Gaza: le ministère de la Santé du Hamas annonce onze morts dans une frappe israélienne près d'un hôpital

De la fumée s'élève dans le ciel à la suite des frappes aériennes israéliennes sur le camp de réfugiés de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 2 mars 2024, au milieu des combats continus entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas (Photo, AFP).
De la fumée s'élève dans le ciel à la suite des frappes aériennes israéliennes sur le camp de réfugiés de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 2 mars 2024, au milieu des combats continus entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 03 mars 2024

Gaza: le ministère de la Santé du Hamas annonce onze morts dans une frappe israélienne près d'un hôpital

  • L'armée israélienne a affirmé pour sa part avoir mené "une frappe de précision" contre des combattants du Djihad islamique, deuxième groupe armé de la bande de Gaza
  • Près de 1,5 million de Palestiniens s'entassent à Rafah, en grande majorité des personnes déplacées par les combats et les raids aériens israéliens dans le reste de la bande de Gaza assiégée

TERRITOIRES PALESTINIENS: Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé samedi la mort de onze personnes dans une frappe israélienne ayant touché des tentes de civils déplacés près d'un hôpital de Rafah, ville à la pointe sud de la bande de Gaza.

L'armée israélienne a affirmé pour sa part avoir mené "une frappe de précision" contre des combattants du Djihad islamique, deuxième groupe armé de la bande de Gaza, et n'avoir causé "aucun dommage à l'hôpital dans la zone".

"Onze personnes ont été tuées et environ 50 autres blessées, dont des enfants, par les forces d'occupation israéliennes qui ont ciblé les tentes de personnes déplacées et un rassemblement de personnes près de la porte de la maternité Al-Emirati" de Rafah, a indiqué dans un communiqué le porte-parole du ministère à Gaza, Ashraf al-Qudra, précisant qu'un ambulancier a été tué dans cette frappe.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux, dont l'AFP n'a pu vérifier la provenance de manière indépendante, montrent plusieurs personnes en sang allongées sur la chaussée et des secouristes prenant en charge les blessés.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu des personnes blessées emmenées sur des brancards vers un autre hôpital de Rafah.

"Il y a eu soudainement une grosse explosion. Ils (les Israéliens) ont bombardé une place remplie de gens. (...) Il y a beaucoup de morts", a raconté à l'AFP Belal Abou Jekhleh, un habitant de Rafah.

Dans un message publié sur X, le patron de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a qualifié d'"épouvantables" et d'"atroces" que des tentes de déplacés aient pu être prises pour cibles.

"Les personnels de santé et les civils ne sont pas une cible et doivent être tout le temps protégés", a-t-il ajouté en appelant à un "cessez-le-feu".

Près de 1,5 million de Palestiniens s'entassent à Rafah, en grande majorité des personnes déplacées par les combats et les raids aériens israéliens dans le reste de la bande de Gaza assiégée.

La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent menée par des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort d'au moins 1 160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.

En représailles, Israël a juré "d'anéantir" le Hamas et lancé une vaste offensive terrestre et aérienne qui a fait plus de 30 300 morts à Gaza, en grande majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com