capitales pour laisser entrer plus d'aide dans le territoire palestinien, où la guerre dure depuis plus de six mois, M. Gallant a également fixé l'objectif d'atteindre 500 camions de livraison par jour, un chiffre clé pour les Nations unies.

"Nous prévoyons d'inonder Gaza d'aide et nous prévoyons d'atteindre 500 camions par jour", a déclaré M. Gallant aux journalistes.

Le ministre a dit qu'Israël prévoyait d'utiliser prochainement le port israélien d'Ashdod (sud), situé à 35 kilomètres au nord de Gaza, pour acheminer de l'aide. Le dispositif pourrait entrer en fonction la semaine prochaine, ont précisé des sources à la presse.

Cette mesure avait déjà été annoncée vendredi dernier après une mise en garde très ferme de Washington, son principal soutien, face au risque de famine pour la population civile piégée à Gaza.

Israël avait aussi dit que le point de passage d'Erez, entre le territoire palestinien et le sud d'Israël, actuellement fermé, serait mis à contribution pour faire passer de l'aide.

Cette mesure n'a pas non plus été mise en oeuvre et des médias israéliens indiquaient mercredi que le gouvernement israélien cherchait une alternative à Erez, pour des raisons de sécurité.

Interrogé sur ce point, M. Gallant a simplement indiqué qu'un nouveau point de passage était également en cours de préparation pour accéder plus facilement au nord de Gaza où les besoins des civils sont jugés les plus criants.

Les entrées de camions d'aide dans Gaza se sont accélérées ces derniers jours, avec 468 véhicules admis mardi, soit le nombre le plus élevé depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien.

"Le mois dernier, la moyenne quotidienne était de 213 et avant cela de 170", a observé M. Gallant.

Lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre japonais Fumio Kishida mercredi, le président Joe Biden a assuré qu'Israël n'autorisait "pas assez" d'aide à entrer dans Gaza.

Selon l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, l'Unrwa, une moyenne de 500 camions entraient en moyenne avant la guerre déclenchée le 7 octobre par l'attaque du Hamas dans le sud d'Israël

M. Gallant a également promis de "rationaliser les contrôles de sécurité" des camions. Les organisations humanitaires citent notamment les inspections drastiques des véhicules comme l'une des causes des lenteurs d'acheminement.

Israël en renvoie la responsabilité aux agences de l'Onu et aux organisations humanitaires jugées dans l'incapacité de distribuer efficacement les quantité d'aide dans la bande de Gaza.


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.


Le président turc Erdogan arrive à Djeddah pour une rencontre avec le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
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  • Le dirigeant turc doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
  • Sharif et le chef de l’armée pakistanaise sont déjà en Arabie saoudite pour discuter des questions régionales et des relations bilatérales

ISLAMABAD : Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé vendredi à Djeddah, où il devrait rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur fond de tensions régionales entre les États-Unis et l’Iran.

Sharif est arrivé à Djeddah jeudi pour une visite de trois jours à la tête d’une délégation comprenant le chef des forces de défense du Pakistan, le maréchal Syed Asim Munir, ainsi que des ministres fédéraux et des responsables gouvernementaux. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que Sharif examinerait les relations bilatérales et discuterait des développements régionaux avec le prince héritier saoudien au cours de cette visite.

La visite de Sharif et d’Erdogan en Arabie saoudite intervient alors que la région du Moyen-Orient reste sous haute tension. Le président américain Donald Trump a annulé dimanche des frappes prévues contre l’Iran, affirmant que les pays du Moyen-Orient étaient parvenus à définir les « paramètres d’un accord » visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Téhéran a également déclaré plus tôt cette semaine avoir conclu un accord avec Oman concernant une voie maritime pour les échanges via le détroit d’Ormuz.

La Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays de la région ont été étroitement impliqués dans les efforts visant à mettre fin à la guerre, qui a commencé en février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

« Notre président, Son Excellence Recep Tayyip Erdogan, effectuera une visite de travail d’une journée en Arabie saoudite le 7 août 2026 », a écrit Burhanettin Duran, responsable de la communication de la présidence turque, sur la plateforme de médias sociaux X.

« Dans le cadre de cette visite, il est prévu que Son Excellence le Président rencontre le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif. »

Les responsables pakistanais et saoudiens n’ont pas commenté la visite d’Erdogan en Arabie saoudite ni les sujets qui pourraient être abordés lors d’une éventuelle rencontre entre les dirigeants. Toutefois, l’agence de presse internationale AFP a rapporté, citant des sources, que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devraient signer vendredi à Djeddah un accord conjoint de défense.

Selon l’agence, les puissances régionales cherchent à renforcer leurs liens sécuritaires dans un contexte de guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a impliqué les États du Golfe et perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.

Le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé un pacte de défense historique en septembre 2025. L’accord stipule qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux, officialisant des décennies de coopération sécuritaire entre Islamabad et Riyad.

Cet accord de défense revêt une importance particulière alors que le Pakistan est le seul État doté de l’arme nucléaire dans la région, tandis que l’Arabie saoudite est une puissance économique majeure au Moyen-Orient.

Le Pakistan joue un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran depuis le début de la guerre en février. La Turquie a également joué un rôle diplomatique dans les négociations visant à mettre fin à la guerre à Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com