Tir mortel sur le film « Rust »: l'armurière fixée sur sa peine lundi

Les avocats d'Alec Baldwin tentent actuellement de faire annuler son procès pénal, en soulevant des nullités.  La semaine dernière, le parquet a réclamé son maintien, dans une réponse détaillée qui charge lourdement l'acteur de 66 ans.  Les procureurs fustigent l'attitude du comédien, qui "hurlait régulièrement" sur tout le monde et voulait finir le film plus vite. (AFP).
Les avocats d'Alec Baldwin tentent actuellement de faire annuler son procès pénal, en soulevant des nullités. La semaine dernière, le parquet a réclamé son maintien, dans une réponse détaillée qui charge lourdement l'acteur de 66 ans. Les procureurs fustigent l'attitude du comédien, qui "hurlait régulièrement" sur tout le monde et voulait finir le film plus vite. (AFP).
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Publié le Lundi 15 avril 2024

Tir mortel sur le film « Rust »: l'armurière fixée sur sa peine lundi

  • Responsable des armes sur le film, Hannah Gutierrez-Reed, a été jugée coupable d'homicide involontaire début mars par un tribunal du Nouveau-Mexique
  • C'est elle qui avait chargé le revolver avec lequel Alec Baldwin répétait en octobre 2021, lorsque le tournage a viré au drame dans un ranch de cette région du sud-ouest des Etats-Unis: une balle réelle avait tué la directrice de la photographie

LOS ANGELES: L'armurière du western "Rust", produit par Alec Baldwin et sur le tournage duquel la directrice de la photographie avait été tuée par un tir, doit être fixée sur sa peine lundi.

Responsable des armes sur le film, Hannah Gutierrez-Reed, a été jugée coupable d'homicide involontaire début mars par un tribunal du Nouveau-Mexique.

C'est elle qui avait chargé le revolver avec lequel Alec Baldwin répétait en octobre 2021, lorsque le tournage a viré au drame dans un ranch de cette région du sud-ouest des Etats-Unis: une balle réelle avait tué la directrice de la photographie Halyna Hutchins et blessé le réalisateur Joel Souza.

Hannah Gutierrez-Reed risque jusqu'à 18 mois d'emprisonnement.

Star et producteur du film, Alec Baldwin est également accusé d'homicide involontaire. Il encourt la même peine, mais doit être jugé séparément en juillet.

Ce fait divers rare avait choqué Hollywood et provoqué des appels à interdire les armes à feu sur les plateaux.

Lors du procès de l'armurière, l'accusation a fustigé son amateurisme et son inexpérience. Sa négligence a engendré des "défaillances de sécurité constantes et sans fin" sur le plateau, selon la procureure Kari Morrissey.

« Roulette russe »

L'armurière "laissait tout le temps des armes sans surveillance", a-t-elle poursuivi, et ne vérifiait pas que les munitions étaient sans danger, au mépris des règles de sécurité de l'industrie cinématographique.

Les balles à blanc utilisées en plateau produisent un cliquetis facilement identifiable par un professionnel lorsqu'il secoue l'arme.

"Si elle ne vérifie pas les munitions factices (...) pour s'assurer qu'il s'agit bien de balles à blanc, (...) c'est un jeu de roulette russe qui s'engage à chaque fois qu'un acteur porte une arme", a tancé Mme Morrissey.

La défense de Mme Gutierrez-Reed l'a présentée comme "bouc émissaire" d'une production qui négligeait la sécurité pour des raisons financières.

La jeune femme n'avait aucun moyen de savoir que des munitions réelles avaient infiltré le plateau et croyait que la production s'était procuré uniquement des balles à blanc, selon son avocat Jason Bowles.

Elle était aussi chargé d'autres tâches, qui l'empêchaient de se concentrer pleinement sur son rôle d'armurière.

"La responsabilité revient à la production, comme dans toute organisation. Cela commence au sommet", a-t-il argué.

Interrompu par la tragédie, le tournage de "Rust" a finalement été complété dans le Montana (nord-ouest), avec le veuf de Halyna Hutchins, Matthew, en tant que producteur exécutif.

Fin 2022, il avait abandonné les poursuites qu'il avait engagées au civil contre Alec Baldwin au terme d'un accord dont le montant n'a pas été divulgué.

« Pression » de Baldwin

Les avocats d'Alec Baldwin tentent actuellement de faire annuler son procès pénal, en soulevant des nullités.

La semaine dernière, le parquet a réclamé son maintien, dans une réponse détaillée qui charge lourdement l'acteur de 66 ans.

Les procureurs fustigent l'attitude du comédien, qui "hurlait régulièrement" sur tout le monde et voulait finir le film plus vite.

"La pression de M. Baldwin à l'encontre de l'équipe sur le plateau de tournage a régulièrement compromis la sécurité", a estimé l'accusation.

L'acteur, qui nie avoir appuyé sur la détente, "a menti éhontément sur son comportement" en plateau, a ajouté le parquet. Dans son premier interrogatoire avec la police, il ne soutient pas explicitement que l'arme s'est déclenchée toute seule: cette thèse n'a été développée que plus tard, lors d'une interview télévisée.

Une expertise du FBI a conclu que le pistolet tenu par l'acteur n'avait pas pu faire feu sans une pression sur la détente. Elle est contestée par sa défense.


L'OMS salue les résultats de sa campagne de «grand rattrapage» de vaccination des enfants

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19. (AFP)
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19. (AFP)
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  • La pandémie de Covid-19 avait fortement fragilisé les systèmes de santé et perturbé les campagnes de vaccination, avec pour conséquence un regain des maladies contagieuses comme la rougeole et la poliomyélite
  • Aussi en 2023, l'OMS, avec l'Unicef et Gavi, organisme international qui aide les pays pauvres à introduire des vaccins, avait lancé une campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants

GENEVE: L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19.

La pandémie de Covid-19 avait fortement fragilisé les systèmes de santé et perturbé les campagnes de vaccination, avec pour conséquence un regain des maladies contagieuses comme la rougeole et la poliomyélite.

Aussi en 2023, l'OMS, avec l'Unicef et Gavi, organisme international qui aide les pays pauvres à introduire des vaccins, avait lancé une campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants.

Cette initiative a pris fin le 31 mars.

Les données finales sont encore en cours de compilation, mais "l'initiative mondiale semble être en bonne voie pour atteindre son objectif qui est de toucher au moins 21 millions d'enfants non vaccinés ou insuffisamment vaccinés", ont indiqué les trois organisations dans un communiqué.

De 2023 à 2025, ce programme a permis de vacciner environ 18,3 millions d’enfants âgés de 1 à 5 ans dans 36 pays, grâce à plus de 100 millions de doses de vaccins essentiels.

Parmi ces enfants, environ 12,3 millions n'avaient jamais été vaccinés et 15 millions n'étaient pas vaccinés contre la rougeole.

Le programme a permis d'administrer 23 millions de doses de vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) à des enfants insuffisamment ou non vaccinés.

"En protégeant les enfants qui n'ont pas pu se faire vacciner en raison des perturbations des services de santé causées par le Covid-19, le programme Grand Rattrapage a contribué à inverser l'une des principales conséquences négatives de la pandémie", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans le communiqué.

Ce "plus vaste effort international jamais entrepris pour vacciner les enfants non vaccinés avec des vaccins essentiels, montre ce qu'il est possible d'accomplir lorsque les gouvernements, les partenaires et les communautés unissent leurs efforts pour protéger les plus vulnérables", a indiqué pour sa part la directrice générale de Gavi, Sania Nishtar, également citée dans le communiqué.

Lors d'un point de presse, le directeur du département Vaccination à l'Unicef, Ephrem Lemango, a appelé à poursuivre les efforts de vaccination de routine, au-delà de l'initiative.

"Le principal enjeu est de mettre en place des systèmes de vaccination capables d'atteindre et de protéger chaque enfant à temps, avant qu'il n'atteigne l'âge limite pour la vaccination. Actuellement, chaque année, 14,3 millions d'enfants ne reçoivent aucun vaccin dans le cadre des programmes de vaccination de routine", a-t-il relevé.

Kate O'Brien, directrice du département vaccins de l'OMS, a elle appelé à lutter contre le scepticisme vis-à-vis de la vaccination, indiquant être très préoccupée par "la politisation croissante des vaccins et de la santé".


Trump dit ne pas vouloir utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran

Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale. (AFP)
Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale. (AFP)
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  • "Non, je ne l'utiliserais pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d'utiliser l'arme nucléaire"
  • "Nous n'en avons pas besoin. Pourquoi poser une question aussi stupide?"

WASHINGTON: Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale.

"Non, je ne l'utiliserais pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d'utiliser l'arme nucléaire", a dit le président américain, à qui une journaliste a demandé s'il envisageait de recourir à la bombe atomique.

"Nous n'en avons pas besoin. Pourquoi poser une question aussi stupide? Pourquoi utiliserais-je l'arme nucléaire alors que nous les avons complètement anéantis, de manière très conventionnelle?" a-t-il déclaré.

 


Le cessez-le-feu entre le Liban et Israël prolongé de trois semaines

L'ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee, l'ambassadeur israélien aux États-Unis Yechiel Leiter, le vice-président américain JD Vance, le secrétaire d'État américain Marco Rubio, l'ambassadeur du Liban aux États-Unis Nada Hamadeh Moawad et l'ambassadeur américain au Liban Michel Issa écoutent le président américain Donald Trump s'exprimer lors d'une réunion avec l'ambassadeur du Liban aux États-Unis et l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, à la Maison Blanche, à Washington, DC, le 23 avril 2026. (AFP)
L'ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee, l'ambassadeur israélien aux États-Unis Yechiel Leiter, le vice-président américain JD Vance, le secrétaire d'État américain Marco Rubio, l'ambassadeur du Liban aux États-Unis Nada Hamadeh Moawad et l'ambassadeur américain au Liban Michel Issa écoutent le président américain Donald Trump s'exprimer lors d'une réunion avec l'ambassadeur du Liban aux États-Unis et l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, à la Maison Blanche, à Washington, DC, le 23 avril 2026. (AFP)
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  • La prolongation du cessez-le-feu fait suite à des frappes israéliennes meurtrières et à la poursuite des affrontements dans le sud du Liban
  • M. Trump a ajouté qu'il se réjouissait d'accueillir prochainement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun

WASHINGTON/BEIRUT/JERUSALEM : Le Liban et Israël ont prolongé leur cessez-le-feu de trois semaines après une réunion de haut niveau à la Maison Blanche, a déclaré jeudi le président américain Donald Trump. M. Trump a accueilli l'ambassadeur d'Israël à Washington, Yechiel Leiter, et l'ambassadrice du Liban aux Etats-Unis, Nada Moawad, dans le bureau ovale pour une deuxième série de discussions facilitées par les Etats-Unis, un jour après que des frappes israéliennes aient tué au moins cinq personnes, dont un journaliste.

"La réunion s'est très bien passée ! Les États-Unis vont travailler avec le Liban pour l'aider à se protéger du Hezbollah", a écrit M. Trump sur Truth Social. Le Hezbollah, le groupe armé allié à l'Iran qui combat Israël, n'était pas présent aux pourparlers. Il affirme avoir "le droit de résister" aux forces d'occupation.

M. Trump a ajouté qu'il se réjouissait d'accueillir prochainement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun.

M. Trump s'est également adressé aux journalistes dans le bureau ovale, aux côtés des participants à la réunion, et a déclaré qu'il espérait que les dirigeants se rencontreraient pendant les trois semaines de cessation des hostilités. Il a ajouté qu'il y avait "une grande chance" que les deux pays parviennent à un accord de paix cette année.

Le vice-président JD Vance, le secrétaire d'État Marco Rubio, l'ambassadeur des États-Unis en Israël Mike Huckabee et l'ambassadeur des États-Unis au Liban Michel Issa ont également participé à la réunion.

Le cessez-le-feu, conclu à l'issue de discussions entre les ambassadeurs des deux pays à Washington la semaine dernière, devait expirer dimanche. Il a permis une réduction significative de la violence, mais les attaques se sont poursuivies dans le sud du Liban, où les troupes israéliennes se sont emparées d'une zone tampon autoproclamée.

Rendre au Liban sa grandeur

L'ambassadeur Moawad, qui avait demandé une prolongation du cessez-le-feu lors de la réunion, a remercié M. Trump d'avoir accueilli les pourparlers. "Je pense qu'avec votre aide et votre soutien, nous pouvons rendre au Liban sa grandeur", a-t-elle déclaré.

Un responsable libanais avait auparavant déclaré que Beyrouth ferait pression pour un retrait israélien, le retour des Libanais détenus en Israël et la délimitation de la frontière terrestre lors d'une prochaine phase de négociations.

Israël a cherché à faire cause commune avec le gouvernement libanais au sujet du Hezbollah, que Beyrouth s'efforce de désarmer pacifiquement depuis un an.

Interrogé sur la manière dont les États-Unis aideraient le Liban à lutter contre le Hezbollah, M. Trump n'a pas donné de détails, mais a déclaré que les États-Unis entretenaient "une excellente relation avec le Liban". M. Trump a déclaré qu'Israël devait être en mesure de se défendre contre les attaques du Hezbollah.

M. Trump a également appelé le Liban à abolir les lois interdisant tout engagement avec Israël. "C'est un crime de parler avec Israël ?", a-t-il répondu lorsqu'on l'a interrogé sur les lois connues sous le nom de lois anti-normalisation, qu'il ne semblait pas connaître. "Je suis certain qu'il y sera mis fin très rapidement. J'y veillerai", a déclaré M. Trump.