Israël et ses alliés ont «déjoué» l'attaque iranienne

Une photo fournie par le bureau de presse de l'armée iranienne le 19 janvier 2024 montre le lancement d'un missile lors d'un exercice militaire dans un lieu tenu secret dans le sud de l'Iran. (AFP)
Une photo fournie par le bureau de presse de l'armée iranienne le 19 janvier 2024 montre le lancement d'un missile lors d'un exercice militaire dans un lieu tenu secret dans le sud de l'Iran. (AFP)
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Publié le Dimanche 14 avril 2024

Israël et ses alliés ont «déjoué» l'attaque iranienne

  • Aucun drone ni missile "n'a pénétré le territoire d'Israël" tandis que seuls quelques missiles balistiques "sont entrés et ont touché légèrement la base de Nevatim:
  • 300 projectiles ont été lancés au cours de l'attaque, dont 170 drones interceptés sans atteindre Israël

JERUSALEM: Israël et des pays alliés ont "déjoué" l'attaque iranienne contre son territoire en interceptant "99% des tirs", a déclaré dimanche le porte-parole de l'armée israélienne.

"L'attaque iranienne a été déjouée (...). Nous avons intercepté 99% des tirs vers Israël", a déclaré le contre-amiral Daniel Hagari dans une allocution télévisée, après une attaque massive menée par l'Iran au cours de laquelle ce dernier a lancé "plus de 300 drones et missiles" vers Israël.

Aucun drone ni missile "n'a pénétré le territoire d'Israël" tandis que seuls quelques missiles balistiques "sont entrés et ont touché légèrement la base de Nevatim", a-t-il poursuivi. "La base est toujours en activité et les pistes sont utilisées pour des atterrissages et des décollages."

Iran/Israël: d'alliés à ennemis jurés

Allié d'Israël sous le régime du chah, l'Iran, qui a lancé samedi une attaque de drones contre Israël, a basculé après la révolution islamique de 1979 dans le camp de ses ennemis jurés.

De l'entente à la rupture

Deux ans après la création d'Israël, l'Iran est, en 1950, le deuxième pays musulman, après la Turquie, à reconnaître le nouvel Etat. L'Iran abrite alors la plus forte communauté juive du Moyen-Orient.

Israël dispose en Iran d'une importante mission diplomatique et importe de ce pays 40% de ses besoins en pétrole en échange d'armes, de technologies et de produits agricoles.

La redoutable Savak, la police politique iranienne, est créée en 1957 avec l'aide de la CIA américaine puis du Mossad israélien.

En 1979, avec l'instauration de la République islamique, l'Iran cesse toute relation officielle avec Israël, qu'il ne reconnaît plus. Mais des liens commerciaux informels sont maintenus.

En 1980, le Jihad islamique, d'inspiration iranienne, devient la première organisation palestinienne islamiste à prendre les armes contre Israël.

Mais pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988), Israël livre des missiles à Téhéran. La transaction est révélée dans le cadre de l'affaire des ventes d'armes américaines à l'Iran (Irangate), visant à obtenir la libération d'otages américains détenus au Liban.

Le Hezbollah, bras armé de l'Iran

En 1982, Israël envahit le Liban pour faire cesser les attaques palestiniennes. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, aident à la création du Hezbollah, mouvement chiite qui s'implante dans le sud du Liban et mène une lutte armée contre Israël.

L'Iran et le Hezbollah sont accusés par Israël d'implication dans plusieurs attentats contre des intérêts israéliens ou juifs à l'étranger.

L'Iran s'arme, Israël s'alarme 

En 1998, l'Iran affirme avoir testé pour la première fois le missile sol-sol Chahab-3, d'une portée de 1.300 km, capable d'atteindre Israël.

Avec l'élection en 2005 du Mahmoud Ahmadinejad, les tensions montent de plusieurs crans, le président ultraconservateur prédisant à de nombreuses reprises la disparition d'Israël et qualifiant l'Holocauste de "mythe".

Cette même année, l'Iran reprend ses activités d'enrichissement d'uranium à Ispahan (centre).

En juillet 2015, l'Iran conclut avec des grandes puissances internationales un accord encadrant son programme nucléaire. "Israël n'est pas lié par cet accord (...) car l'Iran continue à vouloir notre destruction", prévient le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Israël apporte son soutien aux Etats-Unis lorsqu'ils annoncent, en mai 2018, se retirer de l'accord.

La Syrie, théâtre d'affrontements 

A partir de 2013, alors que la Syrie est en guerre, Israël voit d'un mauvais oeil l'intervention militaire du Hezbollah et de son parrain iranien, en soutien au régime de Bachar al-Assad.

Israël mène des centaines de frappes chez son voisin, ciblant les troupes gouvernementales, les forces iraniennes et les combattants du Hezbollah.

Selon lui, 300 projectiles ont été lancés au cours de l'attaque, dont 170 drones interceptés sans atteindre Israël. "C'est là que le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a fait un énorme effort", a-t-il commenté.

"Sur les 30 missiles de croisière iraniens lancés, aucun n'est entré dans l'espace aérien israélien", a ajouté l'amiral Hagari, "25 d'entre eux ont été mis à terre par des actions israéliennes, en dehors de l'espace aérien."

L'amiral Hagari a précisé que "110 missiles balistiques avaient été lancés", dont "quelques uns seulement sont tombés sur le territoire israélien", notamment sur la base aérienne de Nevatim.

"Avec les Etats-Unis et d'autres partenaires, nous avons réussi à défendre le territoire de l'Etat d'Israël", a abondé le ministre de la Défense israélien, Yoav Gallant, "très peu de dégâts ont été causés, c'est le résultat des opérations remarquables des forces de défense israéliennes."

Après avoir rencontré des responsables de la défense israélienne, le ministre a souligné que "la campagne n'est pas encore terminée."

Le «Dôme de fer», principal bouclier d'Israël contre missiles et roquettes

Le système de défense aérienne israélien "Dôme de fer" a intercepté des milliers de roquettes depuis sa mise en service en 2011, offrant une protection essentielle en période de conflit.

Il a été largement utilisé pour protéger les sites militaires et civils des tirs fréquents de roquettes en provenance de Gaza et du Liban dans le cadre de la guerre actuelle entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas.

Israël a d'abord développé seul le "Dôme de fer" après la guerre du Liban de 2006, avant d'être rejoint par les Etats-Unis, qui ont apporté leur savoir-faire en matière de défense et des milliards de dollars de soutien financier.

Le système a un taux d'interception d'environ 90%, selon l'entreprise militaire israélienne Rafael, qui a participé à sa conception.

Voici comment il fonctionne:

Un système en trois parties

"Le Dôme de fer" est l'un des éléments du système israélien de défense antimissile à plusieurs niveaux. Il est conçu pour abattre des roquettes d'une portée allant jusqu'à 70 kilomètres.

Chaque batterie de ce "Dôme de fer" se compose de trois parties principales: un système de détection radar, un ordinateur qui calcule la trajectoire de la roquette entrante et un lanceur qui tire des intercepteurs si la roquette est susceptible de toucher une zone bâtie ou stratégique.

Il s'accompagne d'autres systèmes de défense antimissile tels que le système Arrow, destiné à contrer les missiles balistiques, et le système David's Sling, dont l'objectif est de contrer les attaques de roquettes ou de missiles à moyenne portée.

Quel est le coût de ce système ?

Chaque intercepteur du Dôme de fer coûte entre 40 000 et 50 000 dollars (37.500 à 46.900 euros) à produire, selon le Centre d'études stratégiques et internationales, basé à Washington.

Ce dernier estime qu'un système complet, comprenant le radar, l'ordinateur et trois ou quatre lanceurs - chacun contenant jusqu'à 20 intercepteurs - coûte environ 100 millions de dollars à produire.

Israël dispose de 10 systèmes de ce type, selon le groupe américain d'aéronautique et de défense RTX (ex-Raytheon), qui participe à la construction du "Dôme de fer". Selon d'autres estimations, ce chiffre est légèrement plus élevé.

Soutien des Etats-Unis 

Le "Dôme de fer" est l'un des piliers stratégiques de l'alliance américano-israélienne, qui a été suivie par les administrations démocrates et républicaines successives.

En août 2019, l'armée américaine a signé un contrat pour l'achat de deux batteries de "Dôme de fer" afin de renforcer ses propres capacités de défense contre les missiles à courte portée.


Syrie: écoles et administrations fermées à Alep, accrochages intermittents

L'agence officielle Sana a fait état de bombardements à partir des quartiers kurdes sur des zones tenues par les forces gouvernementales mercredi matin, ajoutant que ces dernières avaient riposté. (AFP)
L'agence officielle Sana a fait état de bombardements à partir des quartiers kurdes sur des zones tenues par les forces gouvernementales mercredi matin, ajoutant que ces dernières avaient riposté. (AFP)
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  • Les affrontements de mardi sont les plus violents entre les deux parties, qui ont échoué jusqu'à présent à appliquer un accord signé en mars et prévoyant l'intégration des institutions de l'administration autonome kurdes au sein du nouvel Etat syrien
  • L'agence officielle Sana a fait état de bombardements à partir des quartiers kurdes sur des zones tenues par les forces gouvernementales mercredi matin, ajoutant que ces dernières avaient riposté

DAMAS: Les écoles, les administrations et l'aéroport sont restés fermés mercredi à Alep, la grande ville du nord de la Syrie où des accrochages sporadiques opposent les forces gouvernementales et kurdes, au lendemain de violences qui ont fait neuf morts, selon les médias officiels.

Les affrontements de mardi sont les plus violents entre les deux parties, qui ont échoué jusqu'à présent à appliquer un accord signé en mars et prévoyant l'intégration des institutions de l'administration autonome kurdes au sein du nouvel Etat syrien.

"C'était une ville fantôme cette nuit, aucune activité, les magasins fermés, les rues plongées dans le noir en raison des coupures de courant", a raconté à l'AFP Abdel Karim Baqi, un homme de 50 ans qui a fui avec sa femme le quartier kurde d'Achrafieh pour se réfugier chez des proches.

L'agence officielle Sana a fait état de bombardements à partir des quartiers kurdes sur des zones tenues par les forces gouvernementales mercredi matin, ajoutant que ces dernières avaient riposté.

Le représentant de l'autorité autonome kurde à Damas, Abdel Karim Omar, a déclaré à l'AFP que "des efforts sont en cours pour calmer la situation, car l'escalade n'est dans l'intérêt de personne".

Il a ajouté que les deux quartiers kurdes d'Achrafieh et cheikh Maqsoud étaient "encerclés" et démenti tout bombardement depuis ces zones, soulignant qu'elles sont tenues par les forces de sécurité intérieures kurdes (Asayish) "qui ne disposent que d'armes légères".

Face aux violences, les autorités avaient décidé mardi soir de suspendre pour 24 heures tous les vols de l'aéroport de la deuxième ville de Syrie et de fermer mercredi les écoles, universités et services gouvernementaux.

Les affrontements de mardi "nous ont rappelé la guerre. Nous n'avons nulle part où fuir", a déclaré à l'AFP Joud Serjian, une mère de famille de 53 ans habitant le quartier syriaque d'Alep.

Au cours de la guerre civile en Syrie (2011-2024), Alep avait connu des combats entre les rebelles et les forces du président Bachar al-Assad avant qu'il ne reprenne le contrôle de la cité en 2016.

Les affrontements ont éclaté mardi alors que les discussions patinent pour la mise en oeuvre de l'accord signé en mars, qui était censé intégrer avant fin 2025 les Forces démocratiques syriennes (FDS, à majorité kurde) au sein de l'Etat syrien.


Yemen: Turki Al-Malki affirme qu' Aidrous Al-Zubaidi s'est enfuit vers une destination inconnue

La localisation d'Aidarous Al-Zubaidi est inconnue. (FICHIER/AFP)
La localisation d'Aidarous Al-Zubaidi est inconnue. (FICHIER/AFP)
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  • Aidrous Al-Zubaidi ne parvient pas à monter à bord d'un avion à destination de l'Arabie saoudite
  • Le 5 janvier, la présidence du STC a réitéré sa gratitude pour les efforts menés par l'Arabie saoudite dans la préparation d'une conférence globale sur le Sud afin de discuter des moyens de résoudre la question du Sud

RIYAD : Le porte-parole officiel de la Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que le chef du Conseil de transition du Sud (CTS), Aidrous Al-Zubaidi, s'était enfui vers une destination inconnue.

Le général de division Al-Malki a annoncé que le 4 janvier 2026, le commandement des forces conjointes de la coalition a informé Al-Zubaidi qu'il devait se rendre en Arabie saoudite dans les 48 heures pour rencontrer le président du Conseil de direction présidentielle (PLC) de la République du Yémen, Rashad Mohammed Al-Alimi, et le commandement des forces de la coalition afin d'aborder les raisons de l'escalade et des attaques menées par les forces affiliées au CST contre les gouvernorats de Hadhramaut et d'Al-Mahra.

Le 5 janvier, la présidence du STC a réitéré sa gratitude pour les efforts menés par l'Arabie saoudite dans la préparation d'une conférence globale sur le Sud afin de discuter des moyens de résoudre la question du Sud, et a affirmé sa participation active pour garantir le succès de la conférence.

En conséquence, Al-Zubaidi a informé le Royaume de son intention d'être présent le 6 janvier, et la délégation s'est rendue à l'aéroport.

Cependant, le départ du vol IYE 532 de Yemenia Airways, prévu à 22 h 10 et transportant la délégation, a été retardé de plus de trois heures. Le gouvernement légitime et la coalition ont reçu des informations indiquant qu'Al-Zubaidi avait déplacé une importante force armée, comprenant des véhicules blindés, des véhicules de combat, des armes lourdes et légères et des munitions, des camps de Jabal Hadid et Al-Solban vers Al-Dhale' vers minuit.

Par la suite, le vol susmentionné a été autorisé à décoller, transportant un grand nombre de dirigeants du STC, à l'exception du chef du conseil, Aidrous Al-Zubaidi, qui s'était enfui vers une destination inconnue.

Il a quitté les membres et les dirigeants du STC sans donner aucune information sur l'endroit où il se trouvait. Cela s'est produit après qu'il ait distribué des armes et des munitions à des dizaines d'éléments à Aden, dirigés par Mu'min Al-Saqqaf et Mukhtar Al-Nubi, dans le but de créer des troubles à Aden dans les heures à venir.

Cela a incité les Forces du Bouclier national et la coalition à demander au vice-président du Conseil de direction présidentiel, Abdul Rahman Al-Mahrami (Abu Zara'a), d'imposer la sécurité, d'empêcher tout affrontement à Aden, d'épargner aux habitants toute perturbation, de protéger les vies et les biens, et de coopérer avec les Forces du Bouclier national.

Les forces de la coalition ont surveillé les mouvements des unités militaires susmentionnées lorsqu'elles ont quitté les camps et pris position dans un bâtiment situé près du camp d'Al-Zand, dans le gouvernorat d'Al-Dhale'. À 4 heures du matin, les forces de la coalition, en coordination avec les forces gouvernementales légitimes et les Forces du bouclier national, ont lancé des frappes préventives limitées afin de perturber ces forces et de contrecarrer les tentatives d'Al-Zubaidi d'intensifier le conflit et de l'étendre à Al-Dhale'.

Le commandement des forces conjointes de la coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen affirme qu'il travaille avec le gouvernement yéménite et les autorités locales à Aden pour soutenir et maintenir les efforts de sécurité et faire face à toute force militaire qui prendrait pour cible des villes et des civils. Le commandement exhorte tous les habitants à rester à l'écart des camps d'Aden et d'Al-Dhale', à éviter tout rassemblement de véhicules militaires pour leur propre sécurité et à fournir des informations aux agences de sécurité concernant tout mouvement militaire suspect.


Le ministre israélien des Affaires étrangères au Somaliland, colère de la Somalie

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, est en visite au Somaliland, en Afrique de l'Est. (Fichier/AFP)
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, est en visite au Somaliland, en Afrique de l'Est. (Fichier/AFP)
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  • M. Saar a déclaré avoir eu des discussions « sur l'ensemble des relations » avec le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, dans la capitale Hargeisa
  • Le ministère somalien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que la visite de Saar constituait une « ingérence inacceptable » dans ses affaires intérieures

MOGADISCIO : Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, s'est rendu mardi au Somaliland dans le cadre d'un voyage dénoncé par la Somalie, dix jours après qu'Israël ait officiellement reconnu la république autoproclamée comme un État indépendant et souverain.

Israël est le seul pays à avoir officiellement reconnu la sécession du Somaliland, que la Somalie a qualifiée de « mesure illégale » et a déclaré que la visite de Saar constituait une « grave violation » de sa souveraineté.

Dans une déclaration publiée sur X, M. Saar a déclaré avoir eu des discussions « sur l'ensemble des relations » avec le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, dans la capitale Hargeisa.

« Nous sommes déterminés à faire progresser vigoureusement les relations entre Israël et le Somaliland », a écrit Saar sur X, accompagnant son message de photos de sa rencontre avec le dirigeant du Somaliland au palais présidentiel.

Le 26 décembre, Israël est devenu le premier pays à reconnaître le Somaliland comme "Etat indépendant et souverain" depuis sa sécession en 1991 de la Somalie qui sombrait alors dans le chaos après la chute du régime militaire de l'autocrate Siad Barre.

Si Israël a invoqué le 30 décembre son droit à "entretenir des relations diplomatiques" avec les pays de son choix, sa décision a été critiquée par de nombreux pays d'Afrique et du monde musulman et vue comme une attaque contre la souveraineté somalienne.

Le président de la Somalie, Hassan Sheikh Mohamud a lui affirmé mercredi que le Somaliland avait accepté trois conditions d'Israël: la réinstallation de Palestiniens sur son sol, l'établissement d'une base militaire dans le golfe d'Aden et l'adhésion aux accords d'Abraham, pour normaliser ses relations avec Israël.

Les deux premières allégations ont été qualifiées de "mensongères" jeudi par le ministère des Affaires étrangères du Somaliland, pour qui l'accord entre les deux pays est "purement diplomatique".

La reconnaissance du pays "et l'arrivée d'Israël ne causeront pas de violences, n’apporteront pas de conflits et ne nuiront jamais à quiconque", avait affirmé fin décembre le ministre de la Présidence du Somaliland, Khadar Hussein Abdi.

"Cela ne nuira ni à la Somalie, ni aux Arabes, ni à qui que ce soit", avait-il avancé, ajoutant que la collaboration avec Israël se ferait "dans les domaines de l'amélioration de notre économie, de la production agricole, dans lesquels Israël excelle, et de l’eau".

Des analystes estiment aussi qu'une alliance avec le Somaliland est particulièrement avantageuse pour Israël en raison de sa position stratégique sur le détroit de Bab-el-Mandeb, face aux rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran et qui ont mené de nombreuses attaques contre Israël depuis le début de la guerre à Gaza.