Évasions pour l'Aïd: Un guide des destinations de vacances relaxantes dans le Royaume

L'Arabie saoudite offre un large éventail d'options pour une pause à l'occasion de l'Aïd al-Fitr, depuis les stations balnéaires de luxe jusqu'aux escapades durables dans le désert. (Photo fournie)
L'Arabie saoudite offre un large éventail d'options pour une pause à l'occasion de l'Aïd al-Fitr, depuis les stations balnéaires de luxe jusqu'aux escapades durables dans le désert. (Photo fournie)
L'Arabie saoudite offre un large éventail d'options pour une pause à l'occasion de l'Aïd al-Fitr, depuis les stations balnéaires de luxe jusqu'aux escapades durables dans le désert. (Photo fournie)
L'Arabie saoudite offre un large éventail d'options pour une pause à l'occasion de l'Aïd al-Fitr, depuis les stations balnéaires de luxe jusqu'aux escapades durables dans le désert. (Photo fournie)
L'Arabie saoudite offre un large éventail d'options pour une pause à l'occasion de l'Aïd al-Fitr, depuis les stations balnéaires de luxe jusqu'aux escapades durables dans le désert. (Photo fournie)
L'Arabie saoudite offre un large éventail d'options pour une pause à l'occasion de l'Aïd al-Fitr, depuis les stations balnéaires de luxe jusqu'aux escapades durables dans le désert. (Photo fournie)
L'Arabie saoudite offre un large éventail d'options pour une pause à l'occasion de l'Aïd al-Fitr, depuis les stations balnéaires de luxe jusqu'aux escapades durables dans le désert. (Photo fournie)
L'Arabie saoudite offre un large éventail d'options pour une pause à l'occasion de l'Aïd al-Fitr, depuis les stations balnéaires de luxe jusqu'aux escapades durables dans le désert. (Photo fournie)
L'Arabie saoudite offre un large éventail d'options pour une pause à l'occasion de l'Aïd al-Fitr, depuis les stations balnéaires de luxe jusqu'aux escapades durables dans le désert. (Photo fournie)
L'Arabie saoudite offre un large éventail d'options pour une pause à l'occasion de l'Aïd al-Fitr, depuis les stations balnéaires de luxe jusqu'aux escapades durables dans le désert. (Photo fournie)
Short Url
Publié le Vendredi 12 avril 2024

Évasions pour l'Aïd: Un guide des destinations de vacances relaxantes dans le Royaume

  • Les paysages variés de l'Arabie saoudite appellent les aventuriers à explorer ses merveilles naturelles
  • Le projet touristique renommé d'Arabie saoudite, «la Mer Rouge», accueille les visiteurs avec l'inauguration du complexe hôtelier The St. Regis Red Sea Resort

DJEDDAH : Après un mois de dévotion, nombreux sont ceux qui cherchent détente et divertissement pendant les vacances de l'Aïd al-Fitr. Pour ceux qui sont en quête d’une destination paisible et ressourçante, l'Arabie saoudite propose une variété d'options. Des complexes hôteliers de luxe aux retraites durables dans le désert, le Royaume offre une diversité de choix pour satisfaire toutes les préférences. 

Voici une liste sélectionnée de destinations pour une escapade de l'Aïd inoubliable. 

 

Le complexe hôtelier St. Regis Red Sea 

«La Mer Rouge», le célèbre projet touristique d'Arabie saoudite, ouvre ses portes aux visiteurs avec l'inauguration du complexe hôtelier St. Regis Red Sea. Situé sur les îles Ummahat dans le lagon d'Al-Wajh, ce luxueux complexe comprend 90 villas en bord de mer et sur l'eau, chacune dotée de piscines privées et de vues époustouflantes. Conçu par l'architecte Kengo Kuma, l'esthétique du complexe reflète la splendeur des récifs coralliens et des dunes environnantes. Les clients peuvent savourer des repas en plein air dans cinq restaurants en bord de mer et déguster une cuisine d'inspiration japonaise au Gishiki 45 et au Tilina. Le complexe dispose également d’un spa, d’une salle de sport et d’une piscine extérieure, tous alimentés par des énergies renouvelables. Les tarifs commencent à 1 866 dollars (1 dollar = 0,94 euro) par nuit. 

Six Senses Southern Dunes 

Niché au cœur des dunes ondoyantes et des montagnes du Hijaz, le Six Senses Southern Dunes offre une retraite unique. Avec ses chambres, ses suites et ses villas conçues sous des toits en forme de tente, le complexe marie le luxe moderne au charme traditionnel. Les clients peuvent profiter d'un hébergement spacieux doté de terrasses extérieures et de piscines privées. Le spa du complexe s'étend sur près de 372 mètres carrés et propose toute une gamme de soins relaxants. Les activités proposées incluent des cours de cuisine, des excursions de pêche, tandis que les options de restauration raviront tous les palais. Les tarifs débutent à partir de 4 380 riyals saoudiens (1 riyal = 0,25 euro) pour une chambre Wadi King, avec un engagement envers la durabilité. 

AlUla : Un havre d'histoire et de beauté naturelle 

Située dans le nord-ouest de l'Arabie saoudite, AlUla est réputée pour sa richesse historique, ses paysages époustouflants et ses trésors archéologiques. Abritant des sites classés au patrimoine mondial de l'Unesco comme les tombes nabatéennes à Hegra et l'art rupestre ancien, AlUla offre aux visiteurs un véritable voyage dans le temps à la découverte des civilisations anciennes. La région connaît un développement soutenu pour améliorer son infrastructure touristique tout en préservant son patrimoine culturel et sa nature intacte. 

Voici quelques-unes des meilleures options d’hébergements à AlUla pour une expérience d'évasion d'Aïd inoubliable: 

Habitas AlUla : Un éco-resort en plein désert offrant des hébergements de luxe au cœur des canyons du désert de la vallée d'Ashar. Avec ses 96 villas intégrées harmonieusement dans le paysage environnant, Habitas AlUla offre à ses clients une expérience unique. Ils peuvent profiter d'une gamme d'installations comprenant des centres de bien-être, des options de restauration et une grande piscine à débordement. 

Caravan by Habitas AlUla : Caravan propose une expérience de camping de luxe unique au cœur de la pittoresque vallée d'Ashar. Avec ses remorques Airstream exclusives, offrant soit une vue sur une oasis soit une vue montagneuse, chaque unité de luxe propose une vue panoramique à couper le souffle. Les 22 remorques sont équipées de climatisation, de Wi-Fi, d’un lit queen-size (ou de deux lits simples), d’un salon intérieur, d’une kitchenette et d'une salle de bains privée (douche et baignoire). Les prix varient entre 1 500 et 2 500 riyals saoudiens la nuit. 

Ashar Tented Resort : Niché au cœur des vastes dunes désertiques et des formations rocheuses escarpées de la vallée d'Ashar, ce camping de luxe offre une immersion totale dans le paysage spectaculaire d'AlUla. Avec un accès aux installations cinq étoiles de l'hôtel voisin Banyan Tree, les clients peuvent profiter d'un séjour confortable et mémorable. 

Banyan Tree AlUla : Offrant des vues à couper le souffle sur la vallée d'Ashar, le Banyan Tree AlUla dispose de 47 villas tentes, élégantes et ornées de détails authentiquement inspirés de l'Arabie. Engagé envers la durabilité et le bien-être, le complexe encourage la conservation de l'environnement et la préservation culturelle. 

Que vous soyez à la recherche du luxe, de la tranquillité ou de l'immersion culturelle, AlUla propose une gamme d'expériences adaptées à chaque préférence de voyageur. 

Explorez la riche histoire de la région, ses paysages à couper le souffle et son hospitalité inégalée pour des vacances de l'Aïd inoubliables: www.experiencealula.com

Aventures et tourisme 

Nombreux sont ceux qui recherchent l’escapade parfaite pour se détendre et se connecter à la nature. En Arabie saoudite, les amateurs d'aventure ont l’embarras du choix grâce aux terrains variés qui s’étendent à travers le Royaume. Des déserts de sable aux montagnes escarpées et aux vallées luxuriantes, il y a une diversité de paysages à découvrir, adaptés à tous les goûts et préférences. 

Guider les aventuriers à travers le Royaume 

Saudi Trips, une agence de premier plan, spécialiste du voyage d'aventure, propose une gamme de voyages et de randonnées à travers le Royaume. Fondée par Ibrahim Saad, l'agence vise à offrir aux visiteurs la meilleure expérience de l'Aïd, adaptée à leurs préférences et à leur budget. 

Saad met en avant certains des meilleurs endroits pour camper et faire de la randonnée, notamment la région emblématique d'AlUla, la mystérieuse Dark Cave à Tabouk et le pittoresque Wadi al-Disah à Jazan. 

«À mon avis, les meilleures destinations pendant les vacances de l'Aïd sont les zones sablonneuses, les grottes et les vallées», a déclaré Saad à Arab News. «Les activités varient en fonction du terrain, y compris la marche sur le sable, l'escalade en montagne et la descente.» 

D'autres destinations notables mentionnées par Saad incluent la vallée de Lajab, le sentier des caravanes le long des montagnes de Tuwaiq, Thumama et le mont Qarah dans la province orientale.  

Une évasion enchantée 

Pour ceux qui sont en quête d’une expérience unique, Ahway, un projet touristique saoudien, propose des caravanes bien équipées dans des endroits pittoresques. Fondé par Saeed Azhar, Ahway a pour objectif de promouvoir le tourisme local tout en offrant aux visiteurs la possibilité de se déconnecter de la vie urbaine et de se plonger dans la nature. Partant de Taïf, le projet envisage de s'étendre à d'autres régions telles qu'AlUla et Tabouk, offrant ainsi aux voyageurs la possibilité d'explorer les paysages magnifiques de l'Arabie saoudite. 

Des paysages variés 

Les paysages variés de l'Arabie saoudite offrent un attrait particulier pendant l'Aïd, comme l'a partagé Khalid al-Rabiah, PDG de l'agence d'aventures Ghamra, avec Arab News. 

«Étant donné sa proximité avec une grande ville comme Riyad, les zones environnantes, telles que le parc national de Thadiq et les dunes ainsi que les vallées du village de Rughabah, sont des destinations prisées pour l'évasion de l'Aïd, en raison de leur nature unique et de la présence de sentiers de randonnée et de crêtes montagneuses s'étendant sur plus de 70 kilomètres», a-t-il expliqué. 

«Il existe également une tendance croissante au camping dans les environnements naturels uniques de Hail et Tabouk, connus pour leurs montagnes particulières aux formes étranges et aux sables dorés», a-t-il ajouté. 

Ali al-Abdali, guide touristique à Jazan, décrit la région comme un véritable paradis pour les amateurs de randonnée et de nature sauvage, non seulement pendant les vacances de l'Aïd mais tout au long de l'année. 

«De magnifiques plages le long de la mer Rouge aux montagnes escarpées comme Al-Ardah et Al-Rayth, Jazan offre des paysages variés pour les activités de plein air», a-t-il souligné. 

À l'approche de l'Aïd, les attractions naturelles de l'Arabie saoudite incitent les aventuriers, locaux ou internationaux, à explorer et à créer des souvenirs inoubliables au milieu de paysages imprenables. 


Le décès de Loana pourrait être dû à une chute, selon le parquet

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
Short Url
  • Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies
  • "A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur

NICE: Le décès de Loana, première vedette de la télé-réalité en France, retrouvée morte mercredi à son domicile à Nice, pourrait être dû à une chute, sans intervention d'un tiers, a annoncé jeudi le procureur de Nice, Damien Martinelli.

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours.

La porte de l'appartement étant fermée à clé de l'intérieur, les pompiers sont entrés par une fenêtre. Loana était "manifestement décédée depuis plusieurs jours", et son chien a également été retrouvé mort, selon le communiqué du procureur.

Une plaie à l'arrière du crâne et des ecchymoses dans la région lombaire laissent envisager que le décès puisse être lié à une chute en arrière.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies.

"A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur.

La France avait découvert Loana Petrucciani (de son nom complet) en avril 2001 lorsqu'elle a vécu avec d'autres anonymes dix semaines durant 24 heures sur 24 sous l'oeil des caméras de M6.

Le succès du "Loft" a été immédiat et phénoménal et l'émission, considérée comme culte, a inspiré une série pour la plateforme de streaming d'Amazon, Prime Video, en 2024.

Mais Loana a quitté peu à peu le monde du show business et entamé un long déclin personnel, entre violences subies, problèmes de santé, tentatives de suicide, overdoses et épisodes psychiatriques.

"On peut dire que nous avons vécu un conte de fées. Une vie que jamais nous n'aurions osé imaginer. Un rêve éveillé, intense. Et puis, je t'ai vue tomber, te redresser, te battre, lutter, céder... Tu as tout donné, jusqu'au bout", a témoigné sur Instagram le chroniqueur Steevy Boulay, autre "lofteur" de la première édition.

 

 


A Tyr, dans le sud du Liban, des joyaux de l'antiquité sous les bombes israéliennes

Fumée s’élevant après une frappe aérienne israélienne, en arrière-plan du site archéologique des ruines de l’ancien port phénicien à Tyr, dans le sud du Liban, le 23 mars 2026. Au site d’Al-Bass, seul un symbole de l’UNESCO rappelle la protection des vestiges antiques, désormais menacés par les frappes. (AFP)
Fumée s’élevant après une frappe aérienne israélienne, en arrière-plan du site archéologique des ruines de l’ancien port phénicien à Tyr, dans le sud du Liban, le 23 mars 2026. Au site d’Al-Bass, seul un symbole de l’UNESCO rappelle la protection des vestiges antiques, désormais menacés par les frappes. (AFP)
Short Url
  • Le site antique de Tyr, classé à l’UNESCO, est protégé symboliquement par l’initiative « Boucliers bleus », mais reste exposé aux frappes israéliennes dans le contexte du conflit avec le Hezbollah
  • Les attaques ont déjà causé des victimes civiles à proximité des vestiges, suscitant des inquiétudes sur la protection du patrimoine archéologique du sud du Liban en pleine guerre

TYR: Le "bouclier" pourra-t-il arrêter la foudre? Sur le site archéologique d'Al-Bass, dans le sud du Liban, aucune présence militaire mais un panneau symbolique de l'Unesco flanqué d'un écusson bleu et blanc, unique rempart pour protéger les ruines antiques des bombes israéliennes.

Située à une vingtaine de km de la frontière avec Israël, Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, a été la cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah le 2 mars.

L'initiative "Boucliers bleus", lancée par un comité lié à l'Unesco, concerne une trentaine de sites au Liban, dont celui de Tyr. C'est d'abord un message adressé à l'armée israélienne: la convention de la Haye de 1954 oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé.

Le 6 mars, une frappe israélienne s'est abattue à quelques mètres des poteries anciennes. Huit personnes, une famille entière, ont été tuées, selon les autorités. Leur maison, pulvérisée par l'explosion, n'est plus qu'un amas de gravats, à côté d'une voiture calcinée. 

--
Un emblème de protection renforcée, symbole du droit international humanitaire, est affiché sur le site de l’hippodrome romain à Tyr, le 23 mars 2026. À Al-Bass, aucun dispositif militaire, seulement un signe censé protéger les ruines antiques, désormais touchées par les frappes. (AFP)

"C'était nos voisins, ils vivaient ici depuis des décennies (...) Ils pensaient que la proximité du site les protégerait parce qu'il est classé au patrimoine mondial de l'Unesco, qu'il ne serait pas touché", raconte Nader Saqlaoui, directeur des fouilles archéologiques dans le sud, rattaché au ministère de la Culture.

Détail macabre, l'équipe venue inspecter d'éventuels dégâts sur les monuments a, dit-il, "découvert des restes humains sur le toit du musée" encore en construction.

Celui-ci a subi quelques dommages, ses vitres ont volé en éclats, mais l'explosion n'a pas atteint la nécropole des IIe et IIIe siècles, ni l'arc de triomphe monumental, les aqueducs ou encore l'hippodrome qui s'élèvent sur le site, témoins d'une époque romaine prospère.

Beaucoup d'habitants de la ville ont fui, à la suite d'un appel à évacuer d'Israël, mais quelques milliers sont restés, avec des combattants du Hezbollah pro-iranien - et les précieux vestiges.

Durant l'Antiquité, la ville fut un important port phénicien, avant d'être conquise par Alexandre le Grand, puis l'Empire romain.

Le ministre de la Culture Ghassan Salamé a dénoncé une "agression" d'Israël.

"Il n'existe aucune présence militaire ou sécuritaire sur ces sites (archéologiques, NDLR) et un tel argument ne peut être utilisé pour les bombarder ou y porter atteinte", a-t-il fustigé dans un communiqué.

Interrogée par l'AFP, l'armée israélienne, qui dit viser le Hezbollah, n'a pas commenté dans un premier temps.

- Transport risqué -

Les archéologues doivent encore examiner les vieilles pierres pour détecter d'éventuelles fissures ou altérations qui pourraient avoir été provoquées par l'onde de choc.

"Le Liban est plein de richesses archéologiques (...) et les dépôts de Beyrouth n'ont pas la capacité d'accueillir tous ces objets" menacés, raconte David Sassine, expert de l'Alliance internationale pour la protection du patrimoine (Aliph), une fondation qui aide le gouvernement à aménager des lieux sécurisés pour les objets de valeur.

Le dilemme est double: rien ne garantit qu'ils seront davantage en sécurité dans la capitale, elle-même bombardée régulièrement par Israël, et le transport des objets depuis le sud du pays, même sous escorte militaire, "reste risqué", dit-il. 

--
Caisses remplies de fragments de poteries antiques après une frappe israélienne près de l’hippodrome romain à Tyr, au sud du Liban, le 23 mars 2026. À Al-Bass, un simple emblème de protection marque un site archéologique désormais touché par les frappes. (AFP)

Lors du précédent conflit de 2023-2024, des pièces d'or, des amphores plurimillénaires et des sarcophages de grande valeur avaient ainsi été transférés à Beyrouth - où ils se trouvent encore.

Les environs immédiats de Tyr avaient déjà été touchés. Et la citadelle de Chamaa, une forteresse médiévale de la zone frontalière, a été à moitié détruite par l'armée israélienne.

Le directeur des fouilles ne se fait pas beaucoup d'illusion.

"Les Israéliens savent tout, même la pointure de vos chaussures (...) Ils savaient très bien où se trouvait le site", assure M. Saqlaoui. "Nous avons vécu au moins six guerres avec Israël (...) ça ne les a pas empêché d'attaquer des sites archéologiques". 

Mustafa Najdi, employé comme gardien, était présent à Al-Bass le jour du bombardement: "j'ai entendu un choc très violent et j'ai pris la fuite avant de prévenir les responsables", dit-il.

"Personne ne s'intéresse à nous", dénonce le trentenaire à la barbe épaisse, appelant "tous ceux qui le peuvent à faire pression pour mettre fin à cette barbarie".

"Cette civilisation représente l'histoire et elle nous représente tous, Libanais comme non Libanais".


Leïla Slimani ausculte son rapport à la langue arabe avec son nouveau livre

L’écrivaine et journaliste franco-marocaine Leïla Slimani, lors d’une séance photo à Paris, le 17 mars 2026. (AFP)
L’écrivaine et journaliste franco-marocaine Leïla Slimani, lors d’une séance photo à Paris, le 17 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • Leïla Slimani évoque une relation complexe à l’arabe, dont l’enseignement rigide et dévalorisé dans le système scolaire français a accentué son éloignement et son sentiment d’étrangeté culturelle
  • Aujourd’hui, elle adopte une vision plus apaisée et transmet une relation libérée à la langue à ses enfants, affirmant que l’identité et les liens linguistiques peuvent toujours se reconstruire

PARIS: Dans "Assaut contre la frontière", publié jeudi en France, Leïla Slimani interroge son rapport à la langue arabe, qu'elle déplore de ne pas parler, au point d'en "avoir honte" en tant que Franco-Marocaine "aux identités boiteuses".

L'autrice de 44 ans, prix Goncourt (le plus prestigieux en France) en 2016 pour "Chanson douce", explique dans un entretien à l'AFP avoir commencé à parler l'arabe dialectal, la darija, "toute petite avec (sa) grand-mère, (sa) nounou, dans la rue" au Maroc, mais pas avec ses parents, des bourgeois francophiles.

"Ils ne me parlaient qu'en français. Et je les entendais peu discuter en arabe", affirme cette mère de deux enfants qui vit désormais à Lisbonne, où elle s'est mise au portugais.

Elle découvre l'arabe classique en cours préparatoire, car "c'était obligatoire", et poursuit jusqu'en terminale. Mais l'enseignement ne lui plaît pas: "On y allait un peu à reculons" et "j'avais l'impression d'une sorte de langue qui était étrangère".

Et puis, à l'époque, "c'était très dévalorisé: à l'école française, les gens se moquaient des profs d'arabe", se remémore-t-elle. "Il y avait quelque chose de vraiment méchant, de condescendant à leur égard. Ils étaient beaucoup moins bien payés. Et donc, nous, les élèves, on les prenait moins au sérieux."

En arrivant à Paris, où elle est élève en classe préparatoire littéraire puis à Sciences Po, elle est "obligée d'expliquer à des Français pourquoi (elle) ne parle pas l'arabe", ce qu'elle vit comme une "humiliation".

"Parfois, je mens en leur disant que je parle très bien et ça me met dans des situations très inconfortables, parce qu'on commence à me demander de traduire des trucs, ce dont je suis incapable", raconte-t-elle.

- "Mal à l'aise" -

En même temps, "je me rends compte que les gens en France ont une vision très parcellaire, très caricaturale, à la fois de mon pays, de ces questions linguistiques, et je me sens très mal à l'aise vis-à-vis de ça", ajoute-t-elle.

C'est alors que la question de la langue se mêle à celle de son identité arabe, que jusqu'à présent elle ne s'était pas posée, car ses parents en "avaient une vision extrêmement ouverte, extrêmement plastique".

"Quand j'arrive en France, je me retrouve dans une identité qui vient beaucoup plus des autres que de moi-même", analyse la romancière. "Ça m'amène à beaucoup de contradictions, de chagrins aussi parfois et un sentiment de solitude."

Pour en sortir, elle se met à écrire car cela lui permet "de se détacher d'une identité qui (lui) serait assignée par les autres".

L'autrice de la trilogie "Le pays des autres" va plus loin: "Quand on écrit, on peut ajouter de la nuance, de la fêlure. Moi, mes identités, elles sont boiteuses, imparfaites, infirmes, pleines de maladresse."

D'ailleurs, poursuit-elle, "je pense que beaucoup de gens, en France ou ailleurs, sont très insatisfaits de la manière dont on veut nous vendre l'identité: comme une sorte de fierté, de bandoulière héroïque qu'il faudrait qu'on porte en étendard, qu'il faudrait mériter, prouver constamment".

Aujourd'hui, son rapport à l'arabe est "apaisé": il lui arrive toujours d'avoir "honte" de ne pas le parler mais, avec ce livre édité par Gallimard, elle veut dire à ceux qui seraient dans sa situation que "rien n'est jamais perdu".

La preuve: ses enfants apprennent l'arabe, "avec un grand plaisir, en étant détachés de toutes ces pressions, de toutes ces connotations".