La BBC demande aux experts de l'ONU de condamner le « harcèlement » de ses journalistes en persan

Parmi d'autres entités et individus britanniques, la BBC est ciblée depuis octobre 2022 par des sanctions de la part de Téhéran, qui l'a placée sur sa liste noire, comme mesures de rétorsion à celles prises par Londres après la mort de la jeune femme et les manifestations sévèrement réprimées en Iran. (AFP).
Parmi d'autres entités et individus britanniques, la BBC est ciblée depuis octobre 2022 par des sanctions de la part de Téhéran, qui l'a placée sur sa liste noire, comme mesures de rétorsion à celles prises par Londres après la mort de la jeune femme et les manifestations sévèrement réprimées en Iran. (AFP).
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Publié le Mercredi 17 avril 2024

La BBC demande aux experts de l'ONU de condamner le « harcèlement » de ses journalistes en persan

  • Selon la BBC, des documents publiés fin février 2024 par un groupe de hacker semblent révéler qu'"un certain nombre de journalistes anciens et actuels de la BBC News en persan ont été condamnés en leur absence par un tribunal de Téhéran en février 2022
  • Le groupe audiovisuel public britannique affirme que le "harcèlement" de ses journalistes s'est intensifié après les manifestations suivant la mort de Mahsa Amini

LONDRES: La BBC a demandé aux experts de l'ONU de condamner le "harcèlement continu" de ses journalistes en persan après que certains auraient été condamnés en leur absence il y a deux ans pour "propagande contre la République islamique" d'Iran, a-t-elle annoncé mardi.

Selon la BBC, des documents publiés fin février 2024 par un groupe de hacker semblent révéler qu'"un certain nombre de journalistes anciens et actuels de la BBC News en persan ont été condamnés en leur absence par un tribunal de Téhéran en février 2022 pour +propagande contre la République islamique+".

Le groupe audiovisuel public britannique affirme que le "harcèlement" de ses journalistes s'est intensifié après les manifestations suivant la mort de Mahsa Amini après son arrestation par la police des moeurs en septembre 2022.

Parmi d'autres entités et individus britanniques, la BBC est ciblée depuis octobre 2022 par des sanctions de la part de Téhéran, qui l'a placée sur sa liste noire, comme mesures de rétorsion à celles prises par Londres après la mort de la jeune femme et les manifestations sévèrement réprimées en Iran.

Le géant public de l'audiovisuel britannique a indiqué mardi avoir transmis une plainte actualisée de son appel à des actions urgentes, adressée à plusieurs rapporteurs spéciaux de l'ONU, dont, pour la première fois, à celui sur la promotion et la protection des droits humains et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste.

La BBC demande notamment "une déclaration publique commune des experts de l'ONU condamnant le ciblage et le harcèlement continus des journalistes de BBC News en persan".

Selon Liliane Landor, directrice de BBC World Service, "les événements récents ont amplifié la gravité de la situation à laquelle sont confrontés notre personnel de BBC News en persan quotidiennement". "Nous appelons les experts de l'ONU à condamner fermement le harcèlement des autorités iraniennes et demander des comptes au régime", a-t-elle ajouté.

Selon la BBC, la moitié du personnel de BBC News en persan qui a répondu à une enquête cette année a affirmé avoir reçu des menaces en ligne ou été harcelé en ligne du fait de sa fonction. Plus de 60% des répondants ont dit avoir été harcelés, menacés ou questionnés en Iran, selon la BBC.

Soutenant la démarche de la BBC, la secrétaire générale du Syndicat national des journalistes (NUJ), Michelle Stanistreet, a  exhorté l'ONU à "exercer son influence pour apporter sécurité et justice aux journalistes iraniens et leurs familles qui sont ciblés sans pitié".


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.