Le sommet d’AlUla renforce «l'unité et la stabilité dans le Golfe»

Une vue générale du sommet sur un écran au centre des médias à AlUla (Photo, Reuters).
Une vue générale du sommet sur un écran au centre des médias à AlUla (Photo, Reuters).
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Publié le Jeudi 07 janvier 2021

Le sommet d’AlUla renforce «l'unité et la stabilité dans le Golfe»

  • L’UE encourage constamment la stabilité régionale, le rétablissement de l'unité, ainsi que la pleine coopération avec CCG
  • «Nous espérons voir la région surmonter le conflit et pour se concentrer uniquement sur les intérêts communs des peuples du Golfe»

RIYAD: L'UE a applaudi les résultats du 41e sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG) mercredi, soulignant qu'elle favorise la stabilité régionale.

Josep Borrell, Haut-Représentant de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, estime que les États membres du CCG sont parvenus à un accord au sujet d’une normalisation complète de leurs relations. «On a annoncé lundi dernier la réouverture de l'espace aérien et les frontières terrestres et maritimes entre l'Arabie saoudite et le Qatar», ajoute-t-il, rappelant que l’UE  encourage constamment la stabilité régionale, le rétablissement de l'unité, ainsi que la pleine coopération avec CCG.

Borrell a de plus fait l’éloge de la médiation koweïtienne et américaine tout au long de la crise du CCG. Il a souligné le soutien de l’Union pour une plus grande intégration régionale au CCG, et un renforcement du partenariat avec ses membres à long terme.

Nasser Alabdli, président du Centre d'études en développement au Koweït, a déclaré à Arab News que c’est la première fois que le sommet réalise un objectif qui fasse autant l’unanimité, «surtout après les divergences précédentes, qui ont radicalement ébranlé la coopération au sein Golfe».

Nayef Almotawtah, rédacteur en chef du réseau Koweitien de nouvelles Mobasher, a déclaré à Arab News que la reprise des relations avec le Golfe est toujours bénéfique pour tous les États membres.

«Nous espérons voir la région surmonter le conflit et pour se concentrer uniquement sur les intérêts communs des peuples du Golfe», a-t-il indiqué.

Les efforts de conciliation du feu l’émir koweïtien Sabah Al-Ahmad Al-Sabah sont fructueux, en fin de compte, estime-t-il. Il rappelle que le cheikh a déployé sans relâche de grands efforts dans ce dossier, et jusqu’à sa mort.

L’émir actuel du Koweït Nawaf al-Ahmad a suivi la même voie, et ses efforts de conciliation ont mené les parties concernées à cet accord. Certains problèmes sont réglés, d’autres subsistent; toutefois, les ministres des Affaires étrangères parviendront certainement à un accord» assure-t-il.

Al-Ahmad a aussi souligné le rôle crucial du roi Salmane et du prince héritier Mohammad ben Salmane qui place le Royaume au premier plan, aux côté des pays développés.

Pendant ce temps-là, la journaliste bahreïnite Najat Ali Showaiter a exprimé sa joie de voir les relations entre le Royaume et le Qatar redevenues normales. «Les relations reprendront, et les liens entre les États du Golfe seront certainement renforcés après une longue rupture. C'est un nouveau jour pour l'avenir de ces pays. C'est une bonne occasion de reprendre les projets mis en veilleuse à cause du désaccord».

L'écrivain et analyste saoudien Moubarak Al-Aati estime que la réouverture des frontières avec le Qatar est une décision courageuse de la part du Royaume. Elle reflète la volonté de ses leaders d'unir les États du Golfe et de mettre un terme aux différences qui ne font que saper les relations bilatérales entres les pays voisins.

Al-Aati a ajouté: «Le roi Salmane tient énormément à ce que les pays du Golfe unissent leurs forces afin de faire face aux menaces qui guettent le monde arabe».

«La reprise des relations saoudo-qatariennes comble les brèches les ennemis utilisent à leur avantage, et arrête un conflit nuisible aux États du Golfe et à leurs peuples. La vie sociale et économique reviendra naturellement à la normale, et la trajectoire du progrès reprendra».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mohammed ben Salmane reçoit le président ouzbek à Djeddah

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev (Photo, SPA).
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev (Photo, SPA).
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RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev mercredi à Djeddah.

 

Plus d’infos à suivre


OMS : le Maroc dans le Top 3 pour la hausse de l'espérance de vie en Afrique

Seuls l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Botswana, le Cap vert, l’Eswatini, le Gabon et les Seychelles financent plus de 50% de leurs dépenses totales liées à la santé. (Photo, AFP)
Seuls l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Botswana, le Cap vert, l’Eswatini, le Gabon et les Seychelles financent plus de 50% de leurs dépenses totales liées à la santé. (Photo, AFP)
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  • Le Maroc n’est pas seul sur le podium puisqu’il est accompagné par la Tunisie et l'Algérie. En effet, les trois pays du Maghreb affichent tous une espérance de vie moyenne de 76 ans
  • Le Maroc est rejoint sur le podium par la Tunisie et l'Algérie. En effet, les trois pays du Maghreb affichent tous une espérance de vie moyenne de 76 ans.

CASABLANCA : Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), sur 12 pays du continent, le Maroc fait partie des trois premiers où l’espérance de vie est la plus forte. 

Le Maroc est rejoint sur le podium par la Tunisie et l'Algérie. En effet, les trois pays du Maghreb affichent tous une espérance de vie moyenne de 76 ans.

Le rapport de l’OMS qui couvre une période de 19 ans (de 2000 à 2019) révèle qu’en Afrique, l'espérance de vie «en bonne santé» est passée de 47 à 56 ans en Afrique, contre 64 ans de moyenne mondiale, la couverture des services de santé essentiels s’est également améliorée, passant de 24% en 2000 à 46% en 2019.

Selon Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l'Afrique, la volonté de la région africaine d’améliorer la santé et le bien-être de la population explique cette augmentation, «Mais les progrès doivent continuer. Si les pays ne renforcent pas les mesures contre la menace du cancer et d'autres maladies non transmissibles, les avancées en matière de santé pourraient être compromises» a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, si des efforts ont été déployés pour rétablir les services essentiels affectés par la crise sanitaire, la plupart des gouvernements africains financent moins de 50% de leurs budgets de santé, ce qui se traduit par d’importants déficits de financement. 

Seuls l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Botswana, le Cap vert, l’Eswatini, le Gabon et les Seychelles financent plus de 50% de leurs dépenses totales liées à la santé.

 


Brûlée par son mari en raison d’une grossesse non désirée, une Libanaise meurt à l'hôpital

Hana Mohammed Khodor, âgée de 21 ans, est décédée à l'hôpital Al-Salam, dans le nord du Liban, où elle se trouvait depuis onze jours. (Photo fournie)
Hana Mohammed Khodor, âgée de 21 ans, est décédée à l'hôpital Al-Salam, dans le nord du Liban, où elle se trouvait depuis onze jours. (Photo fournie)
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  • Hana Mohammed Khodor, âgée de 21 ans, a passé onze jours en soins intensifs pour des brûlures sur tout le corps
  • Son mari a été arrêté alors qu'il prévoyait de fuir à l’étranger

DUBAÏ: Une femme libanaise enceinte qui avait été violemment battue et brûlée par son mari parce qu'elle ne voulait pas avorter est décédée à l'hôpital mercredi.

Hana Mohammed Khodor, âgée de 21 ans, a perdu sa lutte pour la vie à l'hôpital Al-Salam, dans le nord du Liban, où elle se trouvait depuis onze jours.

Un médecin de l'hôpital a déclaré mardi que Hana avait été admise à l’hôpital le 6 août, et qu’elle recevait un traitement pour des brûlures sur tout le corps.

Il a ajouté que l’enfant qu’elle portait était mort et qu’il a dû être retiré par intervention chirurgicale. Il a décrit les chances de survie de Hana comme «très faibles».

Un ami de la famille, Abdel Rahman Haddad, a affirmé à Arab News que Hana était décédée mercredi. Un responsable de l'hôpital a confirmé la nouvelle et a déclaré que son corps avait déjà été réclamé par sa famille.

Selon les médias locaux, le mari de Hana, identifié uniquement par les initiales A. A., a battu sa femme parce qu'elle refusait d'avorter.

Il aurait déclaré que le couple – d'un milieu pauvre de la ville de Tripoli, dans le nord du pays – n'avait pas les moyens d’élever cet enfant.

S'adressant à Al-Jadeed TV mardi, la tante de Hana a confié: «Quand elle a refusé d'avorter, il l'a ramenée à la maison et l'a brûlée au moyen d’une bonbonne de gaz.»

Abdel Rahman Haddad a indiqué que A. A. avait été arrêté par les Forces de sécurité intérieure libanaises alors qu'il prévoyait de fuir le pays.

Avant son décès, la famille de Hana avait lancé plusieurs appels à un soutien financier pour l'aider à payer le traitement hospitalier, qui comprenait de multiples opérations et des transfusions sanguines.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com