L'Inde se prépare à de nouvelles législatives dont Modi est donné vainqueur

Longtemps ostracisé par certains pays occidentaux pour son nationalisme hindou décomplexé, le Premier ministre indien Narendra Modi, favori des législatives qui débutent vendredi, est devenu un acteur incontournable sur la scène internationale. (AFP)
Longtemps ostracisé par certains pays occidentaux pour son nationalisme hindou décomplexé, le Premier ministre indien Narendra Modi, favori des législatives qui débutent vendredi, est devenu un acteur incontournable sur la scène internationale. (AFP)
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Publié le Mardi 16 avril 2024

L'Inde se prépare à de nouvelles législatives dont Modi est donné vainqueur

  • Modi est encore très populaire après deux mandats, au cours desquels l'Inde a accru son influence diplomatique et son poids économique
  • Les analystes politiques l'ont d'ores et déjà donné vainqueur face à une coalition de partis d'opposition qui n'a pas encore nommé son candidat pour le poste de Premier ministre

NEW DELHI: Les élections législatives en Inde débutent vendredi pour une durée de six semaines, la victoire apparemment inéluctable du Premier ministre nationaliste hindou Narendra Modi suscitant des inquiétudes pour l'état de santé de la plus grande démocratie du monde.

M. Modi est encore très populaire après deux mandats, au cours desquels l'Inde a accru son influence diplomatique et son poids économique.

Selon une enquête Pew publiée l'an dernier, il bénéficiait d'une opinion favorable de 80% des Indiens après presque une décennie au pouvoir.

Il a déjà donné au parti nationaliste hindou Bharatiya Janata (BJP) deux victoires écrasantes en 2014 et 2019 en jouant sur la fibre religieuse de l'électorat hindou.

Cette année, il a inauguré dans la ville d'Ayodhya un grand temple dédié à la divinité Ram, bâti sur le site d'une mosquée vieille de plusieurs siècles détruite par des fanatiques hindous.

Cet événement, très attendu par ses militants, a bénéficié d'une ample couverture médiatique et de festivités publiques dans toute l'Inde.

"La nation est en train de créer la genèse d'une histoire nouvelle", a-t-il clamé aux milliers de personnes rassemblées pour la cérémonie, parmi lesquelles des célébrités de Bollywood et des stars du cricket.

Les analystes politiques l'ont d'ores et déjà donné vainqueur face à une coalition de partis d'opposition qui n'a pas encore nommé son candidat pour le poste de Premier ministre.

Plusieurs enquêtes criminelles ouvertes contre ses opposants ont fait réagir le Haut-Commissaire des droits de l'homme de l'ONU, Volker Türk, et des organisations de défense des droits humains, qui estiment que les élections sont biaisées.

"Je n'ai pas besoin que les Nations unies me disent que nos élections doivent être libres et équitables", a rétorqué le ministre des Affaires étrangères S. Jaishankar devant la presse pendant sa campagne ce mois-ci.

"Le peuple indien y veillera", a-t-il ajouté. "Pas d'inquiétude à cet égard."

Narendra Modi, le nationaliste indien devenu très fréquentable

Longtemps ostracisé par certains pays occidentaux pour son nationalisme hindou décomplexé, le Premier ministre indien Narendra Modi, favori des législatives qui débutent vendredi, est devenu un acteur incontournable sur la scène internationale.

Le président russe Vladimir Poutine vante le "partenariat privilégié" entre les deux pays, son homologue américain Joe Biden évoque des "valeurs communes" et l'a convié à s'exprimer devant le Congrès à Washington, et Emmanuel Macron n'est pas en reste.

Le chef d'Etat français l'a ainsi convié comme invité d'honneur du défilé militaire du 14-Juillet à Paris l'an dernier, lui remettant la plus haute distinction nationale pour "l'excellente relation d'amitié et de confiance qui unit la France et l'Inde".

Le dirigeant indien âgé de 73 ans lui a rendu la politesse en le recevant avec faste pour la fête de la Constitution en janvier, quatre mois après avoir accueilli le gotha mondial lors du G20 de New Delhi.

Un parcours aux allures de revanche pour ce fils d'un simple vendeur de thé, qui avait été déclaré persona non grata aux Etats-Unis et au Royaume-Uni après des émeutes interreligieuses sanglantes en 2002 au Gujarat, Etat dont il était alors gouverneur.

Arrivé au pouvoir avec son parti le BJP en 2014, ce tribun charismatique et autoritaire, à la barbe blanche soigneusement taillée, n'a pourtant pas dérivé de sa ligne suprématiste hindoue, la religion majoritaire dans ce pays de 1,4 milliard d'habitants, au détriment notamment de la minorité musulmane.

Mais sa "nouvelle Inde" à l'économie modernisée et numérique est vue comme un contrepoids à la Chine et connaît la croissance la plus soutenue des grandes économies, dépassant l'ancienne puissance coloniale britannique et devenant un client de choix pour les exportations d'armes, de pétrole et d'avions.

«Humbles origines»

Né le 17 septembre 1950 dans le Gujarat, à 900 km au sud-ouest de New Delhi, Narendra Modi est le troisième des six enfants d'un vendeur de thé à la gare de sa localité, Vadnagar.

Des origines modestes dont il joue toujours volontiers, se posant en champion des "petites gens" et privilégiant l'hindi dans ses allocutions officielles, là où ses prédécesseurs préféraient l'anglais.

"Oui, une personne d'origine modeste est devenue Premier ministre", s'était-il félicité lors d'un discours en 2019, affirmant que ses opposants le "détestent à cause de (ses) humbles origines".

Membre très jeune du mouvement nationaliste Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), Narendra Modi se fait rapidement remarquer pour ses qualités d'orateur et son ambition.

Il monte en grade au sein de cette organisation de masse aux méthodes paramilitaires, rejoignant son aile politique, le BJP, jusqu'à devenir le chef de l'exécutif du Gujarat en 2001.

L'année suivante, des émeutes intercommunautaires éclatent dans cet Etat après la mort de dizaines de pèlerins hindous dans un incendie. On décompte au moins 1.000 morts, en majorité des musulmans. M. Modi est accusé d'avoir attisé les troubles et de ne pas avoir mobilisé les forces de l'ordre pour y mettre fin.

Visé par une enquête et finalement blanchi, le dirigeant, entre temps mis au ban par Washington et Londres, devait déclarer à la BBC par la suite que sa seule erreur avait été de ne pas avoir su "gérer les médias".

Puissance majeure 

Son gouvernement est depuis régulièrement accusé par les défenseurs des droits et l'opposition d'instrumentaliser la justice et d'intimider les médias à des fins politiques.

A l'approche du scrutin qui se déroulera jusqu'à début juin, M. Modi a promis de faire de l'Inde une des "trois principales économies du monde" d'ici 2027 et de "lancer un assaut final et décisif contre la pauvreté".

Autre cheval de bataille: l'adoption d'un code civil unique, visant à standardiser les lois sur des sujets comme le mariage, le divorce ou l'héritage pour les diverses religions et croyances.

Présenté comme un gage de modernité et d'égalité des sexes, ce projet est perçu par de nombreuses communautés, en particulier les quelque 210 millions de musulmans, comme une attaque contre leurs règles religieuses et leur identité.

Le dirigeant juge que sa politique permet à l'Inde d'enfin assumer pleinement son statut de puissance majeure, après des siècles d'asservissement aux moghols musulmans puis à l'empire britannique.

En janvier, il avait inauguré un temple hindou à Ayodhya (nord) sur l'emplacement d'une mosquée centenaire, symbole selon lui d'un pays "brisant les chaînes de l'esclavage".

Arrestations et gel des comptes 

Le Congrès, principal parti d'opposition qui a dirigé le pays presque sans interruption pendant des décennies après l'indépendance de l'Inde, n'est plus que l'ombre de lui-même et ne gouverne plus que dans trois des 28 Etats du pays.

Ses dirigeants ont constitué une coalition avec plus d'une vingtaine de partis régionaux pour affronter le BJP et ses rouages électoraux bien huilés et généreusement financés.

Mais le bloc est en proie à des différends sur les accords de partage des sièges, et a subi la défection vers le gouvernement d'un de ses dirigeants.

La coalition accuse le gouvernement de M. Modi d'instrumentaliser la justice pour neutraliser certains dirigeants de l'opposition, visés par des enquêtes criminelles, dont le ministre en chef de Delhi Arvind Kejriwal.

Le leader du Congrès Rahul Gandhi, 53 ans, dont le père, la grand-mère et l'arrière-grand-père ont tous été Premier ministre, a été brièvement écarté du Parlement l'an dernier après avoir été reconnu coupable de diffamation.

Les comptes bancaires de son parti sont gelés depuis février par le fisc indien, à la suite d'un différend sur des déclarations de revenu datant d'il y a cinq ans.

"Nous n'avons pas d'argent pour faire campagne, nous ne pouvons pas soutenir nos candidats", a prévenu Rahul Gandhi en mars. "Notre faculté de livrer la bataille électorale a été endommagée."

«Mépris de toute dissidence»

Rahul Gandhi blâme le gouvernement pour le recul démocratique et le nationalisme hindou qui inquiète la minorité musulmane du pays, forte de 220 millions de personnes dans ce pays de plus de 1,4 milliard d'habitants.

Sous les mandats de M. Modi, l'Inde est devenue la cinquième économie mondiale devant le Royaume-Uni, l'ancienne puissance coloniale.

Les défenseurs des droits affirment que la liberté de la presse est de plus en plus attaquée.

Depuis l'arrivée au pouvoir de M. Modi en 2014, l'Inde a perdu 21 places dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, se situant au 161e rang sur 180 pays.

Son troisième mandat, s'il le remporte, "sera encore plus caractérisé par le mépris de toute dissidence", a prédit à l'AFP le politologue Suhas Palshikar.

Au total, 970 millions d'Indiens seront appelés à élire les 543 membres de la chambre basse, soit plus que la population totale des Etats-Unis, de l'Union européenne et de la Russie réunis.

Le vote se déroulera en sept étapes entre le 19 avril et le 1er juin, avec plus d'un million de bureaux de vote à travers le pays.

Les bulletins de vote de tout le pays seront dépouillés le 4 juin. Les résultats sont généralement annoncés le même jour.

Elections nationales en Inde : ce qu'il faut savoir

Les élections législatives en Inde débuteront vendredi avec près d'un milliard d'électeurs appelés aux urnes dans la plus grande démocratie du monde.

Comment votent les Indiens ? 

Tous les Indiens âgés de 18 ans et plus ont le droit de voter, soit 968 millions d'électeurs, selon la commission électorale. Le taux de participation aux dernières élections nationales a dépassé 67%, avec près de 615 millions de voix exprimées.

L'Inde a recours au vote sur machine électronique qui fait gagner du temps, notamment pour le dépouillement.

Selon la commission électorale, le système est sûr, sans risque d'être contrôlé à distance ni de voir les résultats altérés.

Des machines d'audit dans les bureaux permettent aux électeurs de vérifier que leur vote a bien été enregistré.

Des fonctionnaires doivent acheminer le matériel de vote par tous les moyens, parfois même à dos de chameau, de mulet et ou de yak, selon les régions, pour s'assurer que chaque électeur puisse s'exprimer.

Ils sont parfois accompagnés par des forces de sécurité dans des régions au passé insurrectionnel.

Quelle logistique ? 

Du fait de la croissance de la population et du nombre d'électeurs en Inde, cette élection nationale, comme les précédentes, représente le plus grand exercice démocratique de l’histoire.

Au total, 15 millions d'agents électoraux seront mobilisés pour ce scrutin, dont certains issus de multiples secteurs de la fonction publique.

Les lois électorales garantissent qu'aucun électeur ne soit éloigné de plus de deux kilomètres d'un isoloir.

Ainsi, lors des dernières élections, en 2019, un isoloir avait été installé pour un électeur qui vivait au cœur d’une forêt de l’Etat du Gujarat, à l’ouest du pays.

Selon les organisateurs, faire fonctionner les 1,05 million de bureaux de vote en une seule journée est une tâche logistique impossible. Le scrutin est donc étalé sur six semaines.

La météo locale, les fêtes religieuses, les récoltes agricoles et les calendriers scolaires sont également pris en compte pour garantir que toute l'Inde puisse prendre part au vote.

Combien coûte l'élection ?

Selon un rapport du Centre d'études sur les médias (CMS) 8,7 milliards de dollars ont été dépensés pour les élections de 2019.

Environ un quart de ce montant était constitué de paiements en espèces versés directement aux électeurs par les candidats pour tenter d'influencer leur décision, selon le rapport.

En février, ce groupe de réflexion prévoyait que les dépenses électorales de cette année dépassent 14,2 milliards de dollars, un montant presque équivalent à celles des élections de 2020 aux États-Unis.

Quelles perspectives ? 

Le Premier ministre Narendra Modi, 73 ans, brigue un troisième mandat après ses victoires écrasantes aux élections de 2014 et 2019.

Selon une enquête de l'institut Pew publiée l'an dernier, il bénéficiait d'une opinion favorable de 80% des Indiens après près d'une décennie au pouvoir.

L'opposition a été handicapée par des luttes intestines mais aussi, selon les défenseurs des droits, par des enquêtes judiciaires à caractère politique visant à barrer la route à tout adversaire du parti nationaliste hindou, Bharatiya Janata (BJP), de M. Modi.

Si la victoire du BJP ne fait guère de doute, son ampleur reste à vérifier. Les dirigeants du parti assurent publiquement qu'ils remporteront une majorité des deux tiers à la chambre basse.

Un tel résultat permettrait au parti de modifier la constitution laïque de l'Inde à sa guise et de poursuivre d'autres projets, comme celui, controversé, d'un code cicil unique visant à uniformiser des lois comme celles sur le mariage et le divorce qui diffèrent selon les religions, notamment musulmane et sikh.

A quand les résultats ?

La publication de données à la sortie des urnes est illégale en vertu de la loi indienne.

Le dépouillement ne commencera pas avant la fin des opérations de vote dans chacun des 28 États et huit territoires du pays prévu le 1er juin. Le dépouillement commencera trois jours plus tard, le 4 juin, et les résultats devraient être annoncés le même jour.

Le parti disposant d'une majorité simple de 273 sièges ou plus à la chambre basse sera invité à former un gouvernement avec son choix de Premier ministre.

Si aucun parti n’atteignait cet objectif, la présidente indienne devrait demander au parti majoritaire de former une coalition avec des partis régionaux plus petits.

Cela a donné lieu par le passé à d’intenses tractations, durant des jours et parfois des semaines, pour réunir une majorité.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.