Macron accuse l'Iran d'avoir «  décidé de frapper Israël », provoquant «  une rupture profonde  »

La représentante permanente adjointe de la France auprès des Nations Unies, Nathalie Broadhurst, s'adresse au Conseil de sécurité des Nations Unies lors d'une réunion d'urgence le 14 avril 2024 au siège de l'ONU à New York.  (AFP).
La représentante permanente adjointe de la France auprès des Nations Unies, Nathalie Broadhurst, s'adresse au Conseil de sécurité des Nations Unies lors d'une réunion d'urgence le 14 avril 2024 au siège de l'ONU à New York. (AFP).
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Publié le Lundi 15 avril 2024

Macron accuse l'Iran d'avoir «  décidé de frapper Israël », provoquant «  une rupture profonde  »

  • La France a procédé à "des interceptions" de missiles et drones iraniens visant Israël dans la nuit de samedi à dimanche à la demande de la Jordanie
  • Le ministre français des Affaires étrangères Stéphane Séjourné a annoncé dimanche faire convoquer lundi l'ambassadeur d'Iran en France pour "passer un message de fermeté"

PARIS: La France a procédé à "des interceptions" de missiles et drones iraniens visant Israël dans la nuit de samedi à dimanche à la demande de la Jordanie, a confirmé lundi Emmnuel Macron qui veut "tout faire pour éviter l'embrasement" au Moyen-Orient.

"Nous avons une base aérienne en Jordanie (...) L'espace aérien jordanien était violé par ces tirs. Nous avons fait décoller nos avions et nous avons intercepté ce que nous devions intercepter", a déclaré le président français sur les chaînes BFMTV-RMC. En décidant de "frapper Israël" depuis son sol, l'Iran a provoqué "une rupture profonde", a-t-il également estimé.
 

La France renforce la sécurité devant lieux de culte et écoles juifs

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin a demandé dimanche aux préfets de renforcer la sécurité devant les lieux de culte juifs, ainsi que devant les écoles confessionnelles, au lendemain de l'attaque menée par l'Iran contre Israël et en prévision des fêtes juives de Pessah.

Le ministre demande aux préfets de prévoir une présence "statique et visible" des forces de l'ordre devant les lieux de culte et édifices "les plus sensibles ou emblématiques".

A l'approche de Pessah, la pâque juive (22 au 30 avril), il leur demande de porter "attention" en particulier "sur les offices et rassemblements qui concentrent traditionnellement des publics nombreux".

Le ministre de l'Intérieur demande aussi que soient mises en place, devant les écoles confessionnelles et dès lundi, "des gardes statiques systématiques aux heures d'entrée et sortie des élèves".

Gérald Darmanin appelle aussi à instaurer des "passages réguliers des forces de police et de gendarmerie" devant les "commerces spécialisés".

Cette décision a été prise en raison du "niveau très élevé de la menace terroriste", du "maintien à un haut niveau des actes à caractère antisémite" et de "la persistance des tensions au plan international dont l'attaque de l'Iran sur Israël" dans la nuit de samedi à dimanche, détaille-t-il dans le télégramme.

L'ambassadeur d'Iran en France convoqué

Le ministre français des Affaires étrangères Stéphane Séjourné a annoncé dimanche faire convoquer lundi l'ambassadeur d'Iran en France pour "passer un message de fermeté" après les frappes iraniennes menées dans la nuit de samedi à dimanche contre Israël.

"Demain, j'ai demandé aux services du ministère des Affaires étrangères de convoquer l'ambassadeur d'Iran pour passer" ce "message de fermeté", a déclaré dimanche le ministre sur la télévision publique France 2.

"Il ne faut pas inverser les responsabilités, a-t-il ajouté. "C'est les Iraniens qui ont attaqué Israël. (...) Ca fait maintenant depuis 1979 que l'Iran a mis au cœur de sa diplomatie la haine contre Israël."

Téhéran avait annoncé plus tôt avoir convoqué les ambassadeurs du Royaume-Uni, de France et d'Allemagne pour protester contre "les positions irresponsables de certains responsables de ces pays concernant la réponse de l'Iran à la série d'actions du régime sioniste contre les ressortissants et les intérêts de notre pays", selon un communiqué de Téhéran publié par l'agence officielle Irna.

D'après l'armée israélienne, l'Iran a envoyé dans la nuit de samedi à dimanche "un essaim de 300 drones tueurs, des missiles balistiques et des missiles de croisière".

La France a intercepté plusieurs de ces projectiles afin de protéger les bases françaises dans la région, en Jordanie, aux Emirats arabes unis ou en Irak, a expliqué le ministre.

"Nous avons pris nos responsabilités parce que nous sommes acteurs de la sécurité régionale", a déclaré M. Séjourné.

"L'attaque iranienne ne mettait pas seulement en cause Israël, mais elle portait également atteinte à la sécurité de nos forces et violait l'espace aérien de nos partenaires arabes", a-t-il poursuivi, appelant à "la désescalade" dans la région.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".