Reportage de la BBC: David Cameron sollicite des «réponses de la part des Israéliens»

Les Forces de défense israéliennes ont attaqué l’hôpital Nasser, dans la ville de Khan Younès, située au sud du pays, le 15 février. (AFP)
Les Forces de défense israéliennes ont attaqué l’hôpital Nasser, dans la ville de Khan Younès, située au sud du pays, le 15 février. (AFP)
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Publié le Mercredi 13 mars 2024

Reportage de la BBC: David Cameron sollicite des «réponses de la part des Israéliens»

  • La BBC a reçu des images filmées secrètement à l’hôpital lorsque les médecins ont été arrêtés, le 16 février
  • Trois membres du personnel médical ont déclaré à la BBC qu’ils ont été humiliés, battus, aspergés d’eau froide et forcés de rester à genoux pendant des heures

DUBAÏ: Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Cameron, appelle «les Israéliens à fournir des réponses» après la diffusion d’un reportage de la BBC qui révèle que des soldats israéliens ont détenu, déshabillé et battu les membres du personnel médical palestinien à Gaza, leur ayant bandé les yeux. Selon le documentaire, ces agissements auraient eu lieu au mois de février après un raid effectué sur l’hôpital.

Le 15 février, les Forces de défense israéliennes ont attaqué l’hôpital Nasser, dans la ville méridionale de Khan Younès, l’un des rares établissements de la bande de Gaza qui était toujours fonctionnel à l’époque.

La BBC a reçu des images filmées secrètement à l’hôpital lorsque les médecins ont été arrêtés, le 16 février.

Trois membres du personnel médical ont déclaré à la BBC qu’ils avaient été détenus pendant plusieurs jours. Ils ont alors été humiliés, battus, aspergés d’eau froide et forcés de rester à genoux pendant des heures.

La BBC a mené une enquête sur l’incident pendant plusieurs semaines, interrogeant des membres du personnel hospitalier ainsi que des personnes déplacées qui résident dans la cour de l’hôpital pour étayer les récits.

M. Cameron a déclaré à la Chambre des lords du Royaume-Uni que le rapport était «très inquiétant». Il a ajouté: «Nous devons faire toute la lumière sur cette affaire. Nous avons besoin de réponses de la part des Israéliens à ce sujet».

L’adjoint de M. Cameron à la Chambre des communes, Andrew Mitchell, a répondu plus tôt dans la journée aux questions des députés. Il a demandé une «explication complète» et a précisé au sujet du reportage de la BBC: «Le ministère des Affaires étrangères fait pression pour une transparence et une responsabilité totales.»

Il a affirmé qu’Israël devait se conformer à l’article 18 de la Convention de Genève, qui stipule que «les hôpitaux civils organisés pour prodiguer des soins aux blessés, aux malades, aux infirmes et aux femmes en couches ne pourront, en aucune circonstance, être l’objet d’attaques; ils seront, en tout temps, respectés et protégés par les parties au conflit.»

Cependant, Sacha Deshmukh, qui dirige Amnesty International au Royaume-Uni, a considéré que la réponse de M. Mitchell était inadéquate.

«Nous avons besoin d’un changement majeur de la part du Royaume-Uni face à cette terrible crise. Cela devrait inclure un appel à un cessez-le-feu immédiat et une pression concertée sur Israël pour qu’il autorise l’acheminement d’une aide humanitaire considérablement accrue tout en exigeant que le pays mette fin au blocus qu’il impose à Gaza depuis dix-sept ans – un acte de punition collective», a souligné M. Deshmukh.

Selon un expert en droit humanitaire, les images et les témoignages des membres du personnel médical interrogés par la BBC sont «extrêmement préoccupants». Le spécialiste a indiqué que certains des récits fournis à la BBC «se classent très clairement dans la catégorie des traitements cruels et inhumains».

Le Dr Lawrence Hill-Cawthorne, codirecteur du centre de droit international de l’université de Bristol, a déclaré pour sa part: «Cela va à l’encontre de ce qui a longtemps été une idée très fondamentale du droit applicable dans les conflits armés, à savoir la protection des hôpitaux et du personnel médical.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.